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 a red dawn rises <r.Tiernan>

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Neithan Ròmendaril
WHISPER OF A NAMELESS FEARthings that should not have been forgotten where lost
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♦ PSEUDONYME : DYSPAIR
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♦ CITATION : «En ce lieu d'opprobres et de pleurs, je ne vois qu'horreur et ombres. Les années s'annoncent sombres mais je ne connaîtrai pas la peur» WILLIAM E. HENLEY
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MessageSujet: a red dawn rises <r.Tiernan>   Mar 30 Mar - 11:45

NEITHAN & TIERNAN

    La clarté diminuait de minutes en minutes à mesure que dépérissait le soleil dans le ciel, pour le peu de lumière pénétrant dans la forêt à cette heure. Le feu crépitait déjà depuis quelques minutes. Son cheval broutait un peu plus loin un coin où l'herbe était bien fraîche. Le calme régnait en maître dans ce coin de forêt des terres d'Ouest mais c'était un orage qui bouillonnait en lui. Il revoyait sans cesse leurs visages, à tous. Sa soeur tenant sa fille près d'elle, son beau-frère et son neveu, tous morts dans le massacre de leur village par les armées de Rhal, quand la frontière a cédé. Il ne pouvait plus fermer l'oeil sans les revoir, dans les moindres détails et à chaque fois il sentait monter en lui une rage sans nom. Contre lui-même plus que contre Darken ou les hordes de soldats le servant. Il n'avait pas protéger les siens, il avait failli à tous ses devoirs, la frontière été tombée et sa famille en avait payée le prix. Il avait réellement tout perdu, et en si peu de temps. Comment tout celà avait pu arriver?
    Oh il avait bien certaines réponses déjà en sa possession, mais ces mêmes réponses ne parvenaient en aucun cas à ôter le poids qui lui pesait sur la conscience. Et quelque chose lui disait que jamais rien ne parviendrait de toute manière à le soulager de tout ça, il vivrait avec pour le reste de sa vie, bien que celle-ci puisse s'achevée plus rapidement que prévu depuis qu'il avait rejoint l'Ordre. Mais peu lui importait de mourir s'il emportait sur son passage plusieurs sorciers ou soldats. La magie avait assez fait de mal dans ce monde, il était tant qu'on se charge enfin d'y mettre un terme, d'arrêter l'hémorragie.
    Le sang. Il lui semblait en permanence que ses mains en étaient recouvertes, du sang de sa soeur, qu'il avait serré contre lui même si toute vie s'en était évaporée. Il n'avait donc plus aucun scurpules à le répandre à son tour. Tous ceux qui connaissaient Neithan ne pouvaient certainemet pas le voir ainsi, si froid, si violent et avide de vengeance. Lui qui avait été longtemps un homme prônant la paix et le dialogue plutôt que le recours à la force. Mais cet homme là n'était plus, il s'été éteint en même temps que sa soeur, que ses proches. Et à présent plus rien ni personne ne pourrait se mettre sur son chemin, sa quête de vengeance. Elle était certes déstructrice, aussi bien pour lui que pour les autres, mais qu'importe. Quelqu'un devait payer pour tout ça. Et il n'était pas le seul à vouloir voir la fin des sorciers. Ils étaient un petit groupe à présent. Les Spina Rosae. Tout un programme.

    Tiernan en faisait partie lui aussi. Ils étaient amis depuis de nombreuses années avant tout ceci. Nés dans la même ville, à quelques années d'écart certes, mais toujours relativement proches, bien plus quand tous deux se retrouvèrent garde-frontière. Ils étaient semblables sur bien des points. Bien sûr Niethan n'avait pas comme son benjamin voyagé seul durant la moitié d'une décénie, mais tous deux aimaient les chevaux, étaient bons archers et savaient manier l'épée. Neithan était un peu plus discret, plus réfléchi, Tiernan lui avait l'âme d'un aventurier, un petit côté chien fou. Mais à présent tous les deux étaient plus proches que jamais. Ils avaient tout perdu, et une même envie les unissaient, une même colère, le même feu brûlait en eux, dévastateur mais incontrôlable. Et il avait trouvé là donc un véritable ami, comprenant sa peine avec qui il mettrait un point d'honneur à mettre un terme à la magie en ce monde.
    Mais pour le moment, il préférait rester seul. Dans deux jours, sa nièce aurait eut dix ans. Son absence ne s'en faisait que sentir encore plus. Lui qui aimait tant l'entendre rire ou lui poser tout un tas de questions sur la frontière. Elle n'avait pas encore de liant à cette époque. Elle espérait un jour rejoindre son oncle comme garde-frontière, elle était si curieuse, parfois même plus courageuse que son frère qui lui entamait sa formation. Il porta alors sa main à son cou, resserrant dans son poing le pendentif que portait Demetra. Il le lui avait offert, et il lui semblait à présent qu'il lui brûlait la peau, mais plutôt que de le relâcher il le serrait plus fort. Ainsi donc la nuit s'annonçait, le ciel se changeant en un océan d'encre noire, et il resta seul, avec son cheval dans les bois, à contempler ce feu qui daisait devant lui. Si vivant, alors que sa famille elle n'était plus là pour le voir.
    Il se demandait souvent pourquoi il continuait, pourquoi ce n'était pas lui qui y été resté, ce qu'il aurait pu faire pour changer les choses. Il était clair qu'il se posait trop de questions et que les réponses qu'il obtenait ne lui convenaient pas, pas assez en tout cas pour ne serait-ce qu'un peu alléger son fardeau. Il avait toujours c'est vrai plus ou moins toujours réfléchi à ce genre de choses, les questions existentielles mais jamais elles ne lui avaient parrues aussi lourdes de sens. Et sa colère n'avait point connu jusqu'alors de tels sommets. Et la nuit passa, sans qu'il ferme l'oeil à nouveau, préférant les bruits de la nuit aux cris qu'il entendait chez lui, dans le noir quand il s'allongeait dans son lit.

    L'aube qui pointait révélait un ciel rougeoyant. Le sang avait encore été répandu cette nuit. Enfin c'était ce qu'on disait dans de pareils cas. Mais bizarrement, bien qu'avant il fut peu enclin à croire à ce genre de dictons et autres maximes, cette fois-ci, sachant quelle plaie courrait sur cette terre, il pouvait volontiers y croire. Lui même en répandrait bientôt, il s'attendait donc à en voir d'autres, des levers de soleil sanglants. C'est alors que le feu se mourrait qu'il entendit des bruits de pas derrière lui, mais ne porta pas la main à son épée, il savait qui venait ici. Une seule personne saurait où le trouver à cette heure là, en ce lieu.

    « Tu n'es pas très discret, je t'ai entendu arrivé à deux lieues d'ici tu sais. »
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Tiernàn Sirfalas
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MessageSujet: Re: a red dawn rises <r.Tiernan>   Dim 18 Avr - 16:44

La nuit n’avait jusqu’à présent jamais été son alliée. Bien sûr, il pouvait exercer ses fonctions de Garde-frontière de nuit et veiller sur le sommeil des westpaliens, confortablement installés dans leur lit douillet tandis qu’il errait dans la forêt proche de la Frontière et des dangers inhérents à cette dernière. Mais il ne s’était jamais senti totalement en sécurité et à sa place alors. Il n’aimait pas être de nuit. Il préférait la chaleur du soleil sur sa peau et même si il devait souvent se découvrir pour ne pas tâcher ses vêtements de sueur. La nuit était trop dangereuse pour lui. Elle était trop meurtrière et elle était trop entourée de mystère pour le jeune homme qui aimait les choses simples de la vie. Elle lui était également autant si désagréable parce qu’il savait pertinemment qu’Anuun dormirait mal et veillerait sans doute jusqu’à son retour. Evidemment, elle était protégée par son Liant mais il n’aimait rien de plus au monde que la sentir dans le creux de ses bras dans son sommeil, écouter sa respiration lente et mesurée, sentir la chaleur diffuse de son corps irradier le sien dans la nuit glaciale. Peut être était-ce la raison pour laquelle il appréciait tant la nuit aujourd’hui.

Les choses avaient changé. Les choses n’étaient plus les mêmes depuis que la Frontière avait été défaite par ce tyran venu d’ailleurs et que ses sbires sanguinaires avaient réduit la région, son pays tant aimé, en cendres. Il avait vu ses compagnons tomber les uns après les autres et il avait su dans le fond de son âme et de son cœur qu’il en avait été de même dans tout le pays, le long de la Frontière. Cette dernière ne les avait jamais épargnés et bien loin de les protéger comme elle aurait dû le faire les avait trahis une fois de plus. Alors, il s’était détourné de tout ce qu’il était auparavant, tout ce qu’il aimait avant que tout cela n’arrive. Se couper de tout lien, tuer le garde-frontière joyeux et plein de vie qu’il était pour ne pas sombrer. Et continuer jusqu’à ce qu’il obtienne vengeance. Enterrer le sourire éclatant de sa belle épouse dans le fond de son cœur jusqu’à ne plus être capable de l’atteindre même en rêve pour ne plus souffrir, pour ne plus rien ressentir. La chute de la Frontière avait tué l’ensemble des gardes-frontières, elle mettait juste un peu plus de temps avec lui.

« Je ne cherchais pas à l’être. »

Contrairement à son travail précédent qui exigeait discrétion et silence, l’ordre des Spina avait décrété qu’il n’était nul besoin de se dissimuler de leurs ennemis. Tiernàn s’en accommodait parfaitement et aimait plus que tout autre chose voir le sang quitter le visage de ses victimes alors qu’elles entendaient le terrible ordre descendre sur elles. Il se fichait de se faire entendre et de risquer plus encore la mort. Il était déjà mort. Il se laissa tomber aux côtés de son ami. A l’instar de Diarmud, Tiernàn s’était toujours senti proche de Neithan, un peu comme s’il était de sa famille. Bien sûr, il l’était moins que l’aîné des Garde-frontière. Mais avec lui, le jeune homme avait toujours été plus léger et plus joyeux qu’à l’accoutumé. Ils plaisantaient toujours ensemble, se charriaient l’un l’autre de manière régulière et partaient souvent dans des petits concours aussi stupides qu’acharnés. Néanmoins, il savait qu’il pouvait compter sur lui dans n’importe quelle circonstance et il en était de même pour lui. A son retour de son voyage, avant qu’il ne rencontre Anuun, Neithan et lui se lançaient régulièrement dans des opérations de séduction et ils finissaient bien souvent ex-æquo. Ce genre de chose, il ne pouvait le faire avec Diarmud. C’était sans doute ça qui les avait lié. Mais aujourd’hui …

« L’aube est rouge sang. » murmura-t-il dans un constat indifférent et le visage sombre.

Il savait ce que cela signifiait et si autrefois, il s’en serait inquiété, aujourd’hui il s’en réjouissait. Les choses avaient changé. Ils n’étaient plus les mêmes et seule la vengeance sanguinaire guidait leur pas. Leur ordre avait considérablement changé d’orientation et l’ensemble de ses membres ne souhaitaient plus seulement protéger leurs concitoyens de la magie, ils voulaient exterminer la magie. La question même se posait entre leurs rangs de savoir si une fois débarrassé des D’harans, il fallait pas également se débarrasser des Liants afin de rendre sa pureté originelle à cette terre. Bien sûr, ils savaient tous ce que cela impliquait. Mais pour l’heure, il y avait plus pressant. Les lueurs de l’aube qui s’élevait se mariaient avec les lueurs ombragées des flammes devant lui. Il détourna finalement son regard pour le poser sur celui de son ami. Il était davantage proche de lui que de Diarmud désormais. Ce dernier s’était découvert une position de leader et quant bien même les liens qui les unissaient lui aurait permis de devenir le second de l’ordre, Tiernàn avait décliné la proposition. Il avait toujours été à la marge. Aujourd’hui, plus encore que jamais.

« Tu es retourné à Havre du sud ? »

L’envie le tenaillait d’y aller de temps à autres mais il n’osait pas. Bien sûr, ils y avaient des alliés, des résistants qui souhaitaient recouvrir leur liberté. Et les collaborateurs et les occupants seraient de bon goût pour son épée. Seulement, il ne supportait pas l’idée d’y remettre les pieds. De voir son village meurtri et changé viscéralement de la façon dont il l’avait toujours connu. Ou pis encore, de le voir continuer à vivre comme si rien n’était arrivé. Il ne savait lequel des deux maux était le pire.

_________________

I can't escape this hell, so many times i've tried. But i'm still caged inside. Somebody get me through this nightmare. I can't control myself. So what if you can see the darkest side of me? - THREE DAY GRACE
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