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 Flashback - Le départ d'une reine, le début d'une résistance [Tiberias]

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Lilian Ruadháin
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MessageSujet: Flashback - Le départ d'une reine, le début d'une résistance [Tiberias]   Sam 16 Jan - 15:29

Le soleil dardait ses tous premiers rayons sur le Royaume de Ruad, illuminant ses contrées verdoyantes d'un doux halo doré. Nul n'aurait pu croire devant ce spectacle resplendissant que le Ruad était peu à peu envahi et vaincu par les troupes de Darken Rhal... et qu'un coup magistral venait d'être porté à ceux qui s'étaient battus jusqu'ici pour l'en empêcher. Un coup porté par ceux-là même qu'ils tentaient de protéger d'un joug dictatorial. La veille, un représentant du peuple avait annoncé le refus des hommes de se battre plus longtemps. L'héritière des Ruadháin - qui venait de perdre son père et n'était même pas encore couronnée - venait d'être reniée par les siens. Qu'à cela ne tienne, elle n'arrêterait pas pour autant le combat.

Lilian quitta ses appartements en coup de vent. Revêtue de sa plus légère armure, un sac généreux passé par dessus l'épaule, ses longs cheveux rougeoyants relevés pour ne pas la gêner, elle arpenta pour la dernière fois les couloirs du château de son ancêtre. Son visage était fermé, froid et déterminé. Ses serviteurs la regardaient passer avec un mélange de crainte, d'admiration et de regret tout à la fois... mais aucun ne l'accompagnerait et ne nierait la volonté du peuple. Peu importait ces pleutres si facilement manipulés par les mensonges de l'ennemi pensait Lilian. Elle savait ce qu'il en était, le sort que l'on réserverait à son peuple. Et il était de son devoir de se battre contre ce destin, avec ou sans leur soutien.

Dans le hall, bourgeois, courtisans et serviteurs s'étaient réunis pour la regarder partir. Pour lui rendre hommage ou au contraire se réjouir de son départ, elle ne saurait dire, mais peu lui importait. Elle ne leur offrit pas un regard et ne daigna pas s'arrêter. Les grandes portes étaient ouvertes sur la cour, et elle s'arrêta en haut des marches. Ce n'était ni l'émotion, ni le doute qui l'avaient arrêté... mais la stupeur. La cour était remplie d'hommes en armes, à cheval ou à pied. Elle ne s'était pas attendu à cela. Elle avait bien dit à Tiberias de prévenit tous ceux qui étaient prêts à se battre et pas seulement la garde (qui restait néanmoins majoritaire), mais c'était plus que ce qu'elle avait attendu sachant que son propre peuple la reniait.

Une bouffée de chaleur et de détermination l'envahit alors que tous les yeux se tournaient vers elle. Elle venait d'avoir la preuve qu'elle n'avait pas totalement failli à son père et à tous ceux qui avaient compté sur elle... C'était bien plus qu'elle n'avait espéré la veille. Elle posa un regard brillant sur Tiberias, le capitaine de sa garde, qui l'attendait aux pieds des marches, tenant son destrier par la bride. Elle descendit lentement jusqu'à lui, et, la gorge nouée par l'émotion, lui murmura un simple mot, qui en contenait bien plus : « Merci. » Elle accepta sa main pour l'aider à monter en selle, et se hissa d'un mouvement fluide. Elle se redressa et observa de ce promontoire la foule des hommes qui la fixait en attente d'un mot.

« Guerriers, » débuta-t-elle tout en cherchant ses mots. « quoi qu'il arrive, une fois les portes de la ville passées, ne perdez pas de vue pourquoi vous vous battez : votre liberté et celle de vos familles ! votre honneur et celle de votre peuple ! » Une clameur s'éleva et Lilian attendit qu'elle s'apaise tout en resserant sa prise sur les rênes. « Et n'oubliez jamais combien je suis fière de vous ! » Alors qu'à nouveau ils s'exclamaient d'enthousiasme, elle leva un poing en l'air. « Pour le Ruad ! A bas Darken Rhal ! » Et son public reprit en coeur, scandant ces leitmotivs pour ne pas faillir devant leurs familles.

D'un coup d'oeil, Lilian vérifia que Tiberias était à ses côtés, et elle fit avancer son cheval vers le pont-levis.

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Tiberias Daltaïr

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MessageSujet: Re: Flashback - Le départ d'une reine, le début d'une résistance [Tiberias]   Dim 17 Jan - 15:17

Tiberias n'avait que peu dormi cette nuit. Il avait prit les ordres de Lilian à la lettre et avait parcouru la ville pour faire passer le mot que la Reine quittait la ville, pour continuer de se battre contre le tyran et que toutes les âmes de bonne volonté sachant tenir une épée et étant prêtes à mourir pour son pays et sa liberté étaient demandées au château dès l'aube. Il fallait aussi organiser le départ, réunir la garde, expliquer la suite des événements, leur permettre d'aller faire leurs adieux, préparer leur paquetage et le reste. Mais depuis qu'il avait vu entrer cet homme pour un entretien avec la monarque, il avait su que jamais elle ne baisserait les armes, jamais elle ne laisserait Darken avoir le royaume sans se battre jusqu'à la mort.

Voilà pourquoi il avait attendu patiemment en-dehors de la pièce de la voir sortir et qu'il ne fût pas plus étonné que cela de l'entendre lui donner ses ordres. Elle se battrait, jusqu'à son dernier souffle, un sourire léger s'était posé sur ses lèvres quelques secondes à ses paroles, la digne fille de son père, qui les avait quitté bien trop rapidement d'ailleurs. Les derniers mois avaient été riches en action pour notre ami, entre la perte de sa famille, sa rencontre avec un dragon vert, la mort du Roi et sa promotion en tant que nouveau capitaine de la garde, il n'avait pas eu réellement le temps de s'apitoyer sur son sort. Et ce n'était pas avec ce qui arrivait, qu'il pourrait le faire. Mais tant mieux, ça lui permettait de ne pas ressasser ses problèmes plus personnels, ce qui n'était pas une mauvaise chose en ce qui concernait sa santé mentale.

Les premiers lueurs du jour faisaient leur apparition sur le château et un groupe imposant d'hommes en arme, à pied ou à cheval se trouvait dans la cour devant le château, attendant l'arrivée de celle pour qui, ils quittaient foyer, femmes et enfants, le coeur lourd, mais la rage au ventre, prêt à en découdre avec l'ennemi. Daltaïr se trouvait au pied des marches, il du réprimer un bâillement qui lui aurait assurément décroché la mâchoire, se souvenant de s'être endormi quelques minutes contre la porte du boxe de son cheval. Il tenait la bride du cheval de Lilian, prêt à partir. Le sien était accroché juste à côté. Et elle fit enfin son apparition.

L'homme observa sa Reine en silence, sentant que toutes les têtes s'étaient d'ailleurs tournées dans sa direction, plus personne ne parlait, le silence était d'or. C'était à elle de se faire entendre, de dire les mots qui motiveraient ses troupes, qui ne les feraient pas regretter de partir avec elle et le guerrier ne doutait pas qu'elle y arriverait sans problème. Il souriait légèrement, comme pour la rassurer alors qu'elle descendait les marches pour venir vers lui. Malgré tous les sentiments qui pouvaient encore le prendre quand il posait les yeux sur elle, il avait appris à les enfouir au plus profond de son être, pourtant, il n'arrivait pas à cacher cette certaine tendresse qu'il avait pour elle à l'instant. Beaucoup d'eau avait coulée sous les ponts depuis leur séparation, lui avait refait sa vie, certes, il ne l'avait pourtant jamais oublié et avait fait taire sa rancœur, car chaque instant passé en sa compagnie devait être un plaisir, le seul qu'il pouvait s'octroyer quand il s'agissait de la Reine de Ruàd.

Sa main se tendit tout naturellement dans sa direction, pour lui faire comprendre qu'il l'aiderait à monter en scelle, son sourire devint plus chaleureux à ses remerciements, il avait vu combien ces simples présences l'avaient touchée.


- C'est eux qu'il faut remercier, Majesté.

Lui n'avait été que le messager, il avait fait son travail, rien de plus. Il n'avait obligé personne, il avait peut-être trouvé les bons mots pour en motivés certains, mais cette décision, ils l'avaient tous prit en leurs âmes et consciences. Il la laissa faire son discoure, tout en allant se mettre à son tour à cheval. Alors que les hommes reprenaient en coeur les paroles de leur monarque, le capitaine s'était posé aux côtés de la jeune femme, n'hésitant pas, bien entendu, à suivre le mouvement, après tout, lui aussi devait montrer le bon exemple, un simple hochement de tête envers sa chef lui fit comprendre qu'ils étaient prêt à partir.

Le mouvement fût alors donné et tout le monde se mit en route, ne sachant pas quand ils retourneraient chez eux, s'ils pourraient revenir.

Toujours aux côtés de Lilian, son animal marchant d'un pas tranquille, Tiberias était aux aguets, craignant une attaque surprise de la part des hommes d'Hara, après tout, l'information comme quoi la Reine avait refusé de se rendre avait du parvenir à l'ennemi et il était certain que Rahl ne prendrait pas le risque de laisser un leader à la tête d'une armée qui pourrait le mettre en péril.


- Puis-je vous demander quel est votre plan...?


Ils n'avaient pas eu le temps de discuter de la suite des événements, il était temps de le faire, Daltaïr devait savoir ce qu'elle comptait faire. Il faudrait penser à un campement, au ravitaillement de la troupe... des soins, des combats... ça n'allait pas être une partie de plaisir, loin de là même!

- Devrions-nous aussi tenter de prendre contact avec des résistants d'autres royaumes?

Ils avaient besoin d'alliés, ils ne feraient pas le poids face à la force de frappe de l'armée ennemie, s'ils restaient seuls... mais Lilian devait déjà y avoir pensé. Il avait besoin d'être "rassuré".
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Lilian Ruadháin
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MessageSujet: Re: Flashback - Le départ d'une reine, le début d'une résistance [Tiberias]   Lun 25 Jan - 20:39

Ils traversèrent le bourg au pas. Leur chemin était bordé de chaque côté par une foule silencieuse dont n'émanait de temps à autres que les sanglots d'une famille éplorée de voir partir un fils ou un père. Lilian garda la tête haute, le regard fixé sur le chemin et la sortie du village. Elle n'avait jamais été méprisante ou suffisante envers son peuple, mais ce jour là il était évident que ses sentiments n'étaient pas totalement amicaux pour ceux qui l'avaient désavoué. Et elle ne s'excuserait pas de retirer à leurs familles des hommes qui avaient choisi en toute connaissance de cause leur destin. Elle ignora donc volontairement les quelques scènes qui se produisirent à l'arrière de leur troupe.

Elle se détendit lorsqu'ils eurent quitté la cité, plus à l'aise sans ces regards lourds posés sur sa personne. Tiberias et elle menaient les soldats le long de la route principale traversant les champs. Le bon côté dans tout cela, c'est que la moisson s'était terminée quelques semaines auparavant. Les habitants auraient donc de quoi tenir l'hiver sans se soucier du manque de main d'œuvre pour les travaux des champs. Les choses seraient plus compliquées au printemps prochain, mais encore faudrait-il qu'ils tiennent jusque là... Ce sur quoi Lilian comptait bien. Son capitaine la sortit de ses pensées en lui demandant ce qu'elle avait prévu. Elle lui sourit distraitement en hochant la tête.

« Nous camperons tout d'abord à la Colline Chauve. » l'informa-t-elle. La colline en question était un lieu bien connu par la population locale : cernée par la forêt de feuillus, elle s'élevait en son cœur, à plusieurs mètres de hauteur, dénuée de tout arbuste de plus de quelques dizaines de centimètres. La légende locale avait sa propre explication magique sur le sujet. Toujours est-il qu'elle offrait un bon lieu de campement pour une troupe aussi importante que la leur. « Nous réunirons alors les lieutenants : il nous faudra probablement nous disperser pour contrôler efficacement les allées et venues sur le plateau. Ce sera un travail de sape, de guérilla. Plus de grandes batailles... »

Elle jeta distraitement un regard par dessus son épaule, repérant parmi la troupe d'hommes qui l'accompagnaient ceux dont elle savait pouvoir utiliser les talents dans cet objectif. Il lui faudrait déléguer une partie de son travail : elle se savait peu adaptée à ce type d'organisation. Elle avait participé à peu de campagnes, encore moins de cet ordre clandestin. Elle devrait appliquer les conseils de son père : lorsqu'on ne sait pas, on contrôle ceux qui savent. Elle revint à Tiberias et hocha à nouveau la tête.

« Lorsque nous serons installés, je compte écrire à Valandil. Il nous faut coordonner nos efforts. S'ils ne pourront probablement pas fournir de nombreux renforts pour le Ruad, tout du moins pourront nous travailler intelligemment en mettant en commun nos opérations. Je n'ai nulle confiance dans nos duchés et comtés voisins cependant. » avoua-t-elle en serrant la mâchoire.

Ils pénétraient désormais dans la forêt où se trouvait leur lieu de campement. Le terrain grimpait un peu plus en cet endroit et devenait légèrement plus accidenté. Lilian se retourna sur sa selle, guidant toujours d'une main ferme sa monture, pour annoncer à ses troupes : « Courage compagnons, nous campons au Mont Chauve ! » L'annonce fut saluée de quelques grognements de satisfaction. Certains, notamment le forgeron du groupe, s'étaient chargés lourdement et n'avaient pas forcément de monture vigoureuse pour les aider à la tâche.
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MessageSujet: Re: Flashback - Le départ d'une reine, le début d'une résistance [Tiberias]   Dim 31 Jan - 2:39

Les regards tristes, les pleurs, les lamentations, comme Lilian tout cela n'arrêtait pas Tiberias, il n'y prêtait absolument aucune attention. Mais peut-être pas totalement pour les mêmes raisons que sa Reine. Certes, il était on ne peut plus dégouté de voir tant de lâcheté dans ce peuple pour qui il avait fait couler son sang, mais il pouvait comprendre aussi, ce besoin qu'il avait de se sentir en sécurité... il ne s'était juste pas tourner vers le bon Monarque, mais il s'en rendrait bien vite compte. Ca, le chevalier n'en doutait pas. Non, ses pensées étaient beaucoup plus personnelles, égoïstes. Lui partait, car il n'avait plus rien à perdre, il avait déjà tout perdu en quelque sorte, sa femme mort en couche, alors qu'elle donnait naissance à un mort-né, de quoi rendre amer plus d'un père. Rien ne le retenait dans ce royaume, seule son amie d'enfance était encore un lien avec Ruad.

Il était pourtant clair que même s'il avait eu une famille, le guerrier aurait suivit sa Reine, qu'importe les dangers, mais il serait parti avec le cœur lourd de laisser derrière lui sa famille. Car il aurait voulu les prendre avec lui, pour les protéger. Maintenant qu'ils avaient rejoint le Gardien, s'il existait réellement, ils n'avaient plus besoin de lui, c'était plutôt l'homme, qui avait besoin d'ange gardien.

Quelque peu attentif aux réactions de la femme à ses côtés, il sentit qu'elle se détendait quand ils passèrent enfin les murs de la citée, se retrouvant à "l'air libre". Il comprenait combien cela devait être difficile pour elle. Il la connaissait bien, toujours autant, quoi qu'ils aient pu vivre, elle ne pouvait réellement lui cacher ses sentiments. Sans lire dans un livre ouvert, il devinait, il observait, il analysait. C'était un coup dur qui lui avait été porté, mais elle gardait la tête haute, ne se laissait pas abattre, c'était exactement cela qu'on attendait d'un chef de guerre, elle remplissait son rôle à merveille, les hommes la suivraient jusqu'en enfers s'il le fallait. Aucun doute ne pouvait être fait là-dessus.

Daltaïr écouta les réponses de la jeune femme avec attention, tout était enregistré, hochant positivement la tête aux différentes informations qui lui étaient transmises. Son regard se porta un instant sur la colline un peu plus loin.


- J'ai peur qu'il ne soit un peu trop exposé, Majesté. De plus, ce coin est peut-être un peu trop connu pour que nous nous permettions d'y passer la nuit.

La forêt était plus indiquée pour les campements, enfin à ce qu'il en pensait en tous les cas. Mais vu la grandeur de la troupe, c'était le seul endroit convenable pour l'instant, afin de passer tous les ordres, avant que chacun ne fasse ce qu'on lui ordonnerait. Il soupira, faisant un léger mouvement de la tête, comme quoi il ne fallait pas faire attention à ses paroles. Il s'inquiétait assurément trop. La garde serait doublée, personne ne les aurait par surprise.

- C'est ce que nous aurons de mieux à faire, Ma Dame, nous n'avons plus une puissance assez suffisante pour un combat face à face... il marqua un petit temps, j'espère que ce Valandil nous sera utile. Savez-vous où le trouver ?

L'homme respectait le travail des résistants, ils avaient du courage, comme tout ceux qui se dressaient en travers du chemin de Rahl et plus ils seraient, plus vite le tyran tomberaient. Pourquoi le reste de la populace ne le comprenait pas? Comment pouvait-on être aussi aveugle face à un homme pareil? Voilà bien des choses qui le dépassaient complètement.

Lilian le sortit de ses sombres pensées en s'adressant à la troupe, pas de doute, ils seraient comptant de tous se poser un moment, la montée serait la plus difficile, mais à l'arrivée, un repos bien mérité, il ne fallait pas trop user les forces tout de suite et ils allèrent s'installer. Le campement fût rapidement monté, la fin d'après-midi se faisait déjà sentir, ils avaient tant marché que cela? Daltaïr perdait parfois la notion du temps, voilà bien plus de 24 heures qu'il n'avait pas dormi, il finirait pas être épuisé. Mais être capitaine de la garde, demandait des sacrifices, qu'il était tout à fait prêt à faire.

Mais à peine les hommes étaient-ils quasiment installés, finissant les dernières installations, qu'une trompette sonna, un mauvais présage, des bruits d'épées, le raid avait été rapide, sans merci, déjà des corps à terre, des hommes entre les tentes, pas de doute sur qui ils pouvaient bien être et ce qu'il cherchait. Tiberias qui était à s'occuper quelques minutes de son cheval, venait de dégainer son épée et de trancher la tête d'un type qui courait dans sa direction.

Comment avaient-ils pu... sa mâchoire se serra alors qu'il engageait un autre combat. Un traître! Dans leur rang, assurément!


- La Reine! Protégez la... bam! Un coup de pommeau venait de le sonnez méchamment, il tituba sous le coup. La fatigue n'aidait en rien sa récupération d'une attaque aussi infime soit-elle. Mais la force avait été là, il sentait comme un liquide chaud couler sur sa joue. Son bras, pourtant, dans un reflexe, se leva sans attendre, parent la lame qui allait s'écraser sur sa tête.

Le combat autour faisait rage, les hommes de Ruad n'étant pas prêt à se faire mettre en charpie par ceux d'Haran, c'était quasiment le contraire à l'instant, alors qu'ils prenaient rapidement leur marque pour contre carré le guet-apens... ils les avaient attendu, ce n'était pas possible autrement.
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Lilian Ruadháin
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MessageSujet: Re: Flashback - Le départ d'une reine, le début d'une résistance [Tiberias]   Jeu 25 Fév - 17:53

« Vous avez probablement raison. Nous ne resterons pas longtemps, mais il faut ménager les corps et les esprits. C'est le meilleur lieu de campement dans la région. » répondit-elle avec un hochement de tête paisible. Elle reconnaissait la sagesse dans les paroles de Tiberias mais, peut-être un peu naïvement sans doute, elle ne se pensait pas si facilement menacée à une distance raisonnable de son fief, juste après l'avoir quitté. Elle n'avait pas tout à fait encore pris la mesure du danger auquel ils faisaient face. Elle n'avait jusqu'à maintenant pris que des mesures hâtives pour contrer les évènements qui l'avaient pris de cours. Elle n'avait pas eu le temps de réfléchir plus en profondeur à tous ces détails qui nécessitaient son attention. Et, bien qu'elle soit consciente que ce n'était pas raisonnable de partir ainsi sans toutes les cartes en main, les évènements s'étaient succédés sans lui donner le temps de méditer sur la question.

Son sujet de réflexion tandis qu'ils pénétraient la forêt et montaient jusqu'au Mont Chauve, c'était la résistance et les moyens de contact qu'ils avaient avec celle de l'intérieur des terres. Elle huma une approbation distraire aux paroles de son chef de la garde, avant de répondre : « Mon père m'a parlé en bien de cet homme. Il m'a laissé quelques instructions, quelques contacts qu'il avait mis en place. Il nous faudra espérer que le message arrive à destination et nous rapporte de bonnes nouvelles. » Sans quoi, ils seraient isolés et toute tentative, sans être coordonnée, serait bien faible. Lilian n'était pas assez égocentrique pour croire qu'elle et ses hommes feraient la différence seuls.

Lorsqu'ils atteignirent le sommet du mont chauve, l'ordre fut donné de monter le camp. Le soleil avait baissé sur l'horizon et chacun s'affaira dans un désordre pratique et habitué. Lilian s'apprêtait à mettre la main à la patte, estimant devoir faire sa part du travail, lorsque quelques hommes s'avancèrent vers elle pour discuter de la suite des évènements. Elle jeta un coup d'œil autour d'elle, pensant demander à Tiberias de se joindre à eux, mais il s'était éloigné pour prendre soin de sa monture. Après quelques mots rassurants, elle leur proposa de mener une réunion un peu plus tard dans sa tente avec toutes les personnes compétentes, lorsqu'ils auraient pris un peu de repos. Elle caressa l'encolure de son destrier, qui piétinait sur place en attendant qu'on prenne soin de lui. Une fois entendus, ils se séparèrent et Lilian murmura quelques mots à l'oreille de son cheval pour l'apaiser. Elle terminait de le mettre à l'aise, le débarrassant de son baluchon, lorsqu'une corne sonna haut et clair son message d'avertissement.

Lilian fit volte-face et remarqua rapidement les premiers signes de bataille. Toujours revêtue de l'armure légère qu'elle avait revêtu pour le voyage, elle sortit son épée de son fourreau d'un geste ample, prête au combat, portée par un instinct de défense sans même qu'elle n'ait eu le temps de réaliser qu'ils avaient été piégé. Il n'y avait pas d'autre explication. Et lorsque cette réalisation se fit, lumineuse, dans l'esprit de la Reine déchue du Ruad, une rage sans précédent coula dans ses veines. C'était une chose que d'être désavouée par son propre peuple, s'en était une autre de voir ses loyaux guerriers tués par la traitrise de ceux en qui ils avaient cru.

En quelques foulées, elle alla à la rencontre de l'ennemi, assenant un coup de taille vengeur, paré maladroitement. Son adversaire déstabilisé par tant de force violente de la par d'une femme fut déséquilibré, et elle en profita pour enfoncer sa défense. Elle se retourna vivement en entendant des bruits derrière elle, mais ce n'était que ses lieutenants qui, s'étant précédemment éloignés, revenaient au galop protéger ses flancs, rappelés à l'ordre par les cris du chef de la garde. Sa défense assurée, Lilian jeta un coup d'œil autour d'elle. Ses hommes se battaient avec courage, mais, pris de court, ils n'avaient pu s'organiser.

« Hommes du Ruad ! Tenez le Mont ! » hurla-t-elle par dessus le bruit des épées s'entrechoquant. « Regroupez-vous ! Protégez vos frères ! » ordonna-t-elle pour leur donner courage et repère aux siens, dispersés par ce guet-apens.

Ce qu'elle n'avait pas tout à fait prévu (et là encore elle regretterait plus tard de ne pas avoir pris le temps de réfléchir plus intensément sur le sujet à l'avance) c'est qu'à hurler de sa voix féminine, elle signalait à tous l'emplacement de la Reine. L'afflux d'une nouvelle vague de soldats courant précisément vers elle lui fit comprendre que l'objectif de l'ennemi n'était pas tant de tous les battre, mais de tuer celle sans qui l'esprit combattif du Ruad serait vaincu. A nouveau enragée par cette réalisation, elle siffla entre ses dents, assez fort pour que tous ceux qui l'environnent l'entendent. « Misérables vermisseaux. Que l'ouragan s'abatte sur vous ! »

Les nuages paisibles qui surplombaient le Mont Chauve s'étaient regroupés, gonflés, assombris, au fur et à mesure que l'humeur de Lilian devenait massacrante. Comme toujours dans ce genre de cas, elle perdait lentement le contrôle sur la magie qui bouillait dans ses veines. Un éclair frappa le sol devant ses pieds, éblouissant tout un chacun, rapidement suivi du tonnerre qui les déstabilisa d'autant plus. Un autre s'abattit sur un ennemi qui s'écroula dans un cri de douleur, rapidement suivi d'un autre, puis d'un autre, et encore... Et lorsque tous ceux qui avaient osé s'approcher trop près d'elle ne furent plus que masse fumante, elle se retourna, et le vent violent porta ses mots :

« Avancez vassaux de Darken Rhal ! Vous qui tremblez devant ce tyran, voyez combien vous avez à redouter des Contrées du Milieu ! »

Bien entendu, son pouvoir n'était rien comparé à celui du Maître d'Hara, mais il était bien suffisant pour faire fuir, la queue entre les jambes, ces hommes terrifiés. Et tandis que l'ennemi fuyait tant qu'il le pouvait, Lilian eut un moment d'absence, vidée par cette démonstration de force.
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Tiberias Daltaïr

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MessageSujet: Re: Flashback - Le départ d'une reine, le début d'une résistance [Tiberias]   Dim 21 Mar - 11:41

Lilian était d'accord pour ne pas s'attarder sur la colline, il lui en était reconnaissant, tout en comprenant ce qu'elle voulait pour leurs hommes. Mais bien sûr, le capitaine craignait une attaque et n'était pas loin de la vérité. De plus, si le Roi avait déjà prit contact avec les rebelles, notre homme estimait qu'il ne fallait pas trop perdre de temps à les rejoindre, ils n'étaient jamais en assez grand nombre pour pouvoir faire face aux armées de Rahl seul...

Le bruit des lames qui s'entrechoquaient, les cris des différents combattants, ceux de la Reine en particulier, le tenait en éveil, l'adrénaline y était aussi pour quelque chose. Le coup l'avait plus sonné qu'il ne le pensait, mais il tenait bon. Se battant comme un tigre, tranchant dans le vif sans se poser de question.

Son but était de rejoindre au plus vite la petite garde qui s'était créée autour de leur monarque, plus ils seraient à la protéger et plus elle aurait une chance de rester en vie jusqu'à la fin de l'assaut. Tiberias savait parfaitement qu'elle maniait l'épée comme une championne, qu'avec un professeur comme son père l'avait été, elle ne pouvait savoir que la manier. Ca n'empêchait pas de vouloir la protéger au mieux, mettre toutes leurs chances de leur côté, après tout c'était son travail.

Parant une lance qui lui venait droit dessus, tranchant les bras de son propriétaire, il accéléra le pas en entendant Lilian donner ses ordres, cherchant le courage au plus profond de ces hommes qui l'avaient suivie, mais se mettant ainsi en danger. Attirant à elle les ennemis comme les vautours sur une carcasse. Lui hurlait ses ordres pour que les flans soient protégés, que la Reine ne soit pas laissée seule et c'est alors qu'elle leur fit voir à tous, son pouvoir.

Daltaïr avait déjà eu l'occasion de voir un peu en quoi il consistait, mais jamais d'une telle puissance, et pour de tels actes. Il resta quelque peu bouche bée une seconde ou deux en la regardant faire. La colère, la rage avaient bien fait les choses et avaient déclenchés un ouragan d'une puissance rarement atteinte, faisant fuir les partisans du tyran.

Les hommes levèrent leurs armes en poussant des hourras de victoire, alors que ceux encore proche des ennemis les poursuivaient sur une courte distance pour tenter de les tuer, moins il y aurait de témoins et de survivants, moins les prochains bataillons qu'ils croiseraient seraient remplis. Ce qui n'était pas une mauvaise idée. Les hommes scandaient aussi le nom de leur Reine, tandis que le capitaine de la garde, ne partageant pas cette euphorie, venait de rejoindre son amie et la soutint, alors qu'il la voyait chancelée.


- Etes-vous blessée, Majesté?

D'une voix forte, il demanda alors qu'on lui laisse le passage qu'il puisse ramener la dame vers sa tente, tout en lançant ses ordres, calmant ainsi bien rapidement les guerriers, heureux de leur première victoire. Ce n'était pas le moment de perdre leur vigilance, ils devaient reprendre les tours de garde, les doubler, s'occuper des blessés et être prêt à partir aux premières lueurs de l'aube. L'homme de Ruad n'était pas prêt à se laisser avoir une nouvelle fois ainsi.

Ils avaient gagnés une bataille, mais pas la guerre. Aux yeux du capitaine, ça n’avait été qu’un petit accrochage et il ne doutait pas que bien pire les attendait. Regrouper les forces étaient donc primordiale, ce n’était pas le moment de lâcher quoi que ce soit et il le fit bien comprendre à ses troupes, qui obéir en un claquement de doigt. Ils savaient qu’ils pouvaient faire confiance à Daltaïr, car il savait ce qu’il faisait.

Soutenant toujours Lilian, il la ramena donc vers sa tente, demandant après un médecin, pour qu'il vienne s'assurer que la Reine n'avait rien. Sa blessure à la tête serait soignée par après, la dame était la priorité.


- Je crains qu'ils ne nous laissent en paix bien longtemps, Madame.

Mieux valait lui faire part tout de suite de ses doutes, c'était à elle de prendre la décision finale bien entendu, mais peut-être qu'ils ne devaient pas rester dans un endroit aussi facile d'accès, où ils pouvaient être très rapidement encerclé, il devait le lui dire.

- S'ils décident de nous encercler, nous sommes perdus...

Assez fataliste comme explication, mais il fallait mettre des mots sur ce qu'ils risquaient, tout en se doutant que sa Reine devait aussi le penser. Il se passa une main sur le visage pour enlever un peu le filet de sang qui lui gouttait dans l'oeil.
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Lilian Ruadháin
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MessageSujet: Re: Flashback - Le départ d'une reine, le début d'une résistance [Tiberias]   Dim 4 Avr - 22:24

Un bras se glissa autour de sa taille alors que le haut se mêlait au bas, que la lumière des torches s'obscurcissait, et que Lilian perdait ses repères et son énergie. Elle s'appuya volontiers contre ce soutien bienvenu, se battant pour garder les yeux ouverts alors que ses paupières semblaient soudainement si lourdes... Son épée lui glissa des doigts, tombant à terre dans un tintement sourd, alors que les bruits de la bataille étaient remplacés par des acclamations de joie. Cela la rassura sur un point : elle avait réussi... ils avaient réussi à mettre en déroute leurs adversaires. Bien, elle pouvait se reposer maintenant.

Une voix résonna autour d'elle, tout près d'elle, au dessus d'elle... une voix connue qui la mit en confiance avant même qu'elle ne réalise qui en était l'origine. « Juste fatiguée. » se força-t-elle à répondre dans un souffle, afin de rassurer son capitaine et ami. Sa vue s'éclaircit à nouveau tandis que quelques forces de réserves lui revenaient. Mais elle se laissa volontiers entraînée, mi-portée, mi-soutenue, vers sa tente. Seule, elle ne pourrait tenir debout. Ce n'était pas très digne pour une reine, mais ses hommes étaient trop impressionnés par l'épreuve de force qu'elle venait de montrer pour qu'elle baisse dans leur estime à cause d'une faiblesse passagère.

Une fois au calme dans sa tente, Lilian s'écroula sur un monticule de coussins et de couvertures déposés en vrac avant l'attaque. En position allongée, elle retrouva une respiration plus calme et une vue dégagée. Ses membres restaient faiblards, mais son esprit s'éclaircit lui permettant de se soucier du problème immédiat, qui n'avait pas disparu malgré la victoire. Elle soupira profondément lorsque Tiberias le lui rappela. « Oui, oui, je sais.... » Elle se passa les mains sur les yeux, tentant vainement de faire fonctionner sa cervelle pour trouver une solution.

Le médecin du camp entra dans la tente et s'approcha de Lilian. Celle-ci le repoussa cependant d'un signe de la main. Elle n'était pas blessée, juste fatiguée, il lui fallait du sommeil. Aucun remède miracle ne la remettrait sur pied, leur expliqua-t-elle. En remarquant que ce n'était pas le cas de Tiberias en revanche, elle ordonna au médecin de s'occuper de son capitaine, tuant dans l'œuf toute protestation éventuelle de son ami d'un regard autoritaire. Elle mit ce temps à profit pour réfléchir. Lorsque le médecin eut quitté la tente pour faire place à l'un de ses lieutenants, elle fit mine à ce dernier de s'avancer.

« Y a-t-il des prisonniers ? »
« Un seul ma Reine, les autres étaient mortellement blessés... »
« Faites le venir. » ordonna-t-elle. Lorsque l'homme sortit, Lilian se tourna vers son capitaine de la garde pour expliquer son plan : « Nous ne pouvons bouger cette nuit. Trop long et dangereux, avec des blessés à charge. Mais vous avez raison, nous ne pouvons les laisser prendre l'initiative. Seriez-vous en état de conduire un groupe à l'attaque ? »

Peu après la réponse de Tiberias, les pans de la tente s'écartèrent pour laisser passer un homme d'une trentaine d'années menotté et tenu sous bonne escorte. Lilian leur fit signe de s'avancer alors qu'elle se redressait sur un coude, dévisageant le soldat ennemi, impassible. On fit agenouiller devant elle le prisonnier, qui la regardait avec autant de méfiance que de frayeur, marqué par son coup d'éclat précédent. Lilian lui sourit, sans douceur mais sans méchanceté.

« Quel est ton nom ? »
« ... Elric. » murmura-t-il après des coups d'œil dans tous les coins, comme s'il voulait vérifier que personne n'allait lui sauter à la gorge d'un instant à l'autre.
« Elric... Je souhaiterais savoir où campent tes camarades, et combien en reste-t-il. » expliqua-t-elle calmement. Mais elle ne le lâchait pas des yeux, son regard fixé sur son âme même.
« ... Je... Je... Je ne vous le dirais pas ! » s'outragea-t-il en se redressant, aussitôt maintenu par des gardes.
« Ce n'est pas un problème... Tu n'en as pas besoin. » répondit Lilian avec un sourire bien plus froid. Elle tourna la tête vers Tiberias et ses lieutenants. « Au sud-ouest, sur la rive du fleuve Kellor, en retranchement de la forêt. Une vingtaine d'hommes restant. »

Comprenant que son esprit avait été envahi, Elric s'outragea, l'insultant aussitôt de tous les noms et la couvrant d'insultes. Aussitôt maîtrisé, on le tira vivement hors de la tente. Devinant qu'il serait lapidé par des hommes rancuniers et revanchards, Lilian donna l'ordre qu'on l'exécute afin que sa mort soit rapide. Elle se tourna ensuite vers Tiberias, attendant son avis, ses propositions...
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MessageSujet: Re: Flashback - Le départ d'une reine, le début d'une résistance [Tiberias]   

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Flashback - Le départ d'une reine, le début d'une résistance [Tiberias]
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