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 One step from you, one step from me ➝ WILLIAM.

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Elerinna Voronwë
LION HEARTED GIRLno dawn, no day, i'm always in this twilight, in the shadow.
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♦ PSEUDONYME : LA MEUF DE BRADLEY.
♦ COPYRIGHT : MYSELF; ROLANDCL FOR ME.
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MessageSujet: One step from you, one step from me ➝ WILLIAM.   Mar 15 Déc - 22:12



by @ lj sodapop_01; misty_writes.

« Tout est desir, on n'y echappe pas. L'abandon, tout s'apprend. »



Après plusieurs mois passés à l'ombre de la forteresse de Aydindril, où le repos et la réflexion avaient beaucoup aidé Elerinna à y voir plus clair, elle était enfin prête à repartir en mission. Elle sortit hors du lit un bras en quête d'un peu de fraîcheur, elle avait trop chaud. Ses fréquentes insomnies l'avaient habituée selon les heures de la nuit, à passer ainsi d'une chaleur excessive à la poursuite frileuse de sa propre tiédeur. Elle attendit un moment, s'efforçant à l'oubli, mais son esprit, encore plus échauffé que son corps continuait, en dépit de ses résolutions à fonctionner. Il était vrai que sa visite en terre d'ouest s'était très mal déroulée, tant sur le plan personnel que sur le plan diplomatique, il fallait reconnaître qu'elle avait essuyé un échec cuisant. Personne n'avait voulu la croire quand elle avait tenté d'expliquer le mal qui sévissait dans les contrées du milieu et qui ne tarderait pas à arriver à l'ultime frontière encore debout. Le peuple, toujours aussi borné qu'il y a des siècles, n'avait su voir en elle qu'une sorcière venant troubler leur paix, c'était in extremis qu'avec le magicien ils étaient partis. Quant à Tiernàn, il faisait désormais partit passé, c'était dans un climat glacial qu'elle avait tenté de mettre les choses au clair mais en vain, toutefois il était clair que son ombre ne planerait plus dans son coeur. Épuisée, l'inquisitrice fini par trouver le sommeil tout en continuant à se poser des questions.

Le lendemain matin sous un ciel où le soleil s'élevait sans parvenir à dissiper les brumes bleutées qui nuancent de douceur, en toute saison, Elerinna s'en allait sur sa jument blanche, le long de la grande route qu'il lui fallait emprunter pour se rendre en D'Hara. Seule, elle quitta la cité de Aydindril enclose dans ses remparts, à l'ouest non loin de celle-ci, la lumière matinale faisait briller les coupoles et les toits des maisons avoisinantes. Ce premier jour de mai tenait les promesses du moi d'avril : il faisait beau. Dans les champs, le blé, l'avoine, le seigle, verdoyaient; mêlée aux tendres pousses, la blancheur des aubépines festonnait les hais, les taillis. Les pommiers en fleur rousissaient les prés de leur gaieté éclatante, de leur profusion en forme de bouquet. Elle stoppa sa monture et observa le paysage l'âme emplie d'une certaine nostalgie, à l'idée du fait que d'ici quelques semaines quand elle reviendrait, il n'y aurait sans doute plus rien après le passage des soldats de Rhal qui avançaient. Elle talonna l'animal, concentrée sur l'objectif qu'elle devait atteindre qui n'était pas des plus faciles, elle devait se faire accorder une audience du tyran afin de lui proposer une sorte de cessez le feu au nom des peuples encore libres. Elle avait en revanche apposée certaines conditions à cette requête faite par les membres du conseil, car personne ne pouvait l'obliger à faire quoi que ce soit, ce qu'elle entreprenait était dans sa volonté propre, non sous le joug d'une assemblée ou d'un roi. Le conseil était en quelque sorte subordonné à elle bien que son rôle constituait plus à faire l'arbitre lors de leurs réunions, plutôt haute en couleurs ces derniers temps. Lorsque la proposition avait été émise de parlementer avec l'ennemi, elle s'était précipitée sur l'occasion, voulant comprendre les agissements de Darken, mais également pour tacher d'en apprendre plus sur ses plans dans le but d'aider la résistance. Elle n'avait ainsi demandé qu'une seule chose, la présence de William à ses côtés en tant que protecteur, son propre magicien étant absent et on n'avait pu le lui refuser malgré les protestations de son père. La volonté d'un homme face à la survie de plusieurs millions d'hommes ne pesait pas beaucoup dans la balance, et comme quiconque ne voulait pas aller dans les terres maudites, son exigence avait donc été accordée. Elerinna se faisait une grande joie de le revoir après ces longs mois passé sans aucune nouvelles de sa part. Maintes fois elle avait tenté de le contacter, mais son géniteur empêchait toute communication, pour des raisons qu'elle avait du mal à cerner.

Par missives un lieu de rendez-vous avait été échangé des semaines plus tôt, ainsi, la rencontre se déroulerait au creux de la vallée, près du fleuve Kern dans le val vert. Pour plus de sécurité et de discrétion, il avait été décidé que les deux jeunes gens feraient leur périple seuls, mais afin qu'ils ne meurent pas en route et pour obtenir des nouvelles de leur progression des haltes en des endroits stratégiques avaient été prévus. L'inquisitrice n'avait pas peur de ce qui allait se passer, elle ne craignait pas la mort, son pouvoir était là pour la protéger, l'unique chose qui la terrifiait le plus, était de le revoir, elle appréhendait sa réaction. Ayant cru entendre un bruit, elle se pencha sur l'encolure de son cheval, scrutant les bouquets d'arbres, les taillis et les buissons où l'on pouvait se dissimuler. La nature exubérante de la petite vallée lui paraissait soudain hostile, elle méritait bien son nom, tout y était touffu, feuillu et impénétrable. Peu de monde passait sur la route, elle croisait de temps à autres de rares promeneurs mais rien de plus. Poussant la jument, elle parvint sans tarder à l'endroit convenu, elle flatta la bête, et descendit avec précaution, une main sur son épée. Au milieu des genêts, elle vit enfin William sur sa monture, qui avançait vers elle, ce fut comme si un brasier se propageait à travers tout son corps. Elle n'osa pas bouger, de peur de briser cet instant qu'elle ressentait comme quelque chose de magique, elle se voyait courir à son encontre les bras grands ouverts, mais elle ne fit rien. Hélas la tendresse qu'elle ressentait pour lui était trop réelle pour accepter de demeurer inactive, et quand il mit pied à terre, elle fit une révérence, ne respectant pas le protocole qui lui était imposé, une mère inquisitrice n'avait à se prosterner devant personne.
« Pardonne moi, c'est cette... absence qui m'a paru pénible mon ami. » Elle ferma les yeux un instant, s'abandonnant à la montée du pouvoir qui l'agitait d'ondes frissonnantes. Tout semblait tourner, chavirer, ondoyer autour d'elle, puis plus rien, elle récupéra le contrôle de son corps. « Mettons nous en route, j'imagine que vous avez énormément de choses à me dire, depuis que l'on vous à interdit de me fréquenter. » Un éclair vif passa dans ses yeux, elle gardait une certaine rancoeur à l'égard de William, qui n'avait rien fait pour déroger au contrôle de son père.

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William Clamast
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MessageSujet: Re: One step from you, one step from me ➝ WILLIAM.   Mar 15 Déc - 23:40




    La porte de la grand salle se ferma avec fracas alors que le patriarche Clamast ordonnait à ses hommes de ses retirer, le laissant seul avec son fils. Celui ci se retourna, levant un sourcil étonné. Certes son père était un homme de caractère, mais de la à le voir s'emporter.
    « Qu'elle soit maudite! Elle peut berner la conseil mais pas moi! Elle ne t'aura pas! » continua t il en s'époumonant. Une lueur folle dans les yeux, il pointa son fils du doigt avant de s'approcher de lui. Sa main se posa d'abord sur son épaule avant de se glisser sur sa nuque, comme un étaux se refermant sur lui.
    « Que se passe t il? »
    « Tu ne deviendras pas son pantin, tu ne seras pas un vulgaire chien de race que l'on accouple pour voir son héritage enrichi! La maison des Clamast vaut bien mieux que ça! »

    Sa phrase suffit à l'éclairer et une part de fureur monta en lui. Poussée en partie contre l' inquisitrice et son père. L'une pour lui avoir cachée ce qu'elle était et l'autre pour s'inquiéter uniquement de voir son jouet changer de main... Non cela n'allait pas se passer selon les souhaits de tout le monde.
    Se dégageant de la poigne du vieux Clamast, William le fixa alors dans les yeux avant de répliquer:

    « Tu me crois faible au point d'être envouté au premier regard. »
    « Mon fils... je te l'ai déjà dit, il s'agit de bien plus. Je sais comment sont les jeunes gens, je sais comment tu regardes les jeunes filles. »
    « Elle n'est pas une jeune fille. »
    répliqua t il en continuant de l'affronter du regard. Le père semblait soulagé de sa réponse, il avait enfin compris que sous cette apparence charmeuse, régnait une terrifiante magie. William le sentit immédiatement se détendre alors il l'éclaira de son opinion. « C'est une femme brave et droite, prête à se sacrifier pour le bien du peuple. Je me retire à présent, j'ai une mission à remplir et des ordres à aller prendre. »
    C'est ainsi que William Clamast défia pour la première fois ouvertement son père. La missive en main, son équipement sur le dos, il était près à partir une heure plus tard. Il était préférable de quitter la ville pendant les préparatifs de cette quête avant qu'elle ne soit compromise par les ambitions d'un orgueilleux.


L'aube n'était pas encore levée que William était déjà en route. Il avait passé une grande partie de la nuit réveillé. A croire que plus le temps passait et jamais il ne trouverait la paix intérieur. C'est pour cette raison qu'il longea la rive, s'arrêtant un instant pour boire, faire le plein d'eau et se rafraichir le visage. L'eau glaciale le réveilla un peu plus en lui mordant le visage mais ces idées étaient toujours aussi embrumées. Pendant toutes ses semaines, il s'était efforcé de transformer sa déception en rancœur. De faire passer cette attirance pour un défi personnel, un trophée et non une volonté de toucher cette femme au cœur pur et la beauté irrationnelle. Il secoua un instant sa tête pour chasser ses pensées de sa tête avant de lever les yeux au ciel pour y voir la course du soleil. Il devait se remettre en route s'il ne souhaitait arriver en retard.

Comme un signe du destin, ils arrivèrent presque en même temps et pendant le peu de temps ou elle n'avait pas remarquer son arrivée, il s'avança. Le regard fermé, la stature fière, comme un homme que l'on ne peut atteindre alors que son âme était mise à mal par cette vision divine. Silencieusement, il descendit de son destrier alors qu'elle s'inclinait devant lui en prononçant ses mots avec velouté et douceur. Elle n'avait pas le droit, pas le droit d'être elle même , d'exister pour le torturer. Il lui était tellement plus facile de la haïr par son absence que de devoir l'affronter en face. Posant son poing sur sa poitrine se fut à son tour de s'incliner, tentant de chasser l'idée du chevalier s'inclinant devant sa demoiselle. Puis soudainement elle le poignarda en plein cœur, son regard l'écorchant de son orgueil et éveillant sa culpabilité. Il pouvait répliquer, lui démontrer qu'elle était aussi en tord mais il ne fit rien sur le moment. Se contentant de remonter sur sa monture en attendant qu'elle en fasse de même. Après tout, elle l'avait dit elle même, la route était longue. Aux aguets, William se concentra sur la cadence des sabots de leur monture, retenant sa langue qui échappa à son contrôle quelques minutes plus tard.

« Le jugement est facile quand on cache ses fautes. Pourquoi choisir un pantin pour vous escorter alors? » lui demanda t il en se tournant vers elle. « Êtes vous habituée à ce point à la servitude que vous ne vous sentez à l'aise qu'à coté de personnes soumises. Si tel est le cas, vous êtes trompée de personne. J'honore mon nom mais je ne m'y soumets pas. Cette décision était aussi mienne. »

Il ne se rendit compte de la violence de ses mots qu'après les avoir prononcé. Il avait parlé avec son cœur, laissant sa souffrance filer entre les failles. Il était stupide de vouloir mentir à une inquisitrice, d'autant plus de lui cacher des choses. Mais il n'y avait que cela à faire. Comme un animal bléssé, William s'était replié sur lui même. Il avait été en partie lâche, se reposant sur la décision de son père pour fuir. Mais quel autre choix avait il? Elerinna lui était inaccessible, alors autant essayer de s'habituer à cette amertume.
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Elerinna Voronwë
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MessageSujet: Re: One step from you, one step from me ➝ WILLIAM.   Mer 16 Déc - 21:54

La magie du premier instant laissa vite place à un climat hostile auquel elle ne s'attendait pas, en elle tout devint alors chaos, peur, et découverte. Elerinna s'était approchée de lui, et les rayons du soleil éclaircirent son visage au teint blanc, faisant briller ses grands yeux noirs, mais aucun échange physique ne vint, uniquement le protocole. Il y eut un moment de profond silence, et vexée, elle retourna vers sa jument qu'elle enfourcha. L'inquisitrice ne savait plus quoi penser, et ne comprenait pas l'attitude qu'il avait à son égard, ne voulait-il pas la voir ? Avait-elle fait quelque chose de mal ? Les relations humaines ne cessaient pas d'échapper à tout contrôle. Pensive, elle se revoyait un certain soir d'automne, à peine quelques mois avant son départ pour les terres d'ouest, marchant dans les feuilles, jaunes, rouges, et rousses qui jonchaient le chemin près d'Aydindril. L'odeur d'un feu emplissait ses narines. C'était là, au sortir d'un petit bois, qu'elle s'était interrogée pour la première fois sur la réalité d'un attachement dont elle constatait chaque jour un peu plus, l'emprise dans son coeur. Le pâle reflet qui l'avait grandement éblouie augmentait, la laissant découvrir avec effroi et consternation, qu'elle ne pourrait jamais l'aimer comme une personne normale. Mais était-ce de l'amour ? L'attrait ressenti n'avait-il jamais été autre chose qu'une poussée aiguë d'avoir un partenaire à ses côtés et pour toujours ? Tandis qu'elle écoutait le bruit doux et agréable des chevaux, une froide certitude avait alors glacé son âme : elle finirait sa vie seule. Elle savait désormais qu'elle ne devrait rien attendre de William durant leur périple, aucun élan, juste une sorte d'indifférence mêlée à du respect.

« Le jugement est facile quand on cache ses fautes. Pourquoi choisir un pantin pour vous escorter alors ? » Ainsi ses propos confirmaient ses doutes, et ses angoisses mais à force d'y penser elle en venait à se dire que c'était lui qui avait tout les tors et qu'elle n'était pas une femme au coeur sec. De se découvrir ainsi des excuses lui permettait par la même occasion de s'absoudre de la sensation de culpabilité qu'il voulait lui mettre sur le dos. « Je n'ai strictement rien à cacher, et contrairement à d'autres je ne vous considère pas comme un pantin, mais comme un homme. » Elle soutenu son regard, avant de se concentrer de nouveau sur la route, et la respiration de sa jument. « Êtes vous habituée à ce point à la servitude que nous ne vous sentez à l'aise qu'à côté de personnes soumises. Si tel est le cas, vous vous êtes trompée de personne. J'honore mon nom, mais je ne m'y soumets pas. Cette décision était aussi mienne. » Sur le visage d'Elerinna que le temps n'avait que légèrement griffé jusque là, une détresse soudaine mit un masque douloureux qui la vieillit d'un seul coup. Elle accusa le coup de ses propos avec gravité, enfin osait-il lui dire la vérité, sans toutefois y mettre les formes. Elle le considéra avec fureur, son corps entièrement tendu sous l'effet du pouvoir, elle n'avait pas choisit ce qu'elle était, et il ne pouvait pas la juger ainsi sans savoir ce qu'elle endurait quotidiennement. Toutes ces joies auxquelles elle ne pouvait accéder, ces gens qui vous craignaient à cause de ce que vous étiez, l'incapacité de maîtriser ce que l'on ressent, tout cela était une véritable torture à laquelle elle avait tenté de s'habituer, comment aurait-elle pu faire autrement ? « Taisez-vous, vous me faites horreur. » Elle avait crié et sa voix dérailla sur les dernières syllables. Elle se détourna brusquement, une sorte de tornade intime la ravageait, mais elle n'était pas femme à admettre d'être insultée. L'emprise des sens n'avait pas eu le temps de l'établir suffisamment sous son joug pour l'amener à accepter de tels diffamations. « Vous devriez vous abstenir de tout commentaire concernant la servitude. Quand cela fait des année que l'on obéit à son père sans broncher, et qu'on se laisse dicter son comportement par celui-ci sans avoir rien à y redire, j'appelle cela de la soumission. »

La mère inquisitrice talonna sa monture, afin de prendre de la vitesse, et observa les alentours, tout était mieux à voir que le regard du jeune homme. Le bruit du vent, le roucoulement des tourterelles, accompagnaient les pensée d'Elerinna, mais ne parvenaient pas à l'en distraire. « Par sotte fierté, vous vous comportez comme un imbécile. Tout cela est sans doute à cause de votre père, je me demande quels sont les mensonges qu'il a pu vous dire à mon égard, pour que vous soyez devenu ainsi. Je ne vous reconnais plus William. » Ce qu'elle avait sottement imaginé et rêvé durant ces long mois hors de son pays, devenait définitivement poussière et cendres.

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MessageSujet: Re: One step from you, one step from me ➝ WILLIAM.   Jeu 17 Déc - 20:17

Comment en étaient ils arrivés la ? Comment après des mois à se languir de l'autre, ils en étaient à se repousser et à se blesser. En cet instant, William préférait la guerre à ses sentiments. Autant vivre dans les remords de ses actes plutôt que d'espérer un futur improbable. Une part de lui ne parvenait pas à s'en défaire s'accrochant à l'idée que sa demande de l'escorter en personne était seulement un moyen de se retrouver enfin ensemble. Les souvenirs de ses moments partagés, de ses regards complices, de ses rires échangés, de ses doutes continuaient à le suivre jusqu'à ce qu'elle écrase tout en quelques secondes. Son regard ses paroles... Jamais elle n'avait été aussi glaciale. Il voulait répliquer qu'il regrettait sa réaction et non ce qu'elle était mais c'était trop tard, déjà elle attaquait à nouveau, s'acharnant sur lui en remuant ce qu'il y a de plus mauvais et de plus faible. Et comme ci son acte n'était pas assez fort, elle le laissa la avec ses propres démons, lui laissant le loisir de ruminer. Qu'elle aille au diable! Qu'elle parte devant, seule, dans sa quête! Il était encore assez sot pour la suivre aveuglement à travers le pays pour foncer dans la gueule de Rahl, lui qui était un résistant acharné. Comment pouvait elle ignorer son geste? Chacun restant dans son coin, chevauchant à distance en essayant d'oublier l'autre et ses paroles blessantes. Mais voilà, sans doute pensait elle qu'ils n'étaient pas encore quitte, continuant à s'étendre sur le sujet du père. Ses mains tremblèrent sous la violente colère qui l'animait. Avait elle la moindre idée de la haine qu'il pouvait ressentir pour son géniteur. Une larme de rage s'échappa alors qu'il fixait l'inquisitrice au loin, peut être que l'idée de voyager avec le moins de contact était finalement une bonne idée.

Il n'y avait rien à répliquer, du moins rien qui ne servirait si ce n'est à se faire du mal. La laissant passer devant pendant quelques minutes, il accéléra quand même le pas afin de jouer son rôle d'éclaireur et de protecteur. Se concentrant sur ce qui l'entourait. Le bruit lointain de la rivière ne parvenait pas à l'apaiser, ce fut sans doute pour cela qu'il amorça une pause quelques heures plus tard. Descendant de son destrier il l'amena près de l'eau avant de répliquer:


« Nous allons bientôt nous éloigner de la rivière, il serait sage de laisser les chevaux se reposer. » lâcha t il en continuant de s'occuper de son cheval. William n'était pas près à affronter à nouveau son regard, pas plus qu'il ne voulait succomber à nouveau à sa beauté. Attachant son cheval, il commença à lui retirer sa selle. Tout était bon pour s'occuper l'esprit et surtout éviter le moment fatidique ou ils se feraient à nouveau face.

« Je vais surveiller les alentours. On est jamais trop prudent. » continua t il avant de s'enfoncer dans les broussailles. Une dague à la main, Will ne faisait plus un bruit, tendant l'oreille et scrutant les alentours. Ses yeux se posèrent alors sur des baies... Un peu de vivres ne seraient pas de trop. Inspirant profondément, il rebroussa chemin, retrouvant Elerinna près des chevaux. Cette vision le prit de court, s'immobilisant quelques instant, il baissa rapidement les yeux pour la rejoindre, déposant sa maigre cueillette sur un rocher non loin d'elle. Leur voyage serait il réellement comme cela? Composé de silence lourd et de souffrance intérieure.

Le guerrier posa ses yeux sur l'eau cristalline, ne cherchant plus à cacher son air torturé. Ouvrant un instant la bouche, il ne put se résoudre à parler. Enfonçant sa main dans les galets de la rivière, il en retira une poignée pour les lancer un à un. Chacun avec un peu plus de force.


« Comment en sommes nous arrivés la? » murmura t il plus pour lui même. Laissant s'échapper le reste des pierres de sa main, il lâcha un profond soupir avant de poser ses yeux clairs sur elle. Il était incapable de l'ignorer plus longtemps. C'était à croire qu'un sortilège était à l'œuvre: Plus fort que sa volonté, plus important que ces devoirs, il y avait cette femme aussi mystérieuse que captivante. Un prénom, capable de le faire frémir à peine prononcé, un désir capable de le ronger au point de se demander si son libre arbitre avait tant d'importance que cela. Ne dit on pas que les personne capable d'ébranler vos croyances sot celles qui méritent tout l'attention? Il avait suffit d'un regard pour qu'il soit capable de donner sa vie pour la sienne.[b]
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MessageSujet: Re: One step from you, one step from me ➝ WILLIAM.   Ven 18 Déc - 19:24

A travers les branches chargées de petites fleures blanches, le soleil de nouveau redoutable, glissait en tâches de lumière qui tremblaient sur le visage aux mâchoires serrées, qu'arborait Elerinna depuis plusieurs heures. D'ordinaire empreint de courtoisie, ses traits indiquaient en cet instant une grande contrariété. Au cours de ce début de chevauchée, la jeune femme radieuse, et pressée de revoir celui qu'elle pensait aimer, s'était durcie. Si elle reconnaissait avoir eu tort d'enfoncer un peu trop loin le couteau dans la plaie, il n'en demeurait pas moins vrai que les complications inhérente à son statut, et les critiques qu'on pouvait lui faire à ce sujet avaient trempé la brunette au maintien courroucé qui dévisageait sans indulgence son compagnon à ses côtés. La force nerveuse l'abandonna soudain, sa jeunesse n'était pas habituée à de semblables affrontements, et le désespoir de lire la tristesse dans le regard de William l'emporta dans son coeur. Toutefois, aucun mot ne franchit ses lèvres, elle ignorait quoi dire, et cela n'était sans doute pas nécessaire pour le moment. Il n'y avait que très peu de monde sur la route qu'ils empruntaient, et longeant un cours d'eau, ils atteignirent bientôt la rivière. Son compagnon jugea alors bon, de s'arrêter et elle n'y trouva rien à redire, elle même commençant déjà à avoir des douleurs dans le dos, il était lointain le temps où elle pouvait chevaucher des heures sans souffrir. « Nous allons bientôt nous éloigner de la rivière, il serait sage de laisser les chevaux se reposer. »

La mère inquisitrice descendit de sa jument blanche, et lui flatta l'encolure, tout en retirant la bride, ainsi que la selle, qu'elle posa non loin, sous un arbre. Elle contempla avec admiration l'animal, dont la peau scintillait au soleil, elle se souvenait encore du jour, où son précepteur lui avait offert l'animal, lui faisant la confidence qu'il n'était pas comme les autres de son espèce. Pourtant, quelque chose semblait clocher aujourd'hui, et c'est avec suspicion qu'elle l'observa marcher. Elle l'approcha avec prudence, et lui souleva délicatement la jambe, observant sous les sabots, tandis que le souffle chaud de son amie, lui chatouillait la nuque. Une légère coupure, dont le sang chaud coulait encore, était la cause de l'attitude étrange de Graydian, elle ne pu alors lui appliquer qu'une vaine pommade aux herbes, sachant pertinemment qu'elle n'aurait jamais le temps de guérir en quelques heures. A trop s'occuper de son destrier, elle en avait presque oublié la présence de William, visiblement toujours aussi rebuté à l'idée de se retrouver seul en face d'elle, tout les prétextes semblaient bon pour l'éviter. « Je vais surveiller les alentours. On est jamais trop prudent. » Elle opina de la tête, et l'observa s'éloigner, tandis qu'elle même s'asseyait dans l'herbe verte, afin de surveiller les chevaux qui se dandinaient près de l'eau. Lasse de cette situation, elle se demandait comment continuer la mission dans de telles conditions, rejoindre D'hara à pied était trop fastidieux, et son poids sur le dos de l'animal, ne lui permettrait pas de cicatriser rapidement. Laissant échapper un soupire, elle se laissa tomber en arrière, un désespoir ou demeuraient des bribes de souvenirs la secouait de frissons. Passer sans transition de l'exaltation amoureuse la plus intense à l'abattement qui l'accablait n'était pas supportable. A peine assumé, son bel amour était donc condamné.

A la rigueur elle pouvait envisager d'aller seule voir Darken Rhal, elle préférait d'autant plus savoir William à l'abri, qu'a ses côtés, silencieux et restreint, à cause de soucis qu'ils ne voulaient pas lui dire. Le jeune homme revient quelques instant plus tard, apportant des baies qu'il venait de cueillir, sans pour autant lui adresser la parole. Elle aurait voulu rétorquer qu'elle n'avait pas faim par pure enfantillage pour qu'il lui dise qu'elle devait se nourrir, mais elle en piocha une ou deux en silence. Étendue sur l'herbe fraîche, les sourcils froncés, elle entreprit de natter ses cheveux tandis qu'il jouait avec des galets, leur relation atteignait une situation des plus critiques.
« Comment en sommes nous arrivés la? » Soudain après de longues heures d'ignorance, il daigna enfin à la regarder et Elerinna ne se lassait pas de se mirer dans les prunelles claires de son compagnon, repoussant d'instinct les menaces qui pesaient sur la félicité présente. « Doux ami, je donnerais dix ans de ma vie pour retirer ces mots blessants que je vous ai dis. » L'amour la tenaillait à présent, devenu tout puissant dans son coeur, le besoin de toucher William l'obsédait. Avec une infinie délicatesse, elle prit ses mains entre les siennes, sentant alors un déchirement de tout l'être, tandis qu'elle lutait avec le pouvoir qui commençait déjà à se manifester. « M'aimez vous William ? » Dit-elle dans un souffle, les yeux humides, un sourire presque enfantin sur son visage. Elle connaissait déjà la réponse à cette question, comme elle savait très bien que ce serait hélas impossible, ce qui ne faisait qu'accentuer ce sentiment de déchirement qui implosait partout en elle. Elle prit le visage du jeune homme entre ses mains et le considéra avec émotion. « Je vais vous raconter quelque chose que tout le monde ignore » Continua t-elle. « Lorsque j'ai dû présider mon premier conseil il y a de ça plusieurs années, j'étais apeurée, je craignais de mal faire, de prendre les mauvaises décisions. Puis je vous ai vu, immobile et silencieux derrière votre père, obéissant aux ordres qu'il vous donnait avec assurance. Alors j'ai croisé votre regard, et la pureté et le courage que j'y ai vu, m'ont redonné confiance en moi, je n'avais plus peur. C'est à ce moment là que j'ai compris ce qui arriverait, et qui ne devait pas exister. » Elle respira de nouveau, longuement et profondément, et le lâcha, de peur de ne pas se contrôler. « Je ne peux aimer. »

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MessageSujet: Re: One step from you, one step from me ➝ WILLIAM.   Sam 19 Déc - 18:19

Était-il possible que les souffrances soient effacées avec un simple regard ? Il semblerait, il lui suffisait de croiser le sien, si réconfortant, si tendre et fort à la fois. Il reflétait avec la plus infinie beauté sa force intérieure et servait de prémices à l’aura lumineuse qui l’entourait.
William ne parvenait à assimiler les mots qu’elle venait de prononcer. Il devait les avoir imaginé ou alors c’était de la magie, rien de tout cela ne pouvait être réel. Pas après les paroles blessantes qu’ils s’étaient dites quelques heures plu tôt. Pourtant la chaleur de ses mains était bien réelle, tout ce ci était vrai, laissant William sans voix. Baissant un instant les yeux sur leurs doigts s’entremêlant, il entre ouvra la bouche mais pas un son ne sorti. Il n’était pas apeuré seulement surpris que se qu’il ressentait soit partagé. Relevant ses yeux troublés sur elle, elle posa la question clef de tous leur maux. Elle n’avait pas posé d’autres questions et lui-même n’avait plus à essayer de comprendre la situation, elle avait saisi ce qui se tramait grâce à son incroyable don d’empathie. Que répondre à cela ? Le guerrier cherchait encore ses mots, quand elle prit son visage entre ses mains. Instinctivement, il coupa sa respiration quelques instant de peur de briser ce moment et alors, il admit pour la première fois une faiblesse. Fermant les yeux, il savoura ce contact sans s’en cacher. De toute manière avec une inquisitrice c’était inutile de surcroit, il n’avait aucune honte à lui montrer son attachement. Un guerrier ayant connu le sang et les cris n’a-t-il pas le droit de faiblir quand l’amour se présente à lui ? De lui rappeler qu’il reste humain ?
Le moment des révélations arriva et alors il plongea à nouveau son regard dans le sien, se remémorant ses souvenirs communs à mesure qu’elle les racontait :

    William montait les marches deux à deux de la tour principale, espérant arriver à temps mais le conseil avait déjà commencé comme il le redoutait. Attendant que les gardes ne dégagent le passage l’entrée de la salle de leur armes, il fixait avec intensité la porte. Finalement son souhait fut exaucé quelques dizaines de minutes plus tard et il pénétra dans la salle, s’abaissant aux cotés de son père.
    « Tout a été fait selon vos ordre père. » lui murmura t il avant de se relever et de s’éloigner un peu de la table tout en se tenant derrière le siège de son géniteur. Les mains derrière son dos, le menton haut, il écouta les doléances d’un seigneur avant qu’elle ne prenne la parole. C’est alors que la mère inquisitrice se leva de son siège, son regard se posa pour la première fois sur elle. Habillée de blanc, ses cheveux noirs couvrant son dos, il fixa alors son regard sur elle, même après qu’elle eut terminé de jouer les médiatrices. Il n’attendait qu’une chose, qu’elle parle à nouveau pour confirmer que sa voix de velours n’avait pas été un songe. Les conseils d’habitude si longs, le surprit quand celui-ci se termina.
    « William…William ? »
    « Oui ? »
    répondit il en se tournant enfin vers son père, celui-ci lança un rapide regarde courroucée vers la source de cette distraction avant de s’approcher de son fils. Le tournant dos à l'inquisitrice pour etre certain d'avoir toute son attention.
    « Il te faut partir vers le sud immédiatement. Prends des vivres, passe à l’armurerie si besoin et chevauche jusqu'à Tamarang. Il y a la bas un imposteur qui réclame des terres près de la frontière. Au nom des lois de ce pays, fais lui comprendre que les usurpateurs n’ont pas leur place. Use de tous les moyens qui te paraissent nécessaires. »
    D’un simple hochement de tête, il acquiesça, se dirigeant déjà vers la sortie alors qu’il tourna une dernière fois la tête. Croisant le regard de cette femme. Il venait de se le jurer, à son retour, il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour lui parler. S'arrêtant sur le pas de la porte, il ne pouvait se décider à quitter cette salle: Une force inconnue le poussait dans la direction opposée, autrement dit vers cette femme à l'aura étincelante.
    «Mon fils... Il est l'heure, va maintenant et ne me déçois pas. » lui rappela alors une voix dure qui le ramena à la réalité. Ignorant alors les protestation de son ame, il quitta la salle du conseil.


La chaleur de ses mains lui manqua cruellement à l’instant ou elle lui retira et il dut se retenir pour ne pas jeter les siennes pour les récupérer.
Pensait elle vraiment qu’après une pareille confession ; il hocherait de la tête comme il l’avait toujours fait avec son père pour retourner à sa mission, non il avait trouvé une véritable raison pour laquelle se battre, il ne laisserait pas tomber aussi facilement.
Posant un genou à terre devant Elerinna, il captura doucement l’une de ses mains pour la prendre entre les siennes.


« Vous ne pouvez aimer ou avez peur d’aimer ? » lui demanda t il avec la plus infime douceur.

Si c’était son pouvoir qui l’inquiétait, William n’en n’était aucunement terrifié, il avait toute confiance en sa maitrise et si par malheur, elle venait à le posséder alors cela ne serait pas plus terrible comme fin que de continuer à servir son père, bien au contraire. Dans tout les cas, il était près à tout, défier son père, retourner cette terre pour trouver un moyen de pouvoir partager sa vie avec elle. un peuple libre et en paix et une vie adouçit grace à sa présence à ses cotés? Quel rêve pouvait être plus beau que celui ci?


« Je ne vous demande rien… » Lui murmura t il. « Elerinna… Il n’y a rien que je ne pourrais endurer pour vous et votre seule présence à mes cotés suffit à me rendre heureux. Lisez en moi, vous savez que ses mots sont dit en toute franchise.»
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MessageSujet: Re: One step from you, one step from me ➝ WILLIAM.   Mer 23 Déc - 22:47

Elerinna appuya sa tête contre l'épaule du jeune homme, la lumière printanière faisait briller comme du fer sa longue chevelure sombre. Elle n'avait pas besoin de lire en lui pour savoir, la seule pureté qu'elle avait décelée au fond de ses prunelles, avait celé leur union qui ne tarderait pas à prendre une tournure tragique. Elle se redressa doucement, le considérant avec tendresse, tandis qu'il reprenait sa main dans la sienne, la faisant tressaillir. « Vous ne pouvez aimer ou avez peur d’aimer ? » Là n'était pas la question, elle était prisonnière d'une chose qu'elle ne pouvait contrôler en toute circonstance, et qui pouvait hélas le transformer, or elle ne voulait pas de lui dans de telles circonstances. « Elerinna… Il n’y a rien que je ne pourrais endurer pour vous et votre seule présence à mes cotés suffit à me rendre heureux. Lisez en moi, vous savez que ses mots sont dit en toute franchise.» Ce fut alors comme une explosion dans tout son corps, la violence, la faim amoureuse, dont témoignait le simple contact de leurs peaux, mirent le sang aux joues d'Elerinna. Son amour creva d'un coup, emportant toute ses défenses, la marée montante la submergea, la conscience du temps la quitta. Elle pencha légèrement sa tête sur le côté, ses boucles brunes glissèrent sur ses épaules, elle frissonna. Sous les branches, l'air circulait comme une eau vive. Les oiseaux chantaient, tandis que dans le ruissellement de la lumière, la végétation naissante, fragile et triomphante à la fois, éclatait de sève. C'était à croire que le monde s'était arrêté afin de battre à l'unisson avec les deux amants. L'inquisitrice respira profondément, posant délicatement sa paume sur la joue de William, et l'attira contre elle, posant ses lèvres sur les siennes. Sa bouche avait un goût sucré, mais une sorte de lame de fond submergea la jeune femme, lui arrachant un gémissement, le pouvoir. Elle tenta de l'ignorer, et d'une main elle ôta la veste en cuir du guerrier, et elle s'aventura, remonta, sentant sa propre robe se défaire. A mesure que la situation dérapait peu à peu, le flux magique grondait dans ses veines, elle parvenait de moins en moins à le contenir, tandis qu'une aura blanche commençait à se dessiner tout autour d'elle, il ne tarderait pas à imploser. Pourtant elle ne voulait plus s'arrêter, elle embrassait William avec une sorte de voracité éperdue tandis que ses mains parcouraient avec fièvre le jeune corps abandonné. Ce n'était pas la première fois, et sans doute pas la dernière, mais le résultat final était toujours le même, et le fait d'y penser, l'empêcha d'aller plus loin. Elle saisit le poignet de son ami, l'interrompant dans son geste, puis elle se redressa, tirant sur elle les linges. « Je ne peux pas, je n'en peux plus. Non sur mon âme je n'en peux plus. Le désir coule dans mes veines et me brûle le sang ! C'est un fardeau d'être telle que je suis."

Elerinna serra les lèvres, elle se sentit s'empourprer, les larmes lui venaient aux yeux, et la gorge nouée, elle attendit. Elle ne pouvait se délivrer du secret dont la présence en elle était si oppressante, si destructrices. Maintes fois, elle avait voulu être une personne normale, sans contrainte, libre de jouir de la vie, mais on ne pouvait défaire ce que la nature avait offert. Lassée de se poser tant de questions auxquelles elle ne savait quelle réponse apporter, la brunette se détourna du regard de William, et se leva. « Je ne puis être votre, je ne suis pas celle que vous cherchez. Vous croyez m'aimer, mais vous n'aimez que l'image d'interdit que je renvois, réfléchissez donc, et tout vous paraîtra sans doute plus évident. » Dit-elle, alors que sa poitrine ronde se soulevait précipitamment sous la simple cotte de toile écrue qu'elle portait. « J'ai presque faillis vous ôter tout sentiment. » Sa voix se faisait chevrotante, elle n'osait imaginer l'impact qu'aurait pu avoir son geste sur William, elle n'était pas digne d'être aimée, et encore moins par lui. De nouvelles larmes débordèrent mais la bouche tremblante ne laissa passer aucun son. Si elle n'avait pu choisir aucun partenaire pour le moment, malgré de fâcheux commentaires sur le sujet, c'était parce qu'elle n'avait jamais pu ressentir cette effervescence amoureuse qui agitait son coeur et son sang comme auprès de lui. Elle préférait plutôt mourir, que de se voir contrainte à le choisir lui, vivre à ses côtés, tout en le sachant dénué de toute envie hormis celle de lui plaire, l'écoeurait, elle n'était pas comme ses soeurs à profiter de la magie pour des fins malsaines. Essuyer les remarques désobligeantes sur son célibat, n'était rien vis à vis de la tempête qui régnait au plus profond d'elle même, sans cesse en proie à des crises quand elle se mettait à penser à l'amour, une chose qui ne lui était pas permise. Elle souffrait de partout... Pendant un moment elle cessa de penser, sombra dans une sorte d'état cotonneux. Que lui avait dit Rohan il y a de cela des années ? Il avait été décidé, qu'il lui servirait de guide, afin de la former à son futur devoir, et pour cela, il l'avait fait venir en terre d'ouest pour la protéger des forces ennemies. Elle s'était arrangée un matin pour le surprendre devant la bâtisse, car elle désirait lui parler, et lui confier ses préoccupations. « J'ai mal au coeur, serait-ce de l'amour ? » Le rire de Rohan ! Cette gaieté saine et un peu moqueuse. « Ah, l'amour ma chère, il s'agit d'une chose bien complexe.» Elle se rappelait lui avoir répondu qu'elle souhaitait une réponse plus concrète : « Pourquoi est ce là compliqué ? Je ne comprends pas. - Ca l'est, car vous êtes différentes des autres, et pour cela gardez vous bien des choses de l'amour. - Mais pourquoi ? - Tout ne vous ait pas permis, il y aura de graves conséquences, si vous... Nous parlerons de cela plus tard.» Il l'abandonna sur cette phrase, la laissant seule à s'attendrir sur son sort, alors que sa vie allait basculer, presque aussitôt après.

Plus jamais ils n'en avaient reparlé, où du moins il avait préféré éluder ses questions, si bien qu'elle avait dû chercher dans des livres pour comprendre, et se rendre à l'évidence, que certaines joies ne pouvaient lui arriver. Elle se retourna timidement, pour faire face à William toujours aussi tremblante, puis elle avança vers lui, peu certaine de ce qu'elle allait lui dire. Elle se devait d'accepter de ne plus jamais connaître le bouleversement éprouvé au moment où elle découvrait l'amour, bien qu'elle savait que rien ne pourrait effacer l'ombre fragile de ces instants. La jeune femme tourna vers lui des yeux éteints, et secoua la tête.
« Pour nous tout est perdu. » Dit-elle dans un souffle. « Plus rien n'est possible. Vous devez m'oublier, je ne peux qu'apporter souffrance. » Les yeux rivés sur lui, elle reprit ses mains entre les siennes, afin de ne pas s'effondrer sur le sol, sans doute la dernière fois qu'elle le toucherait. « Mon amour. » Murmura t-elle. « Mon cher amour quoi qu'il puisse advenir à présent... » Et se jetant contre la poitrine de son amant, elle éclata en sanglots. Sa joue contre la joue de William qu'elle mouillait de ses larmes se retira soudainement, alors qu'elle prenait conscience de ce qu'elle faisait. Que voulait-elle ? Que ne voulait-elle pas ? Un grouillement de tentations et de faiblesses se tordait au fond d'elle même, pour la première fois de sa vie ses propres réflexions lui inspiraient défiance et réprobation. « L'unique moyen est que vous partiez, je ne peux vous offrir quoi que ce soit. Nous ne sommes pas supposés être ensemble, c'était pure folie que d'y croire. Partez William. » Elle recula, essayant d'être la plus froide possible pour le contraindre à s'éloigner d'elle, il fallait qu'il comprenne, qu'il la quitte sans regarder en arrière. Tout son être souffrait d'avance de ce déchirement, mais c'était le choix qui s'imposait de lui même, elle n'était pas de taille à lutter contre le pouvoir. « Je suis désolée. »

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MessageSujet: Re: One step from you, one step from me ➝ WILLIAM.   Sam 26 Déc - 13:40

Parler de ce que l’on ressent ou même de ses états d’âmes n’avait jamais été son point fort. On ne demande pas à un combattant ce qu’il ressent ou ce qu’il pense, non. Il doit avancer sans craindre, sans émotions, juste sa volonté de vaincre. William n’avait pas la moindre idée de l’impact de ses mots, il avait essayé de traduire au mieux ce qui l’animait en cet instant. Certes ce n’était pas une chose qui se faisait pour quelqu’un de son rang mais au diable les préceptes et les convenances. Il savait au moins que la personne en face de lui était aussi peu habituée aux choses de l’amour que lui. Son regard fébrile et inquiet attendait une réaction de sa part., jaugeant son hésitation, son combat intérieur avant de se rapprocher de lui et finalement ce fut la délivrance, à l’instant où elle posa sa main sur son visage, elle mit un sourire sur le visage de William puis tout chavira, elle l’attira alors à lui, ce timide baiser se transforma bientôt en tornade de passion. Si jusque la, il avait été capable d’être maitre de lui-même, il semblait perdre le contrôle dans la même mesure que l’inquisitrice. Son image se marquait au fer rouge dans son esprit, son odeur, son gout, tout devenait une drogue plus forte à chaque seconde. Sa respiration saccadée et forte ne cessait de marteler sa peau de porcelaine alors que l’émotion l’emportait. En sentant sa veste partir, il laissa ses épaules en arrière pour faciliter sa chute et se débarrassa de sa ceinture, son épée tomba dans un son métallique à peine audible sur le sol vert. Libéré de sa mission, de son symbole et de son devoir, William se sentait un autre homme dans les bras d’Elerinna. Enfouissant son visage dans le cou de sa douce, ses lèvres semblaient toujours plus gourmandes, chaque parcelles de peau devait être marquées comme pour crier au monde entier contre cette injustice qui les avait poussé pendant des mois à cacher ce qu’ils ressentaient. Ses doigts s’attardèrent sur les ficelles de sa robe, alors qu’il se stoppait un instant pour lever les bras afin de se débarrasser de cette tunique qui leur faisait entrave. Voila plusieurs secondes interminables durant lesquels, ils furent séparés et William retrouva avec avidité ses lèvres, lâchant un soupir à la fois de soulagement et de bien être, il la serra dans ses bras, la laissant disposer à sa guise de ce qu’il lui avait offert, lui.

Puis le bonheur stoppa précipitamment, sentant ses poignets prisonniers, il recula, cherchant de qu’elle manière, il avait pu lui faire mal mais elle s’expliqua alors et chaque larme qu’elle versait lui arrachait un peu plus son cœur. Il se leva à son tour, l’observant avec inquiétude, ne sachant que faire pour la rassurer et la consoler, lui faire comprendre que ce n’était rien. Elle venait de lui sauver la vie… Cette idée était difficile à comprendre mais il y parvenait et n’en était que plus touché, elle avait laissé son amour pour lui vaincre sur son désir. Elle ne devait pas s’éloigner à nouveau, retourner dans cette tour d’imaginaire pour se contenter d’observer le monde vivre. Se garder de tout ce qui fait une vie n’est pas une existence. Déjà elle lui tournait le dos comme pour se cacher honteusement.


« Elerinna, Attends ! Ne te ferme pas à moi… » dit il à demi mot alors qu’il n’osait toujours pas approcher, elle semblait si bouleversée. Si seulement… Si seulement, il pouvait trouver les bons pour lui expliquer tout le bien qu’elle avait pu lui apporter. Il entrouvrait à nouveau ses lèvres pour lui ouvrir son cœur à nouveau quand elle lui fit face. Condamnant la meilleure chose qu’il lui était arrivé avec seulement cinq mots. Ce fut comme ci elle venait de le tuer. Lui arrachant sa propre épée pour lui planter en pleine poitrine et alors William, le guerrier se sentit submergé. C’était à peine s’il pouvait sentir qu’elle prenait ses mains. Machine de guerre, il avait été, humain, il avait voulu être, misérable, il était devenu. Jamais il n’avait été habitué à recevoir ce genre de coups, il ne connaissait aucunes parades ou défenses pour s’en protéger. Un trou béant dans la poitrine le faisait chavirer. Sa vue se brouillait avec ce qui semblait être des larmes, les sons lui parvenaient à moitié, déformés et plus aucunes sensations ne semblaient l’atteindre. Il avait reçu le coup de grâce au moment, ou il s’y attendait le moins.
Se blottissant contre lui, il fit un pas en arrière avant de se retenir pour éviter la chute, toujours étourdi par ce qui l’assaillait, ses bras se refermant par réflexes autour d’elle. Il avait voulu la liberté, se détacher de ses chaines mais quel était le but si c’était pour mourir lentement et avec souffrance. Il n’en voulait même pas Elerinna pour la douleur qu’elle venait de lui infliger, non le comble était qu’il ne pouvait plus se détacher de son image. Elle ne voulait pas le convertir ? Elle ne souhaitait pas lui enlever tout sentiment ? En cet instant, ne plus rien ressentir était son vœu le plus cher.
« On m’a confié une mission. »
Cette voix ne semblait pas être la sienne, sortie d’outre tombe, de quelqu’un d’autre, d’un guerrier défunt. Elle le laissa à nouveau seul et William se détourna alors d’elle, comme un dernier reflexe. Comme un animal blessé à mort qui tente une dernière fois de se cacher pour mourir loin des yeux du monde. Quelques pas plus tard, il s’appuya contre l’arbre le plus proche, tendant une main vers son vêtement, mais il s’effondra contre, sa peau râpant contre l’écorche sèche et abrasive mais aucune sensation ne lui parvint. Observant un instant cette blessure superficielle, il posa ses doigts sur les quelques goutes de sang avant de les refermer avec force. Se laissant tomber dans les feuilles mortes, il souffla profondément, souhaitant se réveiller de ce rêve qui venait de tourner au cauchemar Le guerrier invincible d’Aydindril gisait au sol, agonissant d’une blessure invisible….

Seulement, la mort semble être un répit trop facile, une fin que le destin nous interdit, alors on doit y faire face, la regarder et se détourner. Etre un survivant ne s’apprend pas, on doit vivre avec jusqu'à ce que la mort décide elle-même de vous prendre, jusque la on se doit d’avancer. William observa les quelques morceaux de ciel que cette foret voulait bien lui laisser entrevoir, les rayons chauds et aveuglants frappant pour le réanimer et alors sa respiration se calma, le sortant de cet état léthargique. Les battements de son cœur ne lui martelaient plus les tympans et alors le son de la foret revint à lui. La rivière non loin, les quelques oiseaux, le souffle de leurs chevaux. Il cligna plusieurs fois des yeux, chassant toutes marques de faiblesse de son visage.
« Ne nous attardons pas plus, la route est encore longue »
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MessageSujet: Re: One step from you, one step from me ➝ WILLIAM.   Jeu 21 Jan - 17:45

Elerinna s'approcha de l'eau tout doucement, récupérant sa robe blanche tombée sur le sol, elle était de nouveau en train de vivre une de ces crises de désespoir où son corps se révoltait, lui imposait des images précises, lancinantes qui la laissaient brisée. Elle pleurait en silence effaçant de ses mains pâles, cette sensation d'humidité froide que les larmes laissait en traînées sur ses joues. La navrante conscience que rien, jamais, ne pourrait porter remède a cette faillite d'une entente charnelle avec quiconque, lui était insupportable. Sa propre impuissance face à la magie qu'elle ne contrôlait pas était un mal sournois qui ruinait tout ceux qu'elle aimait en dépit des efforts qu'elle faisait pour se persuader qu'il n'en était rien. Elle regrettait de ne pouvoir connaître la douce complicité des corps, et la gratitude qu'elle entraîne, hélas l'acte ultime scellant une union lui était impossible. Elle avait fermé les yeux, n'entendant plus les bruits des alentours, elle se devait de calmer la tempête qu'avait déchaîné en elle, le simple attouchement d'une chair dont le désir ne lui laissait plus de répit. Son sang battait, cognait comme un oiseau fou à ses tempes, dans ses veines, dans sa poitrine. Il lui fallait lutter contre la tentation démentielle de le saisir de nouveau, et de se coucher dans l'herbe avec lui. Quand elle rouvrit les paupières, elle rencontra le regard vert qui la fixait. Pétrifiés à quelques pas l'un de l'autre, ils savaient tout deux d'instinct, qu'au moindre geste, a la moindre sollicitation, ils s'uniraient sur le champ dans une frénésie sans pareil. « Non. » Murmura doucement l'inquisitrice d'une voix blanche pour elle même. Quand elle s'était décidée à parler pour lui signifier de s'en aller, de ne jamais revenir, elle ne croyait pas elle même à ce qu'elle disait. Elle savait déjà que ces quelques minutes seule ne l'avaient pas changée, qu'elle demeurait à la merci de cet homme, que le geste qu'il n'avait pas tenté pour la reprendre il n'avait qu'à l'esquisser pour que tout recommence.

Sans mot dire, elle enfila doucement le tissu abandonné, il émanait de la jeune femme qui soudain, avait retrouvé son jugement, une autorité, une décision, toutes nouvelles. Son visage était redevenu vivant, ses yeux étaient éclairés d'une gravité joyeuse, tandis que son coeur battait jusque dans sa gorge. Sur le bas de son épaule droite, elle découvrait ainsi une trace de brûlure, la marque d'un baiser qui lui rougissait la peau, ses longs cheveux noirs s'empressèrent de la recouvrir. Elle se reprochait maintenant d'avoir demandé au guerrier de l'accompagner... Mais comment faire pour le séparer un instant de son père, ce père qui ne cessait de calomnier à son sujet ? Elle ne voyait rien d'autre. Qu'aurait-elle dû faire ? Tomber à genoux en pénétrant dans la salle du trône pour demander audience ? Frapper un peu plus un coeur auquel tant de coups avaient déjà été portés ? Non elle avait fait la seule chose qu'elle pouvait, apporter la paix même si c'était un leurre, car les souffrances engendrées étaient encore pire qu'avant. A leur goût l'un de l'autre, s'ajoutait le sentiment de vivre au milieu de périls, avec lequel elle ne pouvait décemment vivre, il était donc mieux de mettre un terme à toute cette folie et ce le plus rapidement. Jamais, elle ne céderait une seconde fois, elle ne le devait pas, autant pour lui que pour elle, le géniteur de son amant avait raison, il devait se construire une vie bien loin d'elle, où elle ne pourrait l'atteindre, au risque de le transformer à tout jamais. Il méritait mieux que cela, beaucoup mieux même. L'inquisitrice releva la tête, dévisagea un court moment William adossé à un arbre, une hésitation passa dans son regard. Puis plus rien, le vide.
« Ne nous attardons pas plus, la route est encore longue. » Ainsi avait-il finalement tranché leur destin à tout les deux, elle acquiesça en silence et se dirigea vers les chevaux. Là où ils se repaissaient coulait le fleuve, animé autant qu'une rue d'un trafic incessant.

L'eau glissait, le temps fuyait, les passions mourraient avec ceux qui les ont vécues... Était-ce là leur sort ? Elle posa doucement la selle sur le dos de la jument, et prit le soin de bien la sangler, tandis qu'il faisait de même en silence à ses côtés, ce qu'il ignorait encore, était que l'animal boitait. Les mains le long du corps, elle secoua ses boucles noires, , il lui était insupportable de voir le jeune homme dans cet état de non existence , de se dire qu'il avait sans doute assez de soucis avant qu'elle ne lui en cause davantage. Il était temps d'agir. Elle glissa à son encontre, et remarqua alors la plaie, dont le sang rouge coulait encore; tout en posant sa paume sur le bras de William, elle déchira un pan de sa robe pour nettoyer la blessure.
« Tu es blessé. » Elle s'interrompit, un sourire d'une tendresse infinie passa ainsi qu'un rayon de soleil, sur son visage. « Laisse moi te soigner avant de partir. » Avec une infinie précaution, elle tamponna la griffure afin de la désinfecter du mieux qu'elle pouvait, puis elle lia le tissus, afin que l'écoulement s'arrête. Relevant le front, elle constata qu'il n'avait pas cessé de l'examiner durant le temps où elle s'était employée à le soulager avec de maigres moyens, le sang lui monta légèrement aux joues. Non sans une certaine appréhension, mais dans l'espoir que leur entente perdure, elle recula de quelques pas, et retourna vers sa jument qui piaffait d'impatience. Elle caressa le chanfrein très doux, flatta l'encolure, et observa sa jambe, avec cette moue énigmatique qui ne signifiait rien de bon. « Elle boite, comment allons nous continuer ? Je ne tiendrais pas longtemps si je marche. » Pensive, elle cherchait une solution et une seule s'imposait d'elle même dans son esprit. « Tu n'as qu'à rentrer, la route n'est pas longue jusque Aydindril, je prendrais ton cheval et je continuerais seule. » Un silence de mort suivit cette déclaration, ainsi qu'une lourde sensation de gène, qu'elle s'empressa de rompre. « Je peux me défendre, je suis forte, et puis après ce... » Elle n'osa continuer, elle n'avait pas les mots pour qualifier ce qu'ils avaient découvert tout les deux en se cherchant mutuellement des heures auparavant. Elerinna ferma les yeux, était-ce pour ne plus le voir si proche, était-ce sans le savoir le refus de le voir partir loin d'elle ? Une odeur de cuir, de sueur, d'ambre gris l'enveloppait, c'était aussi sa présence.

Elle croisa de nouveau son regard et son coeur fit un bond dans sa poitrine. Elle s'en voulut. N'en aurait-elle donc jamais fini avec ces égarements ?
« Être séparés sera sans doute mieux. » Elle parlait avec volubilité, et semblait en proie à une agitation aussi subite que difficile à contrôler, elle devait se convaincre de ses dires; mais elle se voyait déjà dans ses bras l'étreignant avec une intensité douloureuse et heureuse à la fois. « J'ai peur William, peur de ce qu'il adviendra. » Avoua t-elle d'une voix tremblotante, alors que le coeur reprenait déjà l'emprise sur l'esprit.

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MessageSujet: Re: One step from you, one step from me ➝ WILLIAM.   Dim 28 Fév - 0:41

Pas un mot ne s’échappa de ses lèvres quand elle s’approcha pour le soigner. Que dire ? Qu’il avait connu pire ? Sa réputation de redoutable guerrier le précédait. On ne se vante pas de retirer la vie avec une facilité déconcertante, pas plus que l’on explose généralement les marques sur son corps qui sont la preuve que l’on a survécu à ses adversaires mais Elerinna… Elle avait su voir en lui bien plus. Un frisson le gagna en repensant à cette idée au même moment ou elle posa ses mains sur lui. La mère inquisitrice… cette femme capable de voir la vérité en tout être. Était-elle capable de voir à quel point les remords le hantaient ? A quel point la vengeance le ronge ? Ne pouvant affronter ce sourire qui le troublait tend sans être certain de tenir sa promesse de ne plus l’approcher. William détourna les yeux. Incapable de soutenir le jugement de l’inquisitrice et le regard de la femme qui en faisait également partie de cette même personne. Cependant des que ses yeux clairs n’étaient plus encrés dans les siens, William ne pouvait s’empêcher de l’observer pour se remémorer son aura si puissante, sa beauté si troublante. Une fois ses soins de fortune achevés, elle se recula à nouveau, tenant à garder sa parole. Ce que William respecta. Qui d’autre que lui pouvait mieux comprendre ce qu’était la parole et le devoir. Terminant de se préparer à nouveau pour partir, le guerrier était en train d’arranger son baudrier à sa taille quand sa voix douce l’interpella. Approchant à son tour de la jument, il constata la blessure, restant pensif à la recherche d’une solution, elle fut la première à rompre le silence.

Si ses premiers mots le révoltèrent, il n’en montra rien, posant calmement sa paume sur le pommeau de son épée, le menton droit, le regard digne. Elle semblait oublier qu’au delà de leur affection mutuelle, il y avait avant tout un serment qui l’unissait à elle. Il avait juré de la protéger au péril de sa vie. Qu’importe ce qu’il adviendrait bien plus encore maintenant qu’il se savait si proche d’elle. Commençant à se perdre dans ses paroles, William n’avait pas besoin d’avoir de don pour la sentir s’égarer. Facile à repérer, puisque les symptômes étaient les même que les siens. Inspirant profondément, il caressa une dernière fois la monture de la jeune femme avant de la rejoindre, lui faisant face, il plongea une fois de plus son regard dans le sien.


« J’ai également peur. J’ai peur pour notre futur à tous, peur de ce qui pourrait t’arriver si je ne pouvais te protéger. » Répondit il en prenant sa main. « Alors laisse-moi accomplir ma mission. » précisa t il plus décidé que jamais. « Aucun ennemi ne pourrait me faire changer d’avis et tes pouvoirs ne me font pas peur. »ajouta t il en refermant un peu ses doigts sur les siens. Il avait vu sa magie à l’œuvre, avait compris le danger qui le menaçait à nouveau s’ils perdaient leur volonté. Les risques étaient grands mais pas assez impressionnants comparé à ce qu’il pouvait perdre s’il la laissait partir seule.

Enfermant la main de la jeune femme dans ses deux mains, il observa sa peau si soyeuse emprisonnée dans les siennes qui semblaient si grossières et un sourire apparu au coin de ses lèvres. L’envie de la prendre dans ses bras était grande, de même que celle d’oublier tous ses devoirs pour ne laisser cour qu’à ses envies. Pourtant, dans un coin de son esprit, les enjeux de leur mission ne cessaient de le rappeler à l’ordre. Le devoir avant tout. Furent les dernières idées qui se fixèrent dans son esprit.


« Mon cheval est bien assez puissant pour nous deux. Nous augmenteront les pauses sur notre route voila tout. » Lança t il finalement en affrontant son regard. Amenant sa main à ses lèvres, il déposa un rapide baiser dessus avant de la relâcher doucement. Retournant à sa monture, il termina de la préparer avant de se hisser dessus. Lui tendant une main pour l’aider à monter derrière lui, le guerrier resta dans l’attente.



u;c

merde de pc.... -_-'
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