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 Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤

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Dréa Tirnestel
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MessageSujet: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Jeu 29 Oct - 14:25



Alandrëa poussa les grandes portes dorées à l’or fin du Jardin de la vie. Progressant le long d’une allée entre deux rangées de petits arbustes en fleurs, la Mord-Sith avança d’une démarche assurée, la tête haute, en direction de la silhouette qui se tenait debout, seule, au centre du petit jardin.

Bien que la silhouette lui tourne le dos, Alandrëa était persuadée que le Seigneur savait d’ores et déjà que sa fidèle servante venait de pénétrer dans les lieux. Après tout, le Seigneur Rahl était un grand sorcier. Il était donc dans ses cordes qu’il devine l’approche d’une menace potentielle. Car oui, le Seigneur se méfiait de pratiquement tout le monde, même ses alliés. Il n’avait une confiance aveugle qu’en lui seul. Personne d’autres.

Arrivée à la hauteur de son Seigneur, Alandrëa porta son poing droit à son cœur et s’agenouilla devant Darken Rahl, en signe de loyauté et de dévouement.

« Mon Seigneur », dit Alandrëa, préférant prévenir son Seigneur de son arrivée, même si elle savait que cela était complètement inutile. « Vous avez demandé à me voir ? »

Darken Rahl ne prit pas la peine de répondre immédiatement. Gardant le silence de longues minutes, il finit par se retourner lentement, avec une grâce à faire pâlir de jalousie le Créateur en personne. S’humectant délicatement le bout des doigts, Darken lança un regard presque de dédain à la Mord-Sith qu’il avait convoqué. Puis se détournant à nouveau, il reporta son attention sur ce qu’il était occupé à faire avant que la Mord-Sith ne vienne le déranger.

« Tu peux te relever, ma douce Alandrëa », dit Darken d’une voix envoûtante.

Alandrëa se mordit les lèvres de colère. Elle détestait qu’on emploi ce prénom lorsqu’on s’adressait à elle. Cela lui rappelait de douloureux souvenirs qu’elle tentait de refouler. Elle était à présent Dréa et même Darken Rahl devra s’y faire. Mais ce dernier prenait à malin plaisir à aller à l’encontre de la décision d’Alandrëa, ne cessant de l’appeler par son ancien prénom et rouvrant la blessure qui la hantait depuis des années.

Se redressant lentement, Alandrëa prit une position confortable et digne de représenter son statut dans la maison Rahl, les mains jointes dans son dos, les pieds légèrement écartés, la tête et le dos bien droits, le regard rivés sur la longue chevelure blonde du Seigneur Rahl. C’est lors de ce changement de position qu’elle remarqua pour la première fois le corps qui traînait non loin du Seigneur Rahl, marinant dans une imposante flaque de sang.

Il s’agissait d’un soldat D’Hara, un officier même aux vues des marques et des cicatrices couvrant les bras du cadavre encore rose – signe qu’il avait perdu la vie depuis très peu de temps. Voyant que la mare de sang prenait naissance au niveau du poignet de l’homme, Alandrëa comprit que le Seigneur Rahl s’était servi de l’officier D’Haran pour annoter son Livre de Voyage. Se rappelant alors que le Seigneur Rahl l’avait convoqué prestement, Alandrëa se demanda si cela avait un rapport avec l’officier D’Haran à présent mort.

« Vous avez demandé à me voir ? » demanda une nouvelle fois Alandrëa vu que son Seigneur n’avait pas répondu.
« Oui, j’ai une mission pour toi, ma douce Alandrëa. »

Se mordant une nouvelle fois les lèvres, Alandrëa jeta un regard dédaigneux sur le corps sans vie du soldat D’Haran.

« Dois-je vous débarrasser de vos déchets, mon Seigneur ? »

Sans prendre la peine de questionner Alandrëa sur ce qu’elle qualifiait de « déchets », Darken comprit qu’elle parlait du corps inerte. Secouant la tête négativement, il lui répondit :

« Non, j’ai déjà envoyé quelqu’un me chercher Edremont. J’ai une mission beaucoup plus urgente à te confier, pour le moment. »

Alandrëa releva la tête un peu plus haute. Savoir qu’elle n’était pas là pour servir de bonne à Darken Rahl la rassurait. Elle était une Mord-Sith après tout. Elle méritait de recevoir des missions de plus grandes importances que celles qui consistaient à entretenir le Palais des Peuples.

« Je vous écoute, mon Seigneur. »
« Je veux que tu rendes dans les Contrées du Milieu. Dans la région de Kelton pour être plus précis… »


    Une semaine plus tard…

« Maîtresse Dréa, nous sommes arrivés. La forteresse du Souffre Infernal. »
« Bien. Envoyez un héraut pour nous faire annoncer. Que le Général soit prêt à nous livrer ce pour quoi nous sommes venus. Le Seigneur Rahl attend son présent avec impatience. Nous ne nous attarderons donc pas ici. »
« Oui, Maîtresse. »

L’officier D’Haran désigna un des soldats appartenant au Quatuor que le Seigneur Rahl avait mis sous les ordres de la Mord-Sith. Ce faisant, le soldat talonna sa monture et partit à vive allure en direction de la forteresse D’Haranne. Restée seule avec les trois autres soldats formant le Quatuor, Alandrëa se remit en route à son rythme, progressant lentement en direction de la forteresse.

Lorsqu’elle arriva à la forteresse, le Général en charge des lieux était prêt à la recevoir. Ne perdant pas une minute, Alandrëa empaqueta le présent pour Rahl, et sans un salut, quitta les quartiers du Général – ne prenant même pas la peine de le remercier pour ses loyaux services. D’un geste impérieux de la tête, Alandrëa ordonna à ses hommes de se remettre en cheval. Les imitant, elle les conduit hors de la forteresse et ils reprirent leur route en direction du Palais des Peuples.

Après deux ou trois bonnes heures de route, dans le milieu de l’après-midi, Alandrëa et son Quatuor traversait une vaste forêt. Tandis qu’ils suivaient le sentier vers l’est, un bruit attira l’attention de la Mord-Sith. Faisant halte, elle ordonna d’un geste à ses hommes de l’imiter et de garder le silence. Tendant l’oreille, elle perçut non loin de là des bruits – probablement de course, à moins que cela ne soient que de simples voyageurs de passage dans la région.

« Nous ne sommes pas seuls », souffla la Mord-Sith.

Comprenant le message, les soldats D’Haran dégainèrent leurs épées, tandis que la Mord-Sith empoignait son Agiel, ignorant la douleur qui se réveilla au contact de l’objet de torture.
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Tiberias Daltaïr

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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Lun 2 Nov - 13:11

Voilà bien un moment que Tiberias n’avait pas réellement eu de contact avec la résistance, pourtant, il était toujours prêt à les aider, et cette aide, il la donnait en attaquant parfois quelques petits groupes de guerriers isolés qui appartenait au tyran. Un moyen comme un autre d’affaiblir quelque peu ses forces armées, tout en lui envoyant le message que les habitants des contrées du milieu, n’étaient pas tous prêt à dire amen à tout ce qu’il voulait et que certains étaient encore prêt à se battre pour leur droit et surtout, leur liberté.

De toute façon, l’homme n’avait jamais pardonné à Rahl ce qu’il avait fait à sa Reine. Après tout, c’était bien à cause de lui que le peuple de Ruad, avait finalement décidé de se rendre et de lâcher Lilian. De vrai lâches, rien que pour cela, il avait parfois tendance à haïr ce peuple pour qui il s’était sacrifié, pas seulement lui d’ailleurs, vu que même leur monarque s’était battue pour cette liberté et qu’à présent, tout le monde la croyait morte et retournée depuis bien longtemps à la poussière. Ils se trompaient tous, mais le capitaine n’avait pas fait propager la bonne nouvelle, il préférait que tout le monde la croie encore disparue, ainsi elle ne risquait rien et il pouvait faire ses recherches en, presque, toute quiétude. Même si elles ne le menaient à pas grand-chose.

Pour l’instant, ses hommes et lui, étaient installés dans un bivouac en forêt, chacun installé près du feu éteint, à se reposer après une longue chevauchée, mais la sentinelle était revenue bien rapidement, leur signalant qu’une troupe d’homme en arme arrivait dans leur direction et que s’ils ne se bougeaient pas bien vite rapidement, ces hommes risquaient bien de leur tomber dessus et à voir, ça ne semblait pas réellement être des alliés.

La petite troupe avait donc bien vite pactée ses affaires et en deux temps, trois mouvements, tous les cavaliers étaient à cheval, prêt à partir. Et le mieux dans ce genre de cas-là, était de se séparer en plusieurs petits groupes, afin de semer les poursuivants si par hasard ils les croisaient. La troupe se scinda donc, alors qu’ils se donnaient rendez-vous dans un village où ils pourraient se retrouver à quelques kilomètres plus loin en amont, rien de très compliqué et ils se séparèrent.

Daltaïr avait lancé son destrier au galop, pour s’éloigner au plus vite des ennemis, sans se douter une seule seconde, qu’il risquait peut-être de tomber sur pire que ceux qui se trouvaient dans son dos et qui ne connaissaient pas son existence. Accompagné de deux de ses compagnons d’armes, ils se retrouvèrent, avec surprise, face à 5 personnes en arme et à cheval face à eux.

Sans attendre, bien évidement, et en reconnaissant au premier coup d’œil les habits qu’ils portaient et la menace que pouvait représenter ces cavaliers, les guerriers sortirent à leur tour leurs épées, rien de très intelligeant en y réfléchissant… les montures s’arrêtèrent alors net et Tiberias leva juste la main, pour empêcher ceux qui l’accompagnait de se jeter dans la mêlée sans penser plus loin que le bout de leur nez.


- Nous ne souhaitons que passer… fit-il d’une voix forte, mais qui n’avait rien de menaçant pour l’instant.

Ils leur bloquaient le chemin, mieux valait espérer qu’ils les laissent passer sans plus de problème… pourtant… aux vues de qui accompagnait la troupe d’homme d’Haran, il avait un sacré doute et un frisson lui traversa l’échine.
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Mar 3 Nov - 18:18

Alandrëa venait de mettre ses soldats en garde. Elle avait perçu au loin des sons suspects venant perturber la tranquillité de la forêt. Si au début elle prit cela pour de simples voyageurs, de passage dans les bois, son instinct de survie la fit rapidement changer d’avis. Au fil des années passées au service de Darken Rahl, Alandrëa avait appris à se fier à son instinct plus qu’à toute autre chose. Ce dernier la mit alors en garde lorsqu’elle comprit que le son suspect qu’elle avait perçu était celui d’une monture. De nombreuses montures, soit dit en passant.

Ayant longuement étudié les diverses cultures et les différents peuples vivant dans les Contrées, Alandrëa n’était pas sans savoir que Kelton était un royaume assez riche et très influent au sein du Conseil d’Aydindril. Néanmoins, comme partout ailleurs, les paysans de Kelton n’avaient pas les poches remplies d’or. Ces derniers n’avaient donc pas en leur possession de quoi s’offrir de tels moyens de locomotion. De plus, s’étant assurée de voyager loin des grandes cités du royaume des Keltiens, il n’y avait aucun doute possible pour la Mord-Sith : la menace était potentiellement présente.

Dégainant leurs armes pour protéger la Mord-Sith et le trésor qu’elle transportait à l’attention du Seigneur Rahl, les soldats D’Harans épièrent avec leurs yeux aguerris les fourrés qui bordaient la route, ainsi que la forêt, plus loin. Ils étaient prêts à se battre au nom de leur Seigneur. Qui plus est, la mission qui leur avait été confiée était d’une telle importance qu’ils étaient encore plus motivés pour protéger la Mord-Sith et le mystérieux trésor récupéré à la forteresse du Souffre Infernal.

L’origine des bruits de cavaleries se précisant, Alandrëa et ses hommes tournèrent d’un même mouvement leur tête droit devant eux, à l’instant précis où trois cavaliers émergeaient au détour d’une boucle que faisait la route – au-delà, la route était hors de vue, auquel cas la Mord-Sith et ses hommes auraient vu les mystérieux nouveaux venus tôt à l’avance. Se sachant en terrain plus ou moins hostile - l’allégeance de Kelton allant aux Contrées du Milieu bien que le Roi Keltien recevait dans sa demeure, les nuits les plus sombres, des émissaires de Darken Rahl -, Alandrëa préféra se tenir sur ses gardes – d’où l’Agiel dégainé.

Se retrouvant soudainement en face de cinq cavaliers, armes au poing, les trois nouveaux venus s’arrêtèrent net et dégainèrent à leur tour leurs armes. Il ne faisait aucun doute que les membres du Quatuor auraient attaqué sans l’ombre d’une hésitation si l’ennemi avait esquissé le moindre mouvement d’attaque. Par chance – pour les trois inconnus - l’un d’eux leva une main, ordonnant aux deux subalternes de s’arrêter et d’attendre.

Comprenant qu’aucun affrontement n’aurait lieu, Alandrëa fut légèrement déçue. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas eu à s’occuper d’un « petit chien ». Torturer un homme bien au delà de la limite du raisonnable lui manquait. Son dernier petit chien avait rendu l’âme il y a moins de deux semaines, après que le Seigneur Rahl ait finalement obtenu ce qu’il désirait. Depuis, Alandrëa avait du se résigner à porter sa tenue brune – symbole indiquant à ses consœurs qu’elle n’était en charge d’aucun petit chien. Pourtant, Alandrëa préférait plus que tout sa tunique rouge – signe d’une Mord-Sith en plein travail. Quelle joie elle avait éprouvé lorsque le Petit Père Rahl l’avait envoyé en mission. Elle avait enfin pu renfiler sa tenue rouge, après deux longues semaines de torture psychique.

Sortant de ses pensées, Alandrëa se rendit compte que le chef des trois inconnus s’adresser à elle. Chevauchant à la tête des membres du Quatuor, il ne faisait aucun doute qu’elle était l’autorité au sein du groupe. C’est donc sans surprise qu’on s’adressa à elle – bien qu’elle soit une femme. D’une voix forte, sans l’ombre d’une menace, le chef des deux autres soldats informa alors la Mord-Sith et ses hommes qu’ils ne désiraient que passer.

Détaillant les nouveaux venus du regard, Alandrëa détourna la tête et observa ses hommes. Ces derniers voyageaient derrière elle, sur sa droite et sur sa gauche, occupant toute la bande de terre balisant la route qui traversait la forêt. Sans s’inquiéter plus que cela de bloquer la voie, Alandrëa reporta son regard sur le mystérieux commandant.

Sans prendre la peine de répondre quoique ce soit, elle se contenta de lancer un regard plein d’autorité à l’homme qui s’était adressé à elle sans employer la marque de politesse qu’il était primordial d’user en présence d’une Mord-Sith. Si cet homme avait le malheur de devenir son petit chien, la Mord-Sith lui ferait regretter ce jour où il s’était adressé à elle sans dire « Maîtresse » à la fin de sa phrase.

Continuant à fixer son interlocuteur sans ouvrir la bouche, Alandrëa le toisa de la tête aux pieds, se tenant bien droite sur la selle de sa monture. Son attitude avait tout de la Reine autoritaire qui n’hésitait pas un seul instant à faire décapiter ses plus fidèles sujets ayant mis trop de temps à exécuter un ordre comme fermer une porte, ou tirer un rideau.

Finalement, rengainant son Agiel, Alandrëa fit mine de talonner sa monture pour poursuivre sa route en ignorant ces trois mystérieux hommes – quitte à les piétiner s’ils ne se décidaient pas à s’écarter de la route. Néanmoins, elle n’en ftt rien. Quelque chose, au creux de son estomac, faisait naître une sensation de joie qui gagnait en intensité. Il était probable qu’un combat ait lieu et que le sang se mette à couler d’ici la tombée du jour. Rien que cette perspective emplissait la Mord-Sith de joie. Et si en plus ses hommes se montraient délicats avec leurs ennemis, la Mord-Sith ramènerait sûrement chez elle un nouveau petit chien.

S’avançant, seule, de quelques pas, Alandrëa plongea à nouveau les yeux dans ceux de son interlocuteur. D’une voix froide et des plus autoritaires, elle dit :

« Pour vous ce sera Maîtresse Dréa. A présent, dégagez la route que nous puissions poursuivre la nôtre. »
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Tiberias Daltaïr

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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Jeu 5 Nov - 11:30

Tiberias avait tout ses sens en alerte, la petite troupe qui se trouvait devant eux n’était assurément pas amie, reconnaissant sans aucun problème les habits des soldats d’Haran. Heureusement que le trio ne portait que leurs habits de voyage, sans que l’on puisse voir les écussons du royaume de Ruad qu’ils ne quittaient jamais. Ce qui aurait pu leur attirer encore plus d’ennuis qu’ils n’en avaient déjà. Après tout, quand on était fidèle à une cause, il fallait l’être jusqu’au bout, et ces hommes ne pouvaient se séparer de ce qui représentait leur patrie. Voilà pourquoi le guerrier les avait choisi pour le suivre dans sa quête pour retrouver leur Reine, il les savait prêt à mourir pour elle, donc prêt à tout sacrifier pour la retrouver, qu’importe les obstacles sur le chemin.

Et pas à dire, l’obstacle qui se trouvait face à eux à l’instant, risquait bien d’être un gros rocher très difficile à déplacer. Ils n’étaient pas stupides au point de ne pas reconnaître la femme qui était à la tête de la troupe de cavalier. Sans en avoir réellement rencontré, Daltaïr avait entendu des histoires peu reluisantes à leur sujet et le fait d’avoir une Mord-Sith face à lui, ne pouvait que lui donner la chaire de poule. Ce n’était pas parce que l’on pouvait être un combattant aguerri, qui avait vécu énormément de chose, qu’il ne pouvait pas se sentir quelque peu inquiet de ce qui lui faisait face. C’était même une aide à la survie quand on y pensait et sa nature méfiante n’arrangeait pas les choses.

La cavalière s’approcha alors d’eux, d’un air des plus déterminée, elle pouvait bien avoir l’air d’imposer une certaine autorité, l’homme ne put s’empêcher la fugace pensée qu’elle ne vaudrait jamais Lilian en majesté. De toutes les façons, peut de femmes pouvaient se vanter de lui ressembler. Chaque guerrier resserra sa prise sur la garde de son épée, prêt à en découdre s’il le fallait et les dieux savaient qu’ils ne diraient pas non à faire un trou dans l’armée du tyran, même si ce n’était que de cinq soldats en moins, c’était toujours des bras en moins pour Darken.

Pourtant, le chef du petit groupe ne semblait pas prêt à attaquer. Non, la menace de cette femme habillée tout en rouge était une parfaite dissuasion de continuer dans ce sens. Bien qu’il détestait la manière dont elle le regardait. Il n’avait jamais supporté ceux qui se trouvait supérieur aux autres, alors qu’ils ne valaient pas mieux que les autres, et les gens de son espèce ne dérogeaient pas à la règle.

Daltaïr ne put empêcher un frisson le parcourir, alors que les yeux de son interlocutrice se plantaient dans les siens, car il pouvait y lire toute la malveillance de cette femme, il ne détourna pas le regard pour autant, il en faudrait plus pour qu’il recul et se courbe devant qui que ce soit d’autre que celle pour qui il parcourait les terres depuis trois ans déjà.

Une moue de dédain s’afficha alors sur son visage, tandis qu’elle prenait la parole. Et puis quoi encore ? Il n’allait sûrement pas lui faire ce plaisir. Il n’avait qu’un maître et ce n’était assurément pas elle. Par contre, elle voulait aussi passée, sans avoir l’envie d’en aller plus loin dans le conflit, ce que Tiberias apprécia malgré lui, il ne voulait pas prendre le risque de perdre l’un de ses compagnons de route maintenant, mais bon, qui lui disait, aussi, que ce n’était pas une ruse pour pouvoir les attaquer par surprise quand ils seraient assez proche d’eux ?

Un coup d’œil du côté des hommes en arme, lui fit remarquer qu’ils semblaient de plus en plus nerveux, au fur et à mesure que la Mord-Sith s’approchait de sa personne, est-ce qu’ils craignaient pour sa vie ? Ils pouvaient… fronçant les sourcils, le chevalier reporta toute son attention sur celle qui venait de prendre la parole, son épée encore bien sagement rangée dans son fourreau.


- Passez seulement, madame.

Tout en faisant signe à ses hommes de s’écarter quelque peu, tous du même côté de la route, sans pour autant leur dire de ranger leurs armes, on n’était jamais trop prudent. Il ne l’avait de nouveau pas appelée « maîtresse » ? Oui et alors ? Serait-elle susceptible au point d’en venir aux mains pour lui faire cracher ce mot ? Bon, il est vrai que le cavalier la cherchait à peine à l’instant, mais il lui montrait ainsi, que de un, elle ne lui faisait pas peur et que de deux, il n’était pas du genre à courber l’échine devant n’importe qui.

C’était sûrement une attitude des plus suicidaires, mais Tiberias avait sa fierté.
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Dréa Tirnestel
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Jeu 5 Nov - 15:29

Lorsque l’inconnu s’adressa à elle, Alandrëa ne l’entendit pas parler. Elle ignora purement et simplement les mots qu’il prononça, ces derniers passant largement au-dessus de la tête de la Mord-Sith. Car celle-ci avait autre chose en tête pour le moment. Quelque chose qui la contrariait énormément et qui pouvait faire basculer l’équilibre incertain qui se maintenait tant bien que mal au sein de l’atmosphère plus qu’électrique qui régnait actuellement dans la forêt. L’inconnu avait omis – pas par mégarde, elle le savait – d’employer la marque de respect qu’elle était en droit de réclamer.

Ne l’avait-elle pas mis en garde ? Aux vues de la réaction de l’inconnu et de ses deux subalternes, il ne faisait aucun doute que ces derniers avaient une petite idée de la personne qui se tenait en face d’eux. Pourtant, ils se refusaient à la traiter avec le respect qu’elle méritait. Elle était une Mord-Sith, pardi ! Pas une vulgaire guerrière au service du Petit Père Rahl. Elle était une arme, bien plus puissante que de simples morceaux d’acier. Et c’était comme cela qu’il osait la traiter ? Comme une vulgaire… femme !

Fixant toujours de son regard glacial le mystérieux inconnu, Alandrëa inspira profondément en se redressant encore plus sur sa monture. Elle qui se tenait déjà aussi droite que la justice, il était incroyable qu’elle puisse continuer à se redresser de la sorte. Quoiqu’il en soit, tandis qu’elle inspirait, la Mord-Sith ferma les yeux et expira lentement. Il était clair qu’elle faisait cela pour se calmer. N’importe quel crétin de basse-cour l’aurait compris.

Rouvrant les paupières, la Mord-Sith dévisagea l’inconnu qui s’était adressé à elle sans l’appeler Maîtresse Dréa. Il est des jours – comme celui-ci, malheureusement –, où il valait mieux ne pas mettre une Mord-Sith en rogne ; et surtout pas une Mord-Sith en manque de dressage. Dans ces moments-là, les servantes du Petit Père Rahl avaient plus de mal à contenir leur folie et leur fureur. Elles pouvaient entrer dans des colères noires en un clin d’œil. Et franchement… ce n’était pas beau à voir.

Par chance pour l’inconnu, la Mord-Sith, qui se dressait à l'instant en face de lui, était d’humeur à « contrôler » sa fureur. Se contentant de plonger à nouveau son regard glacial et autoritaire sur l’inconnu, la Mord-Sith s’adressa à lui avec le même ton autoritaire que précédemment :

« J’ai le sentiment d’avoir mal compris. »

La menace était loin d’être dissimulée. Chaque syllabe prononcée cachait une pique de mécontentement et de colère. La Mord-Sith n’appréciait vraiment pas qu’on lui manque de respect avec tant de nonchalance. Même le fait que l’homme soit parcouru de frissons à chacun des regards assassins de la femme ne calmait pas ses ardeurs.

Tandis que l’homme faisait signe à ses hommes de s’écarter, la Mord-Sith ne les quitta pas du regard pendant tout le temps qu’ils mirent à faire leur manœuvre. Une fois alignés tous les trois sur le bas côté de la route, arme toujours au clair, la Mord-Sith s’indigna silencieusement du comportement de cet homme. Quel faible. S’effacer de la sorte, sans oser brandir son arme pour faire couler le sang. Un lâche. Si Alandrëa voulait son petit chien, elle allait devoir le prendre de force.

Obéissant au claquement de doigts de la Mord-Sith, deux des soldats du Quatuor troquèrent en un clin d’œil leur épée pour une puissante arbalète. Ils mirent en joug les deux compagnons de l’homme qui avait manqué de respect à la Mord-Sith. Celle-ci regarda droit devant elle - la route à présent dégagée - et soupira de mécontentement en levant la tête vers le ciel.

« C’est à se demander où vous avez appris vos bonnes manières. C’est plutôt… décevant. Il faut l’avouer. »

Reportant son attention sur les trois hommes, Alandrëa poursuivit :

« Si vous tenez à la vie, jetez vos armes à terre, sur le champ. C’est un ordre. Et quand j’ordonne, on s’exécute et on dit : oui maîtresse. »

Alandrëa fixa l’inconnu d’un regard des plus noirs. Il était plus qu’apparent que la volonté des deux autres était liée à celle de leur chef. S’il obéissait, les autres suivraient. S’il se rebellait… les autres périraient. Alandrëa ne voulait pas d’un petit chien de seconde zone. Elle prendrait le chef, ou alors les trois hommes périraient.

De toute façon, leur destin était scellé depuis le moment où ils avaient surgi au coin de la route. La mission que le Seigneur Rahl avait confié à la Mord-Sith était d’une trop grande importance pour qu’elle laissa traîner derrière elle des témoins l’ayant vu traverser les terres de Kelton. Certes, elle aurait pu voyager de nuit, pour passer inaperçu, mais ça n’aurait pas pu être aussi drôle. Après tout, il fallait voir comment la situation penchait à son avantage : un peu d’action, du sang et un petit chien à la clé. La Mord-Sith rayonnait intérieurement, même si une ombre planait au-dessus de sa tête, elle le savait…
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Sam 7 Nov - 2:12

Tiberias avait bien vu qu’il avait « légèrement » énervé la Mord-Sith, faut dire que c’était tellement facile aussi. Elles avaient bien trop de fierté, mais l’homme savait aussi combien cela pouvait être dangereux de les mettre en colère. Mais il ne les appréciait guère, il les voyait comme des gamines trop prétentieuse, pourries-gâtées, d’une malveillance à tout épreuve. D’un côté, il sentait que de toute façon, leurs armes risquaient bien de leur servir pour la journée. A voir, la femme tentait tant bien que mal de garder son calme, mais rien qu’au ton de sa voix, il savait combien s’était difficile pour elle.

Il ne répondit rien à sa première remarque, il aurait pu lui lancer une pique, mais il trouvait qu’il avait suffisamment cherché cette cavalière pour le moment. Même si ça le démangeait sérieusement, il n’en ferait rien. Le guerrier attendait que ses ennemis fassent le premier pas d’attaque, pour se défendre, tout simplement. D’ailleurs, il n’eut pas longtemps à attendre pour que la menace soit directe et visible, puisqu’avec un simple claquement de doigt, ils se retrouvèrent avec deux carreaux d’arbalètes pointés sur eux.

Le chef de groupe fit une légère moue à ce changement si soudain, il aurait du s’attendre à ce que ces hommes soient bien équipés et aient sur eux des armes à longue portée. Il ne quitta pourtant pas des yeux son interlocutrice, tout en tentant de réfléchir au meilleur moyen de sauver ses deux hommes, sans qu’ils aient à tomber entre les griffes de ces gens d’Hara. Ils avaient peut-être un avantage sur le groupe de la Mord-Sith, en étant ainsi alignés sur le bas côté de la route, Daltaïr se trouvait au milieu de la ligne de mire, il pourrait donc réussir à permettre à ses deux hommes de filer sans plus de cérémonie, certes ce n’était jamais agréable de se prendre un carreau dans la peau, mais mieux valait que ce soit lui qui prenne plutôt que ceux qui se trouvaient en sa compagnie.

Le capitaine fronça les sourcils aux paroles de la jeune femme, il n’aimait décidément pas cette situation et n’arrivait pas à trouver une solution qui permettrait d’éviter au sang de trop couler. Restant toujours aussi silencieux à ses paroles, bien qu’il aurait pu lui dire qu’il était évident qu’il n’était pas un habitué de la Coure, mais qu’importe, elle n’avait pas non plus à le savoir, qu’est-ce que cela aurait pu lui apporter de toute façon ?

Le reste de la discussion ne lui plut guère plus, ni le ton, ni la façon dont cette cavalière le regardait, son regard était peut-être sombre mais celui du cavalier aussi, croyait-elle réellement qu’elle pouvait l’impressionner comme cela ? Elle ne se prenait pas pour n’importe qui et il trouvait cela insupportable. Il se préparait à combattre pour de bon cette fois-ci.


- Plutôt mourir que de vous appelez un jour par ce titre… répondit l’homme alors sombrement, il avait déjà connu les prisons d’Hara et n’était pas prêt à y retourner, pour rien au monde. De plus, il avait une mission qu’il se devait de mener à bien, quoi qu’il arrive.

Sa façon de répondre à l’ordre avait été des plus directe et montrait assez bien ce qu’il ressentait face à cette inconnue, enfin… inconnue, il savait ce qu’elle était et c’était bien suffisant à ses yeux. Sa tête s’était alors légèrement tournée du côté de ses équipiers et il avait vu dans leurs yeux qu’ils étaient tout aussi prêts que lui à se battre. Sans attendre, sa main attrapa alors la garde de son épée et il la sortit de son fourreau avec une aisance qui montrait bien le guerrier accomplit qu’il était.

Les hommes n’étaient pas idiots et suicidaires au point de se lancer contre ce groupe de guerrier tout aussi aguerrit qu’eux, non, ils talonnèrent leurs montures, pour filer directement dans la forêt, s’il fallait se battre, autant les avoir par la ruse et les prendre à revers, il était évident qu’ils devaient croiser le fer, mais pas en se laissant tirer comme des lapins ! A l’abri des branchages, ils seraient tous, plus ou moins, à égalité.

Sans compter le fait que le capitaine avait un atout dans sa manche de taille, qu’il savait présent quelque part dans le coin, il avait du flairer le danger qu’encourait son protégé et était là en dernier recours, comme à son habitude, l’homme savait que pour que la créature apparaisse, il faudrait qu’il se retrouve seul et en très mauvaise position pour venir l’aider. Mais c’était toujours une pensée réconfortante de savoir que quelqu’un veillait sur vous.

Ou alors, avec un peu de chance, l’autre groupe déciderait de passer son chemin sans plus, mais pas de doute qu’avec la menace devoir leur petite équipe leur tomber dessus, ils ne manqueraient pas de partir à leur poursuite fissa… la femme en tous les cas, rien que pour laver l’affront qu’il lui avait fait, il en mettrait sa main à couper !
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Dréa Tirnestel
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Sam 7 Nov - 15:52

Alandrëa venait de donner ses ordres à ses futurs prisonniers. Ces derniers étaient simples à comprendre et on ne peut plus clairs : ils devaient se rendre ou alors ils mourraient. Bien entendu, la Mord-Sith avait aussi ordonné que ses adversaires l’appellent maîtresse. C’était quelque chose d’incontournable que la femme ne laisserait pas passer.

Hélas, ses adversaires – bien que très peu rassurés de faire face à un adversaire comme elle – ne semblèrent pas décidés à coopérer. Pour preuve, leur chef n’exécuta pas les ordres de la Mord-Sith – et par conséquent ses deux hommes non plus. De plus, il se permit une chose que la Mord-Sith n’apprécia vraiment pas : il lui répondit une nouvelle fois. Décidemment, à force de se montrer aussi rebelle, ce soldat de seconde zone allait s’attirer plus que les foudres de la Mord-Sith, et pour cause…

« Sache qu’il y a bien pire que la mort, soldat », répondit la Mord-Sith lorsque l’homme la défia en refusant de lui obéir. « Et si tu ne te décides pas rapidement à jeter les armes à terre maintenant, tu finiras par me supplier de mettre fin à ta minable vie. »

Comme précédemment, la menace n’était nullement dissimulée. Levant une main, la Mord-Sith ordonna à ses hommes de se préparer à tirer sur les deux compagnons de son interlocuteur. Peut-être avait-il besoin d’un peu plus de « stimulation » pour se plier à la volonté de celle qui deviendra bientôt sa maîtresse et à qui il s’efforcera à plaire par tous les moyens imaginables.

Pour toute réponse, l’homme s’empara de la garde de son épée, la tirant du fourreau avec aisance et habilité, signe qu’il était incontestablement un guerrier très talentueux. Alandrëa sentit une vague de plaisir se répandre dans son cœur quand elle s’imagina déposant l’arme de cet homme parmi les nombreux trophées qu’elle conservait de ses précédents dressages. Cet homme ne serait pas la pièce maîtresse de sa collection, certes, mais il aurait incontestablement une grande valeur, c’était indéniable.

Malheureusement, les rêves de la Mord-Sith volèrent en éclats lorsque le chef talonna sa monture. Entre le moment où elle avait parlé et celui où l’homme et ses deux compagnons avaient lancé leurs montures à vive allure au milieu des fourrées, il ne s’était écoulé qu’une seconde à peine. Réagissant d’instinct, Alandrëa baissa vivement la main, ordonnant aux deux arbalétriers de tirer leurs carreaux sur les fuyards. Hélas, les deux soldats D’Haran ratèrent leurs cibles et leurs carreaux vinrent se planter dans les troncs d’arbres marquant la lisière de la forêt, dans laquelle les fuyards étaient partis se terrer.

« Les lâches ! », jura Alandrëa en serrant son poing sur son Agiel. « Poursuivez-les ! »
« Maîtresse Dréa », l’interpella un des soldats D’Haran brandissant toujours une épée, « le Seigneur Rahl attend son trésor avec impatience. Nous devrions laisser ces lâches s’enfuir et nous empresser de rallier le Palais des Peuples pour apporter son trésor à notre Seigneur. »

Alandrëa fit volte-face et décocha au soldat un puissant revers de la main droite, celle où elle tenait l’Agiel. Le contact de l’arme contre la joue du soldat fut si puissant que la lèvre inférieure de ce dernier explosa à l’impact. Qui plus est, lors du contact de l’Agiel contre la peau du soldat, une puissante vague de douleur se répandit dans la joue du soldat, ainsi dans le reste de sa tête.

« Tu oses donner des ordres à une Mord-Sith ? »

La voix d’Alandrëa tremblait sous l’effet de la colère qu’elle venait d’accumuler – par le refus d’obtempérer du mystérieux soldat, ainsi que sa fuite couarde, la queue entre les jambes.

« Je suis désolé, Maîtresse Dréa. Je vous demande pardon », l’implora le soldat en se tenant la tête qui était encore parcourue par les dernières traces de la vague de douleur que la Mord-Sith avait laissé se répandre dans la tête du guerrier. « Nous agirons selon vos ordres. »

Ses ordres ? A savoir poursuivre ces peureux partis se terrer dans un quelconque trou au milieu des racines d’un arbre centenaire. Valaient-ils vraiment le coup de perdre du temps en poursuivant ces lâches plutôt que de livrer son trésor au Maître Rahl ? Méritaient-ils que la Mord-Sith change ses plans et bifurquent de leur route initiale pour les traquer.

« Oh que oui », pensa avidemment la Mord-Sith en son fort intérieur.

Talonnant sa monture d’un puissant coup de talons, Alandrëa s’élança au milieu des arbres, son Quatuor à sa suite. A cause de cet imbécile de soldat, ses adversaires avaient largement eu le temps de prendre de l’avance. A coup sûr, ils auraient le temps de s’éloigner assez loin pour ne plus être trahis par le fracas des sabots de leurs montures.

Néanmoins, il s’agissat apparemment de valeureux guerriers. Et ce genre de guerriers ne fuyait pas devant le danger. Ils avaient un code d’honneur. Ils se battaient jusqu’à la mort pour défendre ce en quoi ils croyaient et ce pour quoi ils se battaient. Ainsi donc, cette avance sur leurs poursuivants pouvait jouer en leur faveur. La Mord-Sith se jetait peut-être volontairement dans un piège. Soit, qu’il en soit ainsi. La partie de chasse n’en serait que plus pimentée.

Néanmoins, quoi qu’il advienne, si ce mystérieux inconnu échappait à la Mord-Sith, le soldat D’Haran qui aurait involontairement permis sa fuite périrait de sa propre main, elle en faisait le serment devant les Esprits.
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Lun 9 Nov - 10:05

[HRP : Hum… un peu foireux, sorry.]

A croire qu’ils les avaient bien eus avec leur petite fuite, mais ce n’était que prendre un peu d’avance pour mieux les avoir, dans un traquenard peut-être. Mais Tiberias n’était plus réellement à ce genre de considération prêt. Il avait bien compris que contre ceux il se battait, il fallait mieux souvent utiliser la ruse, leur chance de survie devenaient beaucoup plus importantes.

De plus, vu l’ennemi qu’ils avaient aux trousses, mieux valait se montrer rusé que de foncer tête baissée dans le tas, sans y réfléchir à deux fois. Les trois hommes n’avaient pas réellement besoin de parler pour se comprendre. Ils se connaissaient depuis longtemps déjà, ce n’était pas pour rien qu’ils se considéraient comme frères d’arme et de ce fait, ils pouvaient monter un plan B sans prononcer un seul mot. Ils étaient prêt à se battre et attendrait la fine équipe sous le couvert des arbres.

L’un d’entre eux était d’ailleurs monté dans les branchages, pour avoir un meilleur champ de vision, une arbalète entre les mains, il savait, lui aussi, faire un carnage avec ce genre d’arme. Avec une telle protection, les deux autres pourraient faire face aux ennemis, sans crainte. Ils laissèrent partir les chevaux un peu plus loin, seuls. Les deux avaient mis pied à terre, les épées toujours dégainées et prêt à se battre. L’un en pleine vue des cavaliers qui allaient arrivés d’une minute à l’autre, tandis que le deuxième était quelque peu caché par les arbres, prêt à les prendre à revers.

C’était Daltaïr qui jouait la proie, après tout, c’était lui que voulait la Mord-Sith, autant attirer toute son attention sur lui, qu’elle en oublie quelque peu le danger. L’homme attendait donc patiemment que les cinq cavaliers apparaissent au coin du chemin, en position défensive, l’heure n’était plus aux paroles mais bien aux coups d’épées.

Le bruit de sabot sur le sol se faisait de plus en plus bien entendre, ils n’étaient donc pas loin et avaient bien vite reprit le pas sur la surprise d’avoir été laissé en plan sans plus d’explication. Comme le guerrier l’avait pensé, la jeune femme n’avait décidément pas appréciée qu’il se moque ainsi d’elle. Sa fierté pourrait être sa perte, ce qui ne manquerait pas de plaire à Tiberias, mais il le savait déjà, cet adversaire serait bien difficile à mettre à terre, il risquait gros, il en était parfaitement conscient, qu’importe…

Le premier homme se fit enfin voir et sans attendre, un carreau vint se planter juste au-dessus de son cœur, l’impact le fit tomber de sa monture sans autre, lui faisant lâcher un cri de douleur. Un autre carreau n’allait assurément pas manquer de venir se planter dans la chaire d’un autre, l’avantage d’une arbalète, c’est qu’elle se rechargeait bien rapidement.

Le deuxième guerrier qui était encore caché dans les fourrés, attendait de voir arriver le dernier de la troupe pour s’attaquer à lui. Ainsi ils réduiraient les membres du groupe à un nombre qui serait le même que le leur, un combat un peu plus loyal que ce qu’il aurait du être au commencement.

Quand au capitaine du groupe, il n’avait pas encore bougé, toujours en mode attente en plein milieu du chemin. Un petit sourire au coin des lèvres, autant se montrer insolent jusqu’au bout et plus il l’énervera, plus il la poussera à faire des erreurs et donc, à pouvoir avoir le dessus et en conséquence, gagner le combat.
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Mer 11 Nov - 16:58

Tiberias > Pour la peine, tu vas morfler ! :p


Alandrëa chevauchait au milieu des arbres à brides abattues. Ayant pénétré plus profondément dans les bois sans suivre de sentiers, elle chevauchait en aveugle, évitant de justesse les arbres qui se dressaient soudain sur sa route. Une chance que cela soit encore l’après-midi et que le soleil soit encore bien haut dans le ciel. Jamais elle ne se serait risquée à ce petit jeu du chat et de la souris à la tombée de la nuit. C’était un moyen sûr de se rompre le cou.

Bref, n’ayant aucune crainte à avoir en ce qui concerne la tombée de la nuit – le coucher du soleil n’étant pas prévu avant plusieurs bonnes heures –, Alandrëa eut tout le temps de méditer sur la possibilité qu’elle soit en train de se jeter dans un piège. Mais cela ne l’inquiétait pas plus que ça en fait. Bien au contraire. La perspective de tomber effectivement dans un piège avait poussé la Mord-Sith à se lancer à la poursuite des trois mystérieux soldats. Elle voulait pimenter un peu cette petite virée hors du Palais des Peuples, où elle était stressée par le manque d’activités « divertissantes ».

Bien que plongée dans ses pensées et lancée à vive allure au milieu des troncs d’arbres, la Mord-Sith perçut quelque chose qui la força à sourire en son fort intérieur. Elle n’entendait plus les sabots des montures des soldats qu’elle poursuivait. N’ayant pas eu une avance suffisante pour les semer aussi rapidement, une seule conclusion s’imposait à la Mord-Sith : les gens qu’elle poursuivait s’étaient arrêtés. La théorie du piège ne faisait que se confirmer. Faisant arrêter ses hommes d’un geste de la main, la Mord-Sith détailla la nature qui s’offrait à son regard, droit devant elle. Comme à l’accoutumée, c’est sans montrer la moindre émotion qu’elle s’exprima :

« Ca sent le piège à des miles à la ronde. Restez sur vos gardes. »

Un ordre que ses hommes avaient tout intérêt à tenir. Pour les Mord-Sith, la loyauté ne pouvait à aller qu’à deux choses : le Petit Père Rahl d’une part, qu’elles avaient pour mission de protéger au péril de leur vie ; et les Sœurs de l’Agiel, qui formaient une grande famille dont les liens transcendaient littéralement ceux de la chair et du sang. Ainsi donc, aux yeux de la Mord-Sith, les quatre soldats qui l’accompagnaient ne représentaient rien. Si elle avait du choisir entre sauver sa vie et la leur – au péril de la sienne bien entendu –, son choix aurait vite était fait.

De plus, en ordonnant à ses soldats – qui devaient la servir comme le stipuler les ordres du Seigneur Rahl –, la Mord-Sith se déchargeait de toute responsabilité à leur égard. Ainsi donc, s’il leur arrivait quelque chose, elle ne pourrait en être tenue pour responsable. Elle les avait mis en garde. Il ne tenait qu’à eux de faire un peu plus attention à leur vie. Elle ne pouvait pas être partout non plus. Elle se devait de protéger le trésor du Petit Père Rahl. Point.

Ne remarquant rien de suspect, mais sentant bel et bien le danger flotter dans les bois, Alandrëa talonna sa monture pour se remettre en route. Gravissant une légère pente, qui lui bloquait la vue, ses hommes et elle descendaient lentement l’autre versent de la pente, arme au poing, lorsque le sifflement retentit. D’instinct, la Mord-Sith se pencha en avant, perçut plus distinctement le sifflement lorsque ce dernier résonna à quelques centimètres de son oreille et entendit sans équivoque le bruit de succion qui s’éleva dans le silence de la forêt lorsqu’un carreau d’arbalète vint se ficher dans la poitrine du soldat qui chevaucher derrière elle.

D’un rapide coup d’œil en arrière, la Mord-Sith vit son homme tombait de cheval au ralenti, une flèche coincée dans sa poitrine, juste au-dessus du cœur. Pour ce dernier, il n’y avait plus rien à faire, elle le sentait. Retirer la flèche reviendrait indubitablement à causer plus de mal que de bien. Et au vu du sang qui tachait déjà l’armure en cuir du D’Haran, d’ici quelques minutes, il se serait vidé de son sang. Sa mort serait lente et douloureuse, mais elle ne pourrait rien y faire. Dommage pour lui.

« Laissez-le. Nous ne pouvons plus rien pour lui », déclara la Mord-Sith en se retournant pour faire face à l’homme solitaire qu’elle voyait se dresser au loin, dans une clairière. « Amenez-moi cet homme ! Je le veux vivant. Tuer les deux autres. »

Talonnant une nouvelle fois sa monture, Alandrëa s’élança au triple galop en direction du guerrier qui lui avait tant manqué de respect. Ignorant le nouveau tir d’arbalète – ainsi que le cri de douleur qui le suivit l’instant d’après –, la Mord-Sith resta focalisée sur cet homme dont elle ignorait toujours le nom. Mais cela ne saurait durer. Une fois qu’elle en aurait fait son petit chien, il ferait n’importe quoi pour la satisfaire, même s’arracher les ongles lui-même, un par un, si elle le lui ordonnait.

Lorsqu’elle arriva au niveau du guerrier, le voyant sourire avec insolence, la Mord-Sith lâcha les rênes de son cheval et attendit le moment propice pour agir. Lorsque ce dernier vint, elle glissa sa jambe gauche sur le flanc droit de son cheval et sauta sur sa cible. Percutant le guerrier de plein fouet, l’homme et la Mord-Sith roulèrent ensemble sur quelques mètres avant d’être séparés.

Se redressant en un quart de seconde d’un coup de reins, la Mord-Sith serra plus fort son Agiel qui n’avait pas quitté sa main une seule seconde depuis qu’elle l’avait dégainé peu avant la fuite des trois hommes. S’avançant vers le guerrier téméraire, elle lui décocha un magnifique revers de la main droite – renforcée de fer, cela va de soit – avant de lui dire :

« Je vais t’apprendre les bonnes manières, petit chien ! Mais avant, je dois t’apprendre à craindre l’Agiel et la punition qui l’accompagnera si tu continues à me tenir tête. »

Accompagnant la parole du geste qui allait avec, la Mord-Sith lui appliqua un court moment son Agiel contre le menton, alors qu’il tentait de se redresser. Retirant l’Agiel, la Mord-Sith s’apprêta à décocher un nouveau revers de la main, mais son adversaire eut une seconde d’avance sur elle. Malheureusement pour elle…
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Sam 14 Nov - 11:45

[HRP : Mais toi aussi très chère. XD ! ‘Scuse pour le temps d’attente.]

Un homme était tombé, un autre ne manqua pas de le rejoindre bien vite, ce qui égalisait enfin les forces, d’un côté comme de l’autre. Sauf que la troupe d’Hara était en pleine vue, alors que ceux de Ruad étaient encore bien planqués sous le couvert des arbres. La ruse était parfois bien plus utile que la force brute et Tiberias attirait l’attention de la Mord-Sith, ses deux subalternes s’intéresseraient directement à ses compagnons d’arme. Chacun son homme en quelque sorte, un combat donc, des plus équitables. Qui ne devait sûrement pas plaire aux ennemis, qui avaient plus l’habitude d’écraser tout ceux qui se dressaient contre eux.

Le capitaine ne quittait pas des yeux la jeune femme, mais du avoir une seconde d’inatention, car au moment où il tenta de porter son coup, pour la faire tomber de cheval, celle-ci prit les devant et il se mangea ses deux pieds dans le torse. Vu la vitesse du cheval au galop, l’impact fût des plus rude, lui faisant lâcher son épée tout en se faisant dégager en arrière, plus une perte d’équilibre qui le fit basculer au sol, la guerrière sur lui, prise dans son élan. Ca commençait mal tout ça, mais ce n’était que le début et Daltaïr n’était pas du genre à se laisser avoir sans se battre jusqu’à son dernier souffle.

En parlant de souffle, fallait bien avouer qu’il était un peu coupé à l’instant, du au choc et le temps qu’il reprenne ses esprits pour se relever au plus vite, un coup bien placé le fit rester à terre encore quelques instants, sonné. Il secoua la tête pour se remettre les idées en place, passant le revers de sa main sur les lèvres, il constata bien vite que du liquide chaud s’introduisait dans sa bouche et au goût, pas de doute, c’était du sang. Un coup d’œil sur sa main, confirma ses doutes, vu la tâche rouge qui maculait son gant. Une moue traversa son visage, avant qu’il ne se redresse cette fois-ci, pour de bon, alors que son adversaire lui faisait comprendre qu’elle avait bien l’attention d’en faire son souffre douleur.

Encore une fois, elle fût plus rapide que lui, puisqu’elle plaça son arme sous son menton et la douleur qui s’en dégagea ne se fit pas attendre. Il ne put lâcher un cri de douleur, l’impression qu’on venait de lui mettre un tison ardent sous la mâchoire était insupportable. Il manqua de tomber à genoux, quand il sentit que l’Agiel n’était plu en contact avec sa peau, arrêtant de ce fait la douleur qui l’accompagnait.

Tiberias ne lui laisserait plus l’avantage du combat et reprenant ses esprits bien rapidement cette fois-ci, il attrapa le poignet de son ennemie, alors qu’elle s’apprêtait à le frapper encore une fois et le tordit sans état d’âme, presque à l’en casser. Il la tenait fortement, sa main serrait comme un étau et il l’obligea à lâcher son arme, qu’il jeta bien plus loin dans les fourrés. Son regard était noir et il était clair que l’homme ne lui ferait aucun cadeau.

C’était à son tour de lui faire goûter les plaisirs de se prendre des coups et sans attendre c’est carrément son poing qui vint s’écraser sur son visage. Oui, normalement, il avait un peu plus de considération pour les femmes, mais quand on se retrouvait face à un danger pareil, l’instinct de survie était le plus fort et notre guerrier ne faisait plus de distinction de sexe. Elle n’aimait pas se faire traiter comme une vulgaire femme, il venait de lui montrer qu’il la traitait comme n’importe quel autre homme qu’il pouvait croiser sur le champ de bataille.

D’un geste rapide et souple, profitant d’avoir embrouillé quelques instants les esprits de la guerrière, il avait sortit la dague qui se trouvait attachée à son ceinturon, dans son dos et l’avait plaqué contre sa gorge. Plantant son regard dans le sien, sa détermination était tout à fait visible, il risquait bien de lui trancher la gorge.


- La seule bonne manière que j’aurais envers vous, c’est bien de vous tuer rapidement.

De leur côté, ses deux hommes étaient aux prises avec ceux de la Mord-Sith et le combat faisait rage, aucun des deux partis n’était prêt à lâcher, il était évident que tout cela se terminerait dans le sang des uns ou des autres.
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Lun 16 Nov - 18:43

Alandrëa venait de retirer son Agiel de sous le menton de son adversaire. Elle avait en tête de le gifler à nouveau, pour l’obliger à retourner à terre. Ensuite, elle lui aurait placé son Agiel entre les reins, pour lui paralyser quelques secondes les jambes, afin qu’il ne puisse pas s’enfuir.

Malheureusement, ses plans tombèrent à l’eau, car son adversaire était un dur. Faisant fi de la douleur, il parvint à reprendre ses esprits beaucoup plus vite que la Mord-Sith ne l’aurait cru. Et de ce fait, il eut un temps d’avance sur la femme.

Alors qu’elle s’apprêtait à lui décocher un joli revers de la main droite, il attrapa le bras de la Mord-Sith en plein vol et le lui tordit dans le dos. La forme que dessina le bras de la Mord-Sith aurait donné la nausée à plus d’une personne tant la tension qui s’exerçait sur lui manquait de briser tous les os constituant le membre en question. Cette position était des plus insoutenables pour la Mord-Sith qui avait réellement le sentiment que son bras était en train de se casser de toute part. Elle sentait l’effort contre lequel les os luttaient pour ne pas se briser. Si elle ne tenait pas à perdre son bras, elle allait devoir se sortir de là, et très vite.

Sans pousser le moindre cri de douleur, sa formation lui ayant fait subir des tortures beaucoup plus douloureuse que ce simple étau – ses formatrices n’ayant pas hésité, elles, à lui briser les os – Alandrëa tenta de frapper son adversaire avec le coude de son bras libre, mais l’homme qui la tenait fermement était hors de portée. De plus, cette tentative de frappe ne fit que donner raison à son adversaire car cela accentua la douleur que lui faisait déjà ressentir l'étau qui emprisonnait son bras.

Alors, d’une pression concentrée sur le poignet de la Mord-Sith, son adversaire parvint à lui faire lâcher son Agiel. Par chance – et après tout, c’était pour ça qu’elle était faîte –, l’Agiel resta suspendu à la chainette en or qui entourait le poignet de la Mord-Sith. Elle n’avait qu’un geste à faire avec le poignet pour que l’arme revienne prendre sa place dans sa main où il pouvait remplir sa fonction meurtrière. Malheureusement, dans sa position actuelle, la Mord-Sith ne pouvait rien faire, si ce n’est sentir la chaînette se briser lorsque son adversaire l’arracha pour jeter l’Agiel au loin.

La lâchant, il lui laissa à peine le temps de se retourner, lui envoyant immédiatement son poing dans la figure. La puissance du coup fut telle que la Mord-Sith vacilla sur place, laissant un genou s’enfoncer dans le sol légèrement humide de la force. Secouant la tête pour ne pas se laisser aller à tomber dans l’inconscience, elle chassa les petites étoiles qui brillaient devant yeux, faisant abstraction de la douleur lancinante qui lui brûlait la joue. Elle avait connu bien pire. Ce qu’elle ressentait là était presque comme une caresse des rayons du soleil sur sa peau, lors d’une journée ensoleillée en été.

Sentant peu à peu la réalité s’imposer à elle, Alandrëa comprit qu’elle ne tomberait pas inconsciente. Se préparant à retourner au combat pour montrer à son adversaire qu’il était suicidaire d’oser lever la main sur une Mord-Sith, Alandrëa commença à se redresser, mais son geste fut accompagné par le contact glacial d’une lame. Une dague vraisemblablement car elle avait désarmé son adversaire lorsqu’elle lui avait sauté dessus depuis son cheval ; et entre temps, elle doutait qu'il ait eu le temps de retourner chercher son épée.

Forcée de lever les yeux pour plonger son regard empli de folie dans les yeux de son adversaire, la Mord-Sith eut un sourire amusé lorsqu’elle lut dans son regard toute la détermination et le sang-froid dont il ferait preuve si elle l’obligeait à faire usage de son arme. Son sourire s’élargit un peu plus lorsque son adversaire parla, disant que la seule bonne manière qu’il aurait envers la Mord-Sith serait de la tuer rapidement.

Sans prendre la peine de répondre pour le moment, la Mord-Sith leva lentement une main, s’assurant d’être vue de son adversaire pour qu’il ne s’imagine pas avoir à faire à une tentative d’attaque. Se passant deux doigts sur les lèvres, Alandrëa fit disparaître la goutte de sang qui avait perlé au coin de sa bouche. Lorsque l’homme l’avait frappé, il n’avait pas lésiné sur les moyens. Si ses lèvres étaient miraculeusement intactes, la puissance du coup avait du lui faire exploser une gencive ou une dent avait du bouger de son emplacement, car elle sentait le goût métallique du sang dans sa bouche.

Frottant son propre sang entre ses doigts, la Mord-Sith baissa les yeux, examina le liquide écarlate et poisseux qui recouvrait ses doigts et éclata d’un petit rire aigu et amusé.

« Cela faisait bien longtemps qu’un homme n’avait pas eu le cran de faire couler mon sang. Je dois avouée que je suis plutôt impressionnée. »

Elle marqua une pause, replongeant son regard froid de colère dans les yeux de son adversaire.

« Néanmoins, pas assez pour te laisser l’honneur de m’ôter la vie. »

D’un geste vif et bien placé, la Mord-Sith leva son genou et frappa sans retenue. Pour avoir osé lever la main sur elle, la Mord-Sith pria les esprits pour que son coup fût assez puissant pour empêcher son adversaire de pouvoir un jour donner naissance à un enfant.

Reculant de justesse pour éviter le revers de la dague, Alandrëa réussit à l’esquiver, même si la pointe aiguisée de l’arme parvint à lui dessiner une entaille superficielle à la base du cou. Profitant que son adversaire était à moitié plié en deux, en se tenant les parties qu’elle avait meurtries avec joie, la Mord-Sith repassa à l’offensive sans perdre une seconde.

Agrippant à son tour le bras de son adversaire, elle le passa par-dessus sa tête et le fit tourner de telle façon que si elle tirait un peu plus, l’épaule de son adversaire sortirait de son emplacement. Ainsi démuni, l’homme avait tout intérêt à éviter de bouger s’il ne voulait pas se retrouver avec une épaule disloquée, ce qui ne lui serait guère utile pour poursuivre le combat, il fallait y consentir.

Tirant sur les doigts l’un après l’autre - l'un d'eux émit d'ailleurs un craquement délicatement qui fit sourire la Mord-Sith -, Alandrëa obligea l’homme à lâcher son arme qui tomba aux pieds de la Mord-Sith.

« Bien », dit-elle, « tu as fini par exécuter un de mes ordres. Ne t’avais-je pas ordonné de jeter tes armes à terre ? Maintenant c’est chose faite, même si pour cela il a fallu y mettre beaucoup de persuasion. »

Levant sa jambe droite, Alandrëa vint frapper l’estomac de l’homme qu’elle tenait en otage, plié en deux. Réitérant le geste une seconde fois, ce n’est qu’au troisième coup – le plus puissant des trois – qu’elle lâcha le bras de son adversaire, laissant ce dernier rouler sur le sol suite à la puissance du coup, le souffle coupé.

Se baissant pour ramasser la dague, Alandrëa s’approcha lentement de son adversaire, le contournant tandis qu’il reprenait son souffle, pour venir se placer dans son dos. S’agenouillant à terre, en faisant craquer le cuir de sa combinaison, la Mord-Sith tira en arrière la tête de l’homme en lui agrippant sauvagement les cheveux. Ce fut à son tour de placer la lame de la dague de son adversaire sur la gorge de ce dernier. Doux euphémisme que de voir un guerrier menacé de mort par sa propre arme.

« A présent, passons aux choses sérieuses, si tu le veux bien. »

Faisant tourner la dague dans sa main, la Mord-Sith donna un coup de pommeau dans le dos de son adversaire, entre les reins, là où elle avait voulu le frapper avant qu’il ne lui retire son Agiel, lui paralysant ainsi les jambes pour deux bonnes minutes. D’ailleurs, en parlant d'Agiel, la Mord-Sith estima venue l’heure de récupérer son arme favorite.

Lâchant son futur esclave, la Mord-Sith s’éloigna à pas lents et balaya les herbes hautes et les fourées du regard. Elle ne mit guère longtemps à retrouver sa lanière de cuir, qui pendait tristement à la branche d'un arbuste tout rabougris. La ramassant, elle ferma les yeux une demi-seconde, le temps de faire abstraction de la douleur qui se répandait dans son corps. Tel était le quotidien des Mord-Sith. Elles ressentaient elles aussi la douleur qui émanait de leur Agiel lorsqu’elles s’en servaient. D’ailleurs, elle allait pouvoir pleinement goûter la morsure de l’Agiel car elle comptait bien s’en servir dès maintenant.

Faisant volte-face, la Mord-Sith fusilla du regard l’endroit où son adversaire se tenait quelques secondes plus tôt. Il n’y était plus. Mais elle n’eut pas le temps de balayer la zone du regard. Elle fut percutée de plein fouet par un colosse qui lui donna l’impression d’être passée sous une charrette. Se sentant tomber à la renverse, elle ne lutta pas, faisant en sorte de garder sa prise sur les deux armes qu’elle tenait dans ses mains.

Si son adversaire tenait à la désarmer, il allait cette fois-ci devoir lutter plus férocement car la Mord-Sith ne lâcherait pas ses deux armes avant d’avoir rendu son dernier souffle.
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Jeu 26 Nov - 0:12

Si le combat avait été facile, il n'y aurait pas eu de plaisir. Tiberias avait bien vite compris qu'il avait affaire à un adversaire des plus coriaces, même si cet adversaire était une femme. Mais le guerrier n'était pas du genre à s'arrêter au sexe de celui qui lui faisait face, surtout quand il ou elle était armé(e). Ces dames étaient bien loin de ce que l'on appelait le sexe faible, après tout, il avait bien côtoyer une Reine guerrière pendant de longues années, ce qui lui avait apprit l'humilité et la méfiance face à ce genre de combattant.

La Mord-Sith ne faisait donc pas défaut à cet ordre de penser, de plus, elle était comme toutes celles de sa race. Dangereuse. Lui savait qu'il ne devait en aucun cas tomber entre ses griffes ou il n'en sortirait pas vivant, enfin, disons qu'il mettrait du temps à mourir et ça, il se le refusait. Jamais il n'accepterait de devenir le serviteur de qui que ce soit, c'était un homme libre et il y tenait, à sa liberté!

Se méfiant de tous les gestes suspects qu'elle pouvait faire, il fût presque surpris de la voir sans aucune crainte, s'essuyer le filer de sang qui coulait le long de ses lèvres et lui parler comme si de rien n'était, alors qu'il lui avait quand même posé le froid de sa lame sur la gorge...


- Je n'ai pas fini de le faire couler.
Fit alors l'homme armé pour toute réponse.

Il était donc prêt à la faire passer de vie à trépas en un clin d'oeil, c'était bien sur sans compter la hargne de l'ennemie, qui l'aida à l'empêcher de mettre son plan à bien, en fait, il n'eut pas le temps de comprendre grand chose, qu'une douleur innommable se fit sentir, le faisant se courber en deux directement, la dague avait rejoint le sol, puisqu'une main venait de se poser à terre pour supporter le poids de son corps et il se tenait les parties avec une moue de douleur. Saloperie! Elle avait vraiment frappé là où ça faisait mal et sans y mettre de gant! Il serrait les dents tout en tentant de reprendre ses esprits, sans grande réussite et quand ce fût le cas, ce n'était que parce qu'il se retrouvait dans une position des plus désavantageuse.

Son bras était tordu de telle façon que l'épaule risquait de se déboiter en un rien de temps et il rageait de n'avoir pas vu le coup de genou venir. Il n'aurait pas du attendre et la tuer sans autre, pour sur, à la prochaine occasion il n'hésiterait plus une seule seconde, elle allait lui payer cher tout cela! Enfin pour l'instant, c'est lui qui ne faisait pas le malin et il tenta tant bien que mal de garder son arme en main, sans y arriver. Ses doigts s'ouvrirent sous la pression qu'exerçait la femme, faisant tomber la dague à leur pied. Et si Drëa n'avait pas semblé montrer une once de peur quand leur rôle était inversé, Daltaïr fit de même, un léger sourire au coin des lèvres.

- Exécuter... c'est un grand mot, j'ai eu droit à un peu d'aide. Son ton était moqueur, mais pas pour longtemps, car par trois fois, ce foutu genou vint s'écraser dans son estomac, décidément, elle lui en voulait!

Comme s'il n'avait déjà pas assez mal comme cela, voilà qu'il se retrouvait à nouveau par terre, gicler quelque pas plus loin de la Mord-Sith après le dernier coup qu'elle lui avait mis. Couché sur le dos, une main sur le ventre, il reprenait son souffle en tâtonnant ses côtes, pour sur, elle lui en avait pétée au moins une. Une moue traversa alors son visage, ça n'allait pas être du gâteau pour la suite du combat, si ses foutus os le faisaient souffrir.

Repos de courte durée, avant qu'il ne se sente tiré en arrière par les cheveux, sa propre lame sous la gorge. Elle croyait réellement qu'il se laisserait encore faire sans réagir? C'était bien mal connaître notre ami, qui se battrait jusqu'à ce que mort s'ensuive, la sienne ou celle de son adversaire. Le coup dans les reins le laissa sur place quelques instants, il avait bien morflé en peu de temps et avait besoin de se reprendre.

Le temps que l'autre aille récupérer son arme en fait. Il se leva tant bien que mal et sans attendre, prit tout son élan et alla lui biller dedans, tel un joueur de rugby professionnel. Le talcage était parfait, mais quand ils se retrouvèrent tout deux au sol, la jeune femme n'avait toujours pas lâché ses armes... humpf.... il lui attrapa alors sans attendre les deux poignets, les serrant alors comme des serres d'oiseaux, tandis qu'ils roulaient tout deux, luttant pour leur survie.

Malheureusement pour lui, la Loi de Murphy avait décidé de l'emmerder quelque peu et quand il se retrouva en position de force sur celle qu'il combattait, deux pointes de lames se collèrent alors contre sa nuque, tandis qu'une voix forte et mauvaise lui faisait comprendre que s'il ne lâchait pas de suite "Maîtresse Drëa", il irait bien vite retrouver ses ancêtres.

Mmm... ça s'annonçait mal tout ça, qu'est-ce que ça voulait dire? Que ses deux compagnons étaient morts? Il espérait sincèrement que non, il les appréciait comme des frères, leurs pertes seraient dur à accepter, bien que c'était le genre de mort que toute sa troupe souhaitait avoir, mourir au combat, quoi de plus noble?

Tiberias dut bien obligatoirement obéir et finit par lâcher la Mord-Sith, sans pour autant la quitter des yeux, levant les mains en hauteur pour montrer qu'il abdiquait, en tous les cas, pour quelques minutes, le temps de monter un plan de secours. Sa respiration était un peu saccadée et lui aussi avait une lèvre en sang, elle avait explosée pendant la bataille... mais dans quel pétrin est-ce qu'il s'était encore mis?
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Jeu 26 Nov - 16:03

Ayant ramassé son Agiel, Alandrëa se délecta de la morsure de l’arme qui laissa couler une puissante vague de douleur dans le bras de la Mord-Sith. Mais comme toutes ses sœurs de l’Agiel, Alandrëa avait été dressée – dans sa toute jeunesse – pour résister à la douleur et pour y faire face sans ciller un seul instant. De ce fait, la morsure de l’Agiel lui décrocha un sourire de bien-être. Elle avait le sentiment de ne faire qu’un avec l’arme. Sans son Agiel, une Mord-Sith n’était plus rien. Or, ces femmes avaient besoin d’exister, sinon elles étaient détruites par la folie qui régnait dans leur esprit.

Quoiqu’il en soit, revenant au temps présent, Alandrëa fit volte-face, armes aux poings, prête à faire subir mille morts à cet homme qui avait osé se dresser devant elle avec tant de hargne, à tel point qu’il avait été jusqu’à faire couler le sang de la Mord-Sith. Rien que pour ça, elle demandait réparation. Mais les Mord-Sith n’avaient pas la même notion de pardon que le commun des mortels. Pour elle, pardon rimait avec mort. Ainsi soit-il.

Pourtant, son adversaire avait disparu de son champ de vision. L’ayant frappé à la colonne vertébrale, entre les reins, la Mord-Sith s’attendait à le retrouver là où elle l’avait laissé. Normalement incapable de se servir de ses jambes, le guerrier n’aurait pas du pouvoir se relever et fuir. Quant à ramper, la Mord-Sith n’avait pas tourné le dos assez longtemps pour lui permettre de s’éloigner autant. Que s’était-il donc passé ?

Elle n’eut pas le temps de formuler une hypothèse. Percevant un mouvement sur sa gauche, elle se retourna juste à temps pour voir la masse corpulente du guerrier se jeter sur elle. La plaquant au sol avec force, Alandrëa accusa le coup en silence – là où une femme normal aurait gémit de douleur et se serait mise à pleurer, de peur de voir la mort apparaître.

Emportés par l’élan du guerrier, la Mord-Sith et son adversaire roulèrent sur plusieurs bons mètres, avant de finalement s’immobiliser en bas d’une petite pente – raison pour laquelle ils avaient autant roulé donc. Se retrouvant en position de faiblesse, sous le corps musclé et puissant de son adversaire, Alandrëa se débattit pour se libérer de la prise de l’homme. Mais ce dernier profitait de sa position de force pour lui maintenir les mains plaquées au sol, l’empêchant ainsi de se servir de son Agiel ou de la dague qu’elle tenait toujours dans ses mains.

Une chance se présentant rarement deux fois, Alandrëa voulut frapper une nouvelle fois dans les parties intimes de son adversaire, mais ce dernier avait semble-t-il pris ses précautions. Ne pouvant que se débattre sans parvenir à se libérer, Alandrëa sentit la rage monter en elle. Le regard noir qu’elle lança à son adversaire était plus sombre encore que la noirceur des ténèbres au milieu desquels le Gardien fut jadis enfermé par le Créateur. La folie se répandait dans le corps de la Mord-Sith. Elle était devenue une bombe sur le point d’exploser.

« Tu paieras de ta vie pour cette affront », siffla Alandrëa, donnant beaucoup de poids à sa menace grâce à son regard noir des plus insondables.

Deux masses corpulentes entrèrent alors dans le champ de vision de la Mord-Sith, dans le dos de son adversaire. Reconnaissant les visages et les armures en cuir noires et rouges, Alandrëa arrêta de se débattre et un sourire sadique étira ses lèvres d’une oreille à l’autre.

« La chance a tourné, on dirait », plaisanta la Mord-Sith tandis que les pointes acérées des épées des deux D’Harans – seuls rescapés du piège tendus par le guerrier et ses deux hommes – venaient se poser contre la nuque de celui qui maintenait la Mord-Sith à terre.

L’un des deux D’Haran, le brun, aboya des ordres au geôlier de la Mord-Sith.

« Lâche Maîtresse Dréa, sale bâtard, où je t’arrache la tête dans la seconde. »

Appuyant la pointe de sa lame dans la chair du cou de son adversaire, le soldat D’Haran signala par ce geste qu’il ne plaisantait pas le moins du monde. Tout bon guerrier aurait aussi compris le sous-entendu qui accompagnait le geste : si tu tentes de t’enfuir ou d’attaquer, tu subiras le même sort.

Obligé d’obéir, l’homme qui maintenant la Mord-Sith à terre finit par lâcher prise. Se redressant, il la libéra au passage du poids qui lui coupait à moitié la respiration. A présent libre, la Mord-Sith ne remit sur pieds en un clin d’œil, son cuir craquant délicatement sous la contrainte du mouvement.

Une fois debout, Alandrëa riva de nouveau son regard noir sur son adversaire à présent à sa merci. Contraint de rester à genoux, les armes des deux soldats D’Harans continuant de menacer sa vie, l’homme n’arrivait pas à la taille de la Mord-Sith, qui se retrouvait de ce fait en position de force.

« Oui », siffla-t-elle, amusée, en réponse à sa première remarque, « on dirait bien que la chance a tourné pour toi, petit chien. »

Un revers de la main droite s’abattit sur la joue du soldat à sa merci. En plus de la douleur qu’avait du lui causer le gant renforcé de fer, la main qui le frappa au visage était celle tenant l’Agiel. De ce fait, l’arme de la Mord-Sith entra un court instant en contact avec la joue de son adversaire. Et si court que fut le contact, il fut néanmoins suffisant pour donner un avant-goût de ce que serait le futur de l’homme.

Jetant un regard de dégout au corps qui se débattait pour se remettre à genoux, la Mord-Sith détourna la tête de son nouveau jouet et posa les yeux sur le deuxième soldat D’Haran encore en vie, un blond celui-là.

« Qu’est-il arrivé à ses acolytes ? », demanda-t-elle, faisant allusions aux camarades de son nouveau jouet.
« Nous les avons maitrisé, Maîtresse Dréa. »
« Je vous avais ordonné de les tuer », s’exclama Alandrëa d’une voix menaçante. « Depuis quand vous n’exécutez pas les ordres d’une Mord-Sith, soldat ? »
« Je suis navré, Maîtresse Dréa », s’excusa le soldat en baissant les yeux pour ne pas croiser le regard de la Mord-Sith. « Nous pensions que vous apprécieriez d’avoir deux autres petits chiens pour occuper vos journées. Nous savons à quel point le dressage est important à vos yeux. Nous voulions vous faire plaisir. »

La Mord-Sith ne répondit rien. A vrai dire, elle ne sut que répondre à cela. Elle n’était pas habituée à voir des hommes faire en sorte de lui faire plaisir, hormis ceux qu’elle dressait. Mais elle n’était pas dupe. Le soldat avait trouvé une excuse pour sauver sa vie. Il craignait trop la Mord-Sith pour avouer avoir commis une erreur. Il savait ce qu’il en coûtait de mettre une Mord-Sith en colère.

Néanmoins, Alandrëa n’aurait pas pu laisser libre court à sa colère. Son escorte ne comptait à présent plus que deux hommes, et le trésor qu’elle devait ramener à son Maître était trop important pour qu’elle se sépare d’un de ses gardes du corps. En plus, si elle devait emmener avec elle trois prisonniers, avoir les deux soldats D’Haran pour s’occuper d’eux ne serait pas de trop.

« Bien », finit par dire la Mord-Sith. « J’aurais déjà beaucoup à faire avec celui-là », dit-elle en désignant le guerrier à genoux devant elle du menton. « Mais je suis sûre que mes Sœurs de l’Agiel vous seront reconnaissantes pour cette attention. Prépare nos chevaux et attache les prisonniers à nos selles. Nous n’avons plus de temps à perdre à présent. Le Seigneur Rahl nous attend avec impatience. Inutile de le faire languir plus longtemps. »

Baissant les yeux sur son prisonnier le plus intéressant, la Mord-Sith perçut du coin des yeux le soupir de soulagement de son garde du corps. Pendant un instant il avait cru que son heure avait sonné. Il était soulagé que la Mord-Sith se soit montrée clémente. Aussi se dépêcha-t-il d’exécuter les nouveaux ordres de la Mord-Sith, de peur qu’elle ne change d’avis sur sa décision. Quoiqu’il en soit, elle avait autre chose en tête pour le moment.

Agrippant son prisonnier au niveau du cou, la Mord-Sith l’obligea à lever les yeux vers elle.

« Vu que nous allons être très proches dans les jours à venir, je pense qu’il est légitime de ma part de te demander ton nom, petit chien. Et ne t’avise pas de me mentir, car je saurais te faire payer ton affront. Alors ? Quel est ton nom ? J’attends… »
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Sam 28 Nov - 16:38

Tiberias était franchement dans une mauvaise position et il se demandait comment il pourrait s'en sortir. A genou, devant la Mord-Sith, il serrait les dents de rage, de s'être laissé ainsi prendre. Il ne supportait pas non plus la soumission qu'on l'obligeait à montrer face à cette femme arrogante. Si seulement il pouvait se remettre debout et continuer le combat, elle verrait combien il lui serait difficile de le faire passer de vie à trépas. Enfin, elle avait déjà du le remarquer, mais là, il venait de perdre toute crédibilité et il rageait intérieurement. La pointe de l'épée qui s'était quelque peu plantée dans sa nuque ne lui faisait pas non plus grand bien, mais il supportait la douleur sans broncher.

Elle lui avait promit qu'il payera ce qu'il lui avait fait, à l'instant, il n'en doutait pas une seule seconde. Elle semblait rancunière, un peu comme lui d'ailleurs, ce qui ne lui laissait pas beaucoup de chance de s'en sortir... la chance avait tournée, mais elle pouvait encore tournée et revenir à son avantage. Tant qu'il était en vie, il garderait l'espoir, de plus, l'image de Lilian apparaissait furtivement dans son esprit, l'obligeant à réfléchir à une solution, il ne pouvait pas rester entre les mains de la Mord-Sith et périr ainsi, car il savait pertinemment ce qui l'attendait au bout du chemin.

Ses pensées furent coupées par un revers magistral de son ennemie, qui l'envoya à terre, enfin, il ses mains partirent en avant pour l'empêcher de s'étaler de tout son long, mais la douleur à la joue fut insupportable. Il ferma les yeux quelques secondes, comme si cela allait pouvoir l'aider à la faire disparaître plus rapidement, puis il se redressa, se retrouvant à nouveau à genoux. Car l'arme qui le menaçait de lui trancher la tête, ne quittait définitivement pas l'arrière de sa tête. Secouant celle-ci, pour reprendre un peu ses esprits, il attrapa quelques bribes de la conversation et apprit que ses hommes étaient toujours en vie.

Un soupire de soulagement silencieux passa ses lèvres, c'était une bonne nouvelle, au moins une. Elle n'apprécia pas de l'apprendre par contre et elle avait entièrement raison. Car si les hommes de Ruad réussissaient à se défaire de leurs liens, il risquait d'y avoir encore quelques morts dans cette forêt. Ses sourcils se froncèrent à la suite de la discussion, il n'aimait réellement pas ce qu'il entendait, ce qui le motivait encore plus à devoir trouver un moyen à sortir ses gars de là.

Une main se serra alors comme un étau sur sa gorge et il planta son regard noir dans celui de la Mord-Sith, qui lui demandait son nom. Une moue traversa son visage, tandis qu'il sentait qu'il avait comme un peu de mal à respirer, elle ne lui bloquait pas encore la respiration, mais la rendait difficile.


*Je ne suis plus très loin, petit homme...*

Son regard se leva alors quelques secondes vers le ciel, caché par l'épais feuillage des arbres. Voilà un coup de pouce du destin qui ne serait assurément pas de trop! C'était rare pour être noté, mais il était presque heureux de l'avoir entendu. Est-ce que le dragon avait ressenti les effets de l'Agiel pour débarquer aussi vite? A n'en pas douter, c'était assuré. L'homme reporta bien vite son attention sur la jeune femme.


- Mes... amis et mes alliés m'appellent par mon nom... mais vous, vous... pouvez m'appeler, capitaine.

BAM! Non mais elle rêvait pour le voir docile et soumis aussi rapidement. Il ne lui ferait pas ce plaisir. Jamais! Et ce n'était pas parce qu'il savait que les forces allaient à nouveau s'équilibrer. Non, il aurait eu ce comportement suicidaire, même sans l'arrivée imminente du Vert. D'ailleurs... il cru voir un léger tressaillement dans les branchages au-dessus d'eux, les chevaux devenaient nerveux... la suite risquait de faire mal.

Que cette "maîtresse Drëa" profite encore quelques instants de sa main mise sur le soldat, car ça ne durerait pas.
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Lun 30 Nov - 13:18

Alandrëa n’avait laissé passer l’erreur de jugement des deux soldats qu’avec difficulté. Elle refusait de ne pas être obéie aux doigts et à l’œil. Pourtant, sa fonction au sein de la hiérarchie D’Harane imposait que les soldats lui obéissent. De toute manière, ces derniers avaient généralement trop peur de ses sœurs et elle pour oser se rebeller et faire jouer leur droit à la parole.

Après tout, les Mord-Sith étaient réputées pour être intraitables, sans cœur, sans pitié et sans remords. Elles étaient fortes, endurantes et sadiques comme cela n’était pas permis. C’est pour cette raison que les soldats – même les plus intrépides – avaient les cheveux qui se dressaient sur leur nuque lorsqu’ils voyaient apparaître la tenue de cuir rouge et la longue natte que portaient les Sœurs de l’Agiel. Lorsque celles-ci apparaissaient à l’horizon, la souffrance et la mort n’étaient jamais très loin.

Néanmoins, malgré la colère que refoulait la Mord-Sith vis-à-vis de ses soldats, elle eut une pensée pour ses Sœurs de l’Agiel. Elles étaient une grande famille. Et la famille passait toujours avant tout. Ainsi, la Mord-Sith épargna la vie du soldat – pour le moment – jugeant que les deux prisonniers rescapés feraient de bons petits chiens pour ses sœurs. Maîtresse Constance et Maîtresse Ilanna se languissaient aussi depuis plusieurs jours de n’avoir personne à dresser sous la main. Ce serait bientôt chose réglée.

Ayant alors reporté son attention sur son prisonnier à elle, le mystérieux soldat dont elle ignorait toujours le nom, Alandrëa avait agrippé son prisonnier au niveau du cou pour l’obliger à lever les yeux vers elle. Après tout, elle n’allait quand même pas se mettre à genoux, elle aussi, pour plaire à monsieur. Non… elle valait beaucoup mieux que cela, elle.

Appuyant un peu sur la trachée-artère, la Mord-Sith privait son prisonnier d’une bonne partie de son air, ce qui devait en théorie l’inciter à se montrer un peu coopératif. Cela marchait avec la plupart des prisonniers. Et Alandrëa avait beaucoup se douter que cela serait sans effet sur ce prisonnier là en particulier – elle avait après tout eu un avant-goût de son habileté à se montrer rebelle et réfractaire à la moindre once d’autorité –, elle tenta quand même le coup. Après tout, pour trouver les faiblesses d’un homme, il suffisait de tout lui faire endurer et voir face à quoi il blanchissait et perdait consistance.

Voyant que son prisonnier levait les yeux au ciel au lieu de répondre à sa question, la Mord-Sith durcit plus fermement sa prise – appuyant avec plus de force sur la trachée-artère – avant d’obliger l’homme à la regarder à nouveau.

« Je t’ai posé une question », dit calmement la Mord-Sith. « Comme je te l’ai déjà dit, quand je pose une question, j’attends de toi que tu me donnes une réponse qui me satisfasse. Si tu le fais, je me montrerai douce et conciliante dans mon dressage. Si tu t’entêtes à ne pas vouloir me satisfaire, je te ferai endurer des tourments que même le Gardien ne saurait t’infliger. Alors à présent, réponds à ma question. Qui es-tu ? »

Reportant son attention sur la Mord-Sith, le prisonnier se montra enfin coopératif. Ouvrant la bouche, il se décida à parler. Néanmoins, les mots qu'il prononça ne firent nullement plaisir à la Mord-Sith. Elle lui avait demandé son nom, et il continuait de se montrer réticent à toute « coopération », lui disant que ses amis et alliés l’appelaient par son nom, mais que, pour elle, ce serait capitaine. Décidemment, soit cet homme était ignorant en matière de Mord-Sith et de torture, soit il était suicidaire.

Fermant les yeux, Alandrëa lâcha son prisonnier et se redressa lentement en soupirant. Ce dressage ne serait décidemment pas une partie de plaisir, il fallait l’admettre. Mais après tout, n’était-ce pas là tout l’intérêt du dressage parfait ? Avoir à brisé l’esprit de l’être le plus résistant au premier abord. Les Sœurs de l’Agiel allaient jalouser la perle rare sur laquelle Alandrëa venait de mettre la main. Mais qui sait, elle serait peut-être parfois d’humeur à partager avec ses Sœurs.

Quoique… ce guerrier était plutôt bien bâtis. Elle aurait peut-être d’autres projets à lui proposer pour les rares instants où le pauvre homme serait exempté de dressage. Après tout, la Mord-Sith avec beaucoup de « savoir-faire ». Elle trouverait bien quelque chose à faire de son temps libre pour se faire un peu plaisir après une dure journée de labeur.

Mais quoiqu’il en soit, pour le moment, elle devait apprendre à son prisonnier à la craindre. C’était de cette façon que les petits chiens reconnaissaient l'autorité de leur maître et se montrer obéissants. Tandis que son soupir de lassitude prenait fin, la Mord-Sith rouvrit les yeux et décocha à son prisonnier le plus puissant de ses revers de la main.

En temps normal, ce coup là avait tendance à rendre inconscient tous les prisonniers qu’elle dressait. Mais sa perle rare aurait la force de lutter contre l’inconscience, elle le sentait. Aussi donc s’était-elle permis de le frapper avec cette force. Il porterait les stigmates de ce coup pendant de longues et douloureuses semaines. C’était presque comme une marque d’appartenance.

Se baissant alors en faisant à nouveau craquer son cuir, Alandrëa agrippa avec force les cheveux de son prisonnier, à moitié dans les vaps. Tirant sans ménagement, elle l’obligea à se redresser et lui approcha l’Agiel à quelques centimètres du cou.

« Si ta langue ne se délit pas d’elle-même, une petite stimulation devrait lui faire du bien, tu ne crois pas ? »

La Mord-Sith s’apprêta à plaquer son Agiel contre la gorge du prisonnier mais une voix l’interrompit à nouveau dans son dos. Décidemment, ce guerrier D'Haran aussi était plus que suicidaire.

« Nous sommes prêts pour le départ, Maîtresse Dréa », dit le soldat d’une voix timide.

Il avait raison de se montrer timide. Si la Mord-Sith n’avait pas déjà un petit chien sur lequel se défouler, il n’aurait pas fallu longtemps pour que le soldat si « timide » ne devienne son jouet. Et le Seigneur Rahl n’aurait pas eu son mot à dire, elle s’en serait assurée.

Arrêtant son geste avant que l’Agiel ne touche la peau de son prisonnier, la Mord-Sith sourit à son petit chien et lui dit :

« On dirait qu’il te reste encore un semblant de chance, finalement. Tu remercieras cet incapable pour ce moment de grâce. Il ne sera plus là très longtemps pour te soulager de ce que tu seras bientôt amené à endurer. »

Avançant la tête, la Mord-Sith apposa ses lèvres contre celles de son prisonnier. Et sans aucun pincement au cœur, elle mordit profondément la lèvre inférieure de son petit chien, se délectant du goût du sang qui se répandait dans sa bouche.

Se reculant, la Mord-Sith se redressa et décocha un nouveau revers du droit. Pour quelle raison ? Aucune, si ce n’est le plaisir personnel qu’elle en ressentit. Puis s’adressant au soldat qui menaçait toujours le prisonnier, ainsi qu’à l’autre qui venait de revenir, elle leur dit :

« Préparez-le pour le départ. Je tiens à être revenue au Palais des Peuples avant la fin de la semaine. Il me tarde de commencer ce dressage. »

Faisant un clin d’œil appréciateur à son prisonnier, la Mord-Sith rengaina son Agiel aux attaches qu’elle avait le long de la cuisse. Puis se dirigeant vers sa monture, elle s’apprêta à l’enfourcher lorsque quelque chose lui retourna l’estomac.

Elle avait – de part son statut de Mord-Sith – le don de sentir la magie lorsque celle-ci se trouvait à proximité. De cette façon, elle pouvait faire en sorte de forcer son utilisateur à l’utiliser contre elle, ce qui – s’il ignorait ce qu’était une Mord-Sith – était généralement la dernière chose qu’il lui était donnée de faire de son vivant. Et en ce moment-même, bien qu’elle ne sentait clairement aucune magie, elle ressentait… quelque chose.

Levant les yeux au ciel, elle crut percevoir un miroitement étrange dans les arbres, loin au dessus de sa tête. Son instinct prenant le dessus, la Mord-Sith comprit qu’un grand danger approchait. Malheureusement, ce dernier fut sur ses hommes et elle avant qu’elle n’ait eu la moindre occasion de crier ses ordres…
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Ven 4 Déc - 21:03

Tiberias n'avait que faire de ce que lui disait la Mord-Sith alors qu'il tentait de scruter le ciel à travers le feuillage des arbres. Sans grand succès, il n'avait rien vu qui pouvait ressembler de près ou de loin, à la silhouette d'un dragon. Mais le Vert pouvait se trouver bien assez haut dans les nuages, pour passer inaperçu à la vue des humains. Ce qui était tout à fait normal, ils n'aimaient pas réellement qu'on les aperçoive trop rapidement. Surtout qu'il préparait une attaque surprise sur l'équipe d'Hara.

De toute façon, il avait fini par lui donner une réponse, qui ne semblait pas lui plaire. Le contraire aurait été étonnant, mais elle n'avait pas à savoir qui il était, mis à part son grade. Au moins, elle pouvait se rendre compte qu'elle n'avait peut-être pas à faire à n'importe qui, ce qui expliquait son entêtement à ne pas vouloir se plier à son pouvoir si facilement.

Un sourire en coin s'était posé quelques instants sur ses lèvres, tandis qu'il avait bien vu l'agacement de sa geôlière, quel plaisir de lui montrer qu'elle ne lui faisait pas peur. Enfin, façon de parler, tout guerrier vivait avec la peur, apprenant à la surmonter, à l'apprivoiser, car sans peur, on faisait des erreurs, grave, très grave même. Il craignait donc son ennemie, mais ne lui ferait jamais le plaisir de le lui montrer.

Le pauvre homme se prit à nouveau une baffe qui valait toutes les autres. Il se sentit partir on ne sait trop où, des étoiles dansaient devant ses yeux. Sa tête avait suivie avec violence le mouvement de main de la femme en rouge, et il avait fermé les yeux, comme pour s'aider à accuser le coup au mieux. Difficile, elle avait vraiment cogné fort et sa joue le brûlait. Secouant doucement la tête, il fit pourtant l'effort de revenir sur celle qui lui faisait face.

La prénommée Drëa l'aida d'ailleurs à reprendre ses esprits, en lui tirant les cheveux avec force, lui faisant à nouveau comprendre qu'elle avait les moyens de lui délier la langue. Il fit une moue de douleur alors que sa tête partait en arrière et ses yeux virent bien rapidement l'arme de la Mord-Sith s'approcher un peu trop près de son cou. Il tenta alors de reculer, sans y arriver, sa peau à nue de ce bâton maléfique.


- Vous risquez,surtout, d'avoir des problèmes à me faire dire quoi que ce soit, si je ne peux même plus ouvrir la bouche...

Et oui, il trouvait toujours le moyen de lui répondre, mais assurément pas de la façon dont elle le désirait. C'était vraiment trop lui demander. Un des hommes de la Mord-Sith le sorti alors des problèmes, en la coupant dans ce qu'elle allait faire. Tant mieux, il le bénit silencieusement. Il lui en devait une pour la peine. Après tout, il l'avait sauvé de la morsure de l'Agiel pour cette fois.

Tout en voyant bien combien cela énervait sa patronne. Encore un qui risquait de passer un mauvais quart d'heure quand ils seraient rentrés chez eux. S'ils rentraient. Ce qui était encore une autre histoire. Et vu ce qu'y allait leur tomber dessus, Daltaïr se permettait quand même d'en douter un peu.

A nouveau, il se serrait fait un plaisir de lui répondre quelque chose d'acide, mais voilà qu'elle s'approchait bien trop près de son visage, il recula la tête pour tenter de l'éviter, sans succès, ses lèvres touchèrent les siennes et il frissonna de dégout. Bien rapidement, une douleur à la lèvre se fit sentir et il grogna de mécontentement, tout en retirant d'un coup sec ses lèvres des siennes. Rahh! La ***** il avait déjà la lèvre fendue, voilà qu'elle en rajoutait une couche.

Il lui cracha son sang au visage. Non mais! Que croyait-elle? Et bam, encore un autre coup dans la tronche. Il souffla rudement, tout en la fusillant du regard, alors que le garde lui chopait les bras pour le faire se relever. Il se débattit, l'empêchant de faire correctement son boulot. Le clin d'oeil manqua de le faire vomir et il y répondit par une moue de dégout. Il lui montrait tout son mépris.

Alors que son gardien allait l'accrocher à une scelle, une boule de feu vint s'écraser près du groupe. Les chevaux, en un éclair, se cabrèrent tous comme un seul homme, faisant chuter le cavalier qui s'était déjà remis en scelle, avant de partir au triple galop, loin de la menace qui était tout près, emmenant de ce fait, les deux guerriers de Ruad, les traînant derrière eux, mais Tiberias ne doutait pas que ses hommes s'en sortiraient.

L'homme joua alors au surpris, prenant la même tête que les autres qui étaient encore là. Après tout, un truc pareil n'annonçait qu'une chose... des ennuis, de GROS ennuis! Qui se montrèrent enfin d'ailleurs.

Un dragon vert se posa avec fracas devant eux, poussant un rugissement de colère. Si le guerrier souriait intérieurement, en voyant l'effet que cela provoquait chez ses ennemis, il tenta de ne rien en montrer et son air surpris devint rapidement de la terreur. Car si on pouvait faire le malin face à des humains, face à ce genre de créature, c'était bien plus difficile et réellement suicidaire.


- J'crois qu'vous l'avez mis en colère, fit-il sur le ton de la "plaisanterie". Le tout était de voir ce qu'allait faire cette fine équipe face à un dragon des plus énervé.
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Mer 9 Déc - 20:38

S’il existait un seul adjectif suffisamment éloquent pour décrire le guerrier qui osait tenir tête à la Mord-Sith avec tant d’ardeur, nulle doute que ce serait : téméraire. Néanmoins, la Mord-Sith avait de nombreux synonymes qui lui venaient à l’esprit d’eux-mêmes : suicidaire, attardé, masochiste, et j’en passe. La preuve ? Quiconque sait de quoi une Mord-Sith est capable tremblerait rien qu’à l’idée de savoir de quoi elle pourrait être capable. Mais de là à se moquer ouvertement d’elle et à lui cracher au visage… On avait dépassé – et de loin – le stade du malade mental suicidaire…

Décidemment, les gens pouvaient traiter les Mord-Sith de folles furies sans cœur, Alandrëa tenait la preuve qu’il y avait décidemment plus fou que ses Sœurs de l’Agiel et elle en ce bas monde. Néanmoins, la Mord-Sith – même si elle ne le montrait que très rarement – avait eu la chance d’obtenir un don très recherché : celui de la patience. Aussi, voir son futur petit chien se montrer si réfractaire à toute forme d’éducation ne faisait que donner plus de plaisir à la Mord-Sith. Autant elle se lassait vite des prisonniers peu coopératifs – surtout que généralement, c’étaient les plus faibles et qu’ils mourraient trop vite à son goût.

Néanmoins, un homme qui lui résistait, quoi de plus intéressant comme petit chien pour une Mord-Sith en manque d’éducation, hein ? En plus, qu’il ose se montrer aussi téméraire face à elle témoignait d’une véritable force d’âme et d’une endurance probablement à tout épreuve. Il ne faisait aucun doute que la Mord-Sith prendrait un plaisir fou à le dresser ce petit chien là. Mais pour le moment… elle avait d’autres priorités. Le Seigneur Rahl attendait son trésor avec impatience.

Remettant à plus tard le dressage, Alandrëa avait ordonné à ses hommes d’attacher le prisonnier avec les autres. Ils avaient encore une longue route à faire pour rejoindre le Palais du Peuple, en D’Hara. Et s’ils voulaient y être dans les plus brefs délais, il fallait lever le camp dès maintenant. Avec de la chance, ils pourraient y être dans moins de cinq jours. Alandrëa l’espérait. Plus vite elle atteignait le Palais du Peuple, plus vite elle se débarrassait des responsabilités que lui avait données le Seigneur Rahl et plus vite elle pouvait s’attaquer à son dressage.

*Bientôt… Bientôt…*, pensa la Mord-Sith en faisant preuve de patience et en se retenant de frapper plus que nécessaire son petit chien.

Après tout, si elle le blessait trop gravement, il les ralentirait sur leur route. Et s’il les ralentissait, cela repoussait à plus loin le moment du dressage. Or, la Mord-Sith ne voulait ça pour rien au monde. Aussi s'était-elle retenue de frapper son futur esclave lorsque ce dernier lui avait craché au visage.

A la place, elle se dirigea vers sa monture, après l’avoir sifflée. S’assurant que la selle et ses attaches étaient toujours bien serrées, la Mord-Sith s’apprêta à enfourcher son destrier lorsqu’un mauvais pressentiment s’empara d’elle. Elle ignorait de quoi il s’agissait, mais son passé de Mord-Sith lui avait appris à se fier à son instinct. Ainsi donc, si elle sentait le danger, c’est que ce dernier était présent. Dissimulé certes, mais bel et bien présent.

C’est alors qu’une boule de feu gigantesque tomba du ciel et s’abattit dans la clairière avec violence. Le sol trembla et des gerbes de terre brûlée volèrent dans toutes les directions. La chaleur fut telle que l’herbe haute entourant le lieu de l’explosion s’enflammèrent d’un coup. La température grimpa en flèche et les cheveux commencèrent à prendre peur.

S’éloignant de sa monture qui commençait à paniquer et à ruer, Alandrëa découvrit le désastre et ordonna à ses gardes de ne pas céder à la panique. Elle-même craignait la magie – même si elle avait le pouvoir de retourner toute magie contre son utilisateur –, néanmoins, elle se contrôla et fit preuve de sang-froid face à la situation. Ce ne fut hélas pas le cas pour ses deux gardes du corps.

Ces derniers lançaient des regards apeurés dans toutes les directions, à la recherche de ceux à l’origine de l’attaque. Hélas, en bons soldats d’haran, ces derniers craignaient autant la magie que la Mord-Sith – voire plus qu’elle-même étant donné qu’eux n’avaient aucun moyen de retourner la magie de leur agresseur. Quoiqu’il en soit, un ordre bien placé de la Mord-Sith les réduisit au silence, tandis que son Agiel sautait dans sa main, prêt à mordre l'assaillant. Cette boule de feu était magique, c’était certain. Si un sorcier s’attaquait à eux, elle était prête à le recevoir.

Hélas, la chose qui fit son entrée dans la clairière était loin d’être un sorcier. Très loin même…

Il s’agissait en effet d’une espèce de lézard géant, sa peau écailleuse d’un vert profond brillant avec force sous les rayons du soleil de cette fin d’après-midi. Sa taille et ses imposantes griffes firent frissonner les deux soldats d’harans. La Mord-Sith, quant à elle, ne broncha pas d’un poil. Elle tremblait intérieurement, mais rien dans son attitude ne trahissait son appréhension et son envie de prendre ses jambes à son cou.

Elle avait à faire à un dragon, elle en était persuadée. Par chance, la couleur de ses écailles était verte et non rouge. En soit, cela était un bon signe – les dragons rouges étant réputés pour être l’espèce la plus vile et la plus dangereuse qui soit. Néanmoins – chance ou pas –, la Mord-Sith ,'était pas décidée à affronter une créature de la sorte. Elle était une Mord-Sith, pas une magicienne. Affronter ce genre de créature était la responsabilité du Seigneur Rahl. Elle, elle est l’acier qui affronte l’acier. La magie n’est pas de son ressort – hormis quand il s’agissait de la retourner contre son utilisateur lorsque ce dernier s’attaquait à elle.

Aussi, elle estima venu le temps de fuir. Loin d’elle l’envie de mourir, bien entendu. Mais le Seigneur Rahl était puissant. Nulle doute qu’il descendrait en personne dans le Royaume des Morts pour faire payer à la Mord-Sith l’échec de sa mission. Par chance pour elle, si les deux autres montures avaient fui – emportant avec elles les guerriers du mystérieux téméraire –, la monture de la Mord-Sith n’avait pas fui, elle.

Le trésor du Seigneur Rahl n’était donc pas encore perdu. Et si la Mord-Sith tenait à la paix de son âme, elle avait tout intérêt à s’assurer que le trésor reste bel et bien en sécurité. Aussi se mit-elle à crier à ses hommes :

« Fuyez ! »

Trop froussards sur le coup pour contredire la Mord-Sith, les deux soldats d’harans s’exécutèrent, disparaissant rapidement dans la nature. Auraient-ils la vie sauve ou non, la Mord-Sith l’ignorait. Et c’était franchement le cadet de ses soucis. Le dragon poussa alors un nouveau rugissement de colère, qui fit trembler tous les arbres de la clairière. La chaleur devenait difficilement supportable et la Mord-Sith sentait son cuir rouge commençait à lui coller à la peau.

Entendant la pique de son petit chien, la Mord-Sith le fusilla du regard. L’avoir mis en colère ? Et puis quoi d’autre encore ? La Mord-Sith n’avait eu aucun contact avec cette créature. Comment aurait-elle pu la mettre en colère ? Sa patience s’envolant en fumée, la Mord-Sith lança un regard des plus mauvais à son prisonnier lorsqu’elle remarqua que ce dernier se tenait dans la direction opposée à celle qu’elle devait prendre pour rejoindre sa monture.

La créature dragonesque ne semblait pas décidée à attaquer pour le moment. Hélas, si elle devait profiter de cet interlude, la Mord-Sith devait sauver le trésor. Son petit chien passait au second plan. Aussi lâcha-t-elle d’une voix venimeuse :

« Nous nous reverrons. Très bientôt. »

Puis, sans rien ajouter d’autre, la Mord-Sith courut et sauta sur le dos de son destrier d’un même mouvement. Comme elle l’avait prévu, la créature tenta alors de son prendre à elle. Mais par chance, maintenant qu’elle était sur son cheval, elle aurait une chance de s’en tirer – chance qu’elle n’aurait pas eu si elle avait du s’embêter à emmener le prisonnier avec elle.

Talonnant le destrier noir, la Mord-Sith s’élança à vive allure à travers un mur de flamme, disparaissant de la clairière avant d’être attrapée par la créature démoniaque qui avait surgit du ciel. Certes, elle avait perdu son prisonnier, mais au moins elle était en vie. C’était le principal. Et puis, comme elle l’avait promis, elle comptait bien revoir ce guerrier téméraire qui lui avait donné tant de fil à retordre.


HJ : On se reverra :p Très bientôt !
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MessageSujet: Re: Rencontre sur les terres de Kelton | ¤ R. ¤   Jeu 24 Déc - 11:33

[HRP: Wouarf, excuse pour le temps de réponse, mais cette fois-ci c'est bon, le chapitre est clos! ^^ J’en doute pas, qu’on se reverra. :p]

Pourquoi lui lançait-elle se regard noir? N'était-elle pas d'accord avec lui, sur le fait qu'elle avait pu mettre en colère la créature aux écailles? Pourtant, il ne lui mentait pas, elle avait réellement mis Athkore en colère. Bon bien sûr, rien ne pouvait lui montrer le lien qui unissait l'homme et la bête, mais c'était bien de cela que Daltaïr s'amusait!

La venue du dragon était une bénédiction pour le guerrier et bien qu'il commençait à faire très chaud dans le coin, vu que tout brûlait gaiment, il préférait cela à ce qui l'avait attendu, si la Mord-Sith avait pu l'embarquer avec elle jusque chez Rahl. Il l'avait vu dans ses yeux, qu'il aurait regretté tout ce qu'il lui avait fait subir comme manque de respect. Enfin, comme tout être humain normal, même elle, ne semblait pas faire la fière face à la créature qui était, elle, en colère.

Pour sur, son pote vert n'avait assurément pas aimé les sensations qu'avaient provoquées l'Agiel et il le faisait bien comprendre, à sa façon, sans que ces pauvres hommes d'Haran ne comprennent réellement l'origine d'une telle furie, venant de la bestiole. Dragon vert, certes peut-être moins dangereux qu'un rouge, mais dans un état pareil, on ne pouvait plus réellement faire la différence. Ils avaient cherchés les ennuis, ils venaient de les trouver.

Tiberias eut un léger sourire de victoire en entendant la Mord-Sith sonner la retraite. Victoire! Facilement acquise, on pouvait le dire, mais quand on avait un allié comme celui-ci, la défaite ne pouvait être que très rare. Pourtant, il était rare aussi qu'il se mêle des affaires de l'humain avec une telle rapidité. Le dragon avait du réellement être inquiet cette fois-ci. Il avait bien rapidement vu le dilemme que traversait son ennemie, alors qu'elle semblait être en proie à devoir faire un choix ennuyeux... sauver sa vie ou tenter de le garder entre ses filets pour le ramener avec elle. Au final, elle décida de filer sans plus attendre, le laissant donc libre de ses mouvements.


- J'y compte bien! Lâcha-t-il assez fort pour que la jeune femme l'entende. Oh oui, ils se reverraient, car si Alandréa continuerait à le vouloir comme gentil petit esclave, lui n'oublierait pas la façon dont elle l'avait traité et il serait sans pitié à leur prochaine rencontre. Une folle pareille ne devait pas rester libre de ses mouvements trop longtemps! Et un frisson glacial lui traversa l'échine tandis qu'il imaginait le calvaire qu'avait pu vivre ses autres victimes.

Le cheval parti au galop et à croire que le dragon eut la même pensée puise que ses mâchoires se referment dans le vide, à quelques centimètres de la fuyeuse. Dommage, le casse-croute aurait été délicieux! Sifflant son propre cheval, il jeta un oeil à son sauver, qui s'était calmé après avoir perdu de vue la Mord-Sith et qui l'observait lui aussi. Une griffe s'approcha bien rapidement des liens qui emprisonnaient encore l'humain et en un rien de temps, ils furent briser comme l'on casse du bois sec.

Se frottant les poignets, l'homme de Ruad remercia son "ami" et monta en scelle avec une certaine difficulté. Les coups qu'il avait prit se faisaient sentir et il sentait que ça n'allait pas être de la tarte pour les prochains jours. Elle n'y était pas allée de main morte, ce que ne manqua pas de faire remarquer le dragon. Il n'avait pas tord et après l'avoir remercié chaleureusement, tout en sachant pertinemment qu'il lui en devait une et que donc, il en profiterait le moment venu, il partit lui aussi au triple galop, dans le sens opposé à ses ennemis, bien entendu. Il se devait de retrouver ses hommes au plus vite, de plus, ce n'était pas le moment de se lancer dans une grande discussion avec la créature, l'endroit n'était pas sur et le feu risquait bien d'ameuter du monde, autant être loin quand ils arriveraient.

L'équipe était donc sain et sauf et c'était bien ça le principal, pour l'instant. Mais notre guerrier n'oublierait pas de sitôt sa rencontre avec la Mord-Sith. Il serait prêt pour le prochain round, assurément.

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